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Quand l’UE nous fait tourner le lait

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18 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Une semaine après que 400 responsables de toute l’Europe se soient retrouvés pour lancer la « grève européenne du lait », le mouvement continue à prendre de l’ampleur. Les producteurs sont en colère.

D’après l’Association des Producteurs de Lait Indépendant (APLI), 40 000 producteurs laitiers participent aux actions contre la chute des prix du lait et pour le retour d’une régulation du marché laitier au niveau européen digne de la politique agricole commune (PAC). Les français ont été au fur et à mesure rejoints par leurs confrères européens représentant les principaux pays producteurs de l’UE : l’Allemagne, la Belgique, les Pays-bas, l’Italie, le Luxembourg, Espagne et la Suisse.

Bien que les producteurs continuent à traire leurs vaches, « en France, 45% du lait n’est plus livré aux laiteries », affirme Pascal Cousté, membre du bureau de l’APLI. Plusieurs opérations spectaculaires, en particulier des distributions gratuites de lait et des déversements collectifs ont été organisés pour sensibiliser l’opinion publique.

Aujourd´hui, les producteurs demandent à l’UE d’annuler sa décision purement idéologique de mettre fin au système des quotas de production d’ici 2014. Avec ses défauts, ce système permettait aux producteurs, grâce à une visibilité des prix de vente, de se projeter dans l’avenir. Depuis la décision de l’UE, le prix d’une tonne de lait (1000 litres) a chuté de 30 à 50%. En janvier 2008, une tonne se vendait 378 euros. En janvier 2009, elle ne valait plus que 325 euros et seulement 205 euros en mars. Aujourd’hui, elle vaut environ 265 euros, à un moment où personne ne conteste que le prix de revient est au minimum de 310 euros la tonne ! Cette baisse spectaculaire des prix se traduit presque mécaniquement en une baisse tout aussi spectaculaire des revenus des producteurs et signifie, surtout pour ceux qui ont investi dans des capacités de production supplémentaires, le chemin de la banqueroute.

La fin d’une politique de stocks de la part de l’UE soulève une autre problématique. Le président de la Fédération Européenne des Banques Alimentaires, Jean-Marie Delmelle, note dans La Revue Politique et Parlementaire, que « l’UE met à disposition des tonnages importants de denrées alimentaires excédentaires telles que le lait, pâtes, farines, riz, sucre, etc. En 2009, les surplus étant quasi inexistants, l’UE achète des vivres pour les redistribuer via les Etats… »

Tout en prétendant que la grève n’affecte pas leur production, les industriels font venir en secret des camions citernes et, selon certaines sources, des bateaux, remplis de lait en provenance d’Europe de l’est, pour démoraliser et casser la grève.

Sans la perspective d’une réorganisation du système financier et de l’économie, la grève semble désespérée. En France, selon diverses sources, plusieurs agriculteurs se sont suicidés la semaine dernière, et les producteurs sont poussées par des agents provocateurs à radicaliser leurs actions en s’attaquant aux non grévistes, aux crémeries, aux centres de distribution et aux hypermarchés. « Le désespoir pousse de plus en plus de producteurs à joindre le mouvement », affirme le directeur de l’European Milk Board (EMB), Romuald Schaber, dont l’organisation représente à peu près un tiers des producteurs laitiers européens.
Déjà, lors de l’ouverture de la foire agricole SPACE à Rennes, le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire et le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer ont du affronter plusieurs centaines d’agriculteurs en colère.

Selon le quotidien Ouest France, la « révolution du lait » refuse le joug d’une contractualisation en gestation, peaufinée par les coopératives laitières dans le huis clos du ministère de l’Agriculture. « Nous serons pieds et poings liés avec les industriels, nous perdrons notre indépendance », dénonce un
producteur. Un autre lança courageusement au ministre : « on ne veut pas d’argent, on veut une politique ! »

Solidarité et Progrès estime depuis longtemps que la question agro-alimentaire est un enjeu trop important pour le laisser aux marchés spéculatifs. C’est dans ce sens que nous approuvons le combat courageux des producteurs, tout en le resituant dans une perspective gagnante, celle d’une mise en faillite organisée de tout le système financier international comme l’ont proposé Jacques Cheminade en France et Lyndon LaRouche aux Etats-Unis. L’agriculture n’est pas un simple « secteur » de l’économie ou une variable d’ajustement, c’est, avec l’industrie et l’infrastructure, le fondement d’une politique humaine qui entreprend de répondre à la question « de quoi vivront-ils dans 50 ans ? »

Vidéo : l’agriculture avec les yeux du futur

Article : Jacques Cheminade : vivre au pays avec une PAC pour alimenter le monde


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