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Qui vous fait la réforme bancaire (à l’envers)

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La réforme bancaire ne changera pas la règle du jeu ? La France s’enfonce dans une crise politique et économique avec son lot de ravages sociaux, et l’on pardonne à ceux qui ont fauté ? Les conflits d’intérêts entre financiers et services aux particuliers et aux entreprises perdureront ? Les actionnaires et clients devront payer si une banque française s’effondre, et ce pour mettre à l’abri les réseaux financiers ?

Ce n’est pas par manque de pot si ceux qui disaient « combattre le monde de la finance » abdiquent aujourd’hui : cet « échec » politique a un visage. Celui de ceux qui au Parlement ont la charge de la réforme bancaire. À la vue de leur histoire politique et professionnelle, il s’agit même d’un sabotage rondement mené !

À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

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Karine Berger,
la jeune crack

Rapporteure du projet de loi [1] – Socialiste, Hautes-Alpes

Jeune élue depuis 2012, Karine Berger est du milieu. Après huit années à être passée du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie à l’INSEE, elle devient directrice des études économiques et membre du comité de direction d’Euler Hermes (2008-2011) puis directrice de l’analyse prospective et du pilotage de la performance au sein du groupe Canal + (juillet 2011-juin 2012).

Le groupe Euler Hermes est l’un des leaders mondiaux dans l’assurance-crédit et le recouvrement. Sa mission : assurer contre le risque d’insolvabilité des clients d’entreprises et prendre en charge l’ensemble des démarches amiables ou judiciaires nécessaires au recouvrement des factures impayées.

En 2011, elle écrit avec Valérie Rabault (députée du Tarn-et-Garonne), amie de toujours, Les Trentes Glorieuses sont devant nous.

Valérie Rabault, elle, a commencé inspectrice en 1998, puis chef de mission d’inspection de la Société générale en 2001. Ensuite, en 2003, elle entre à BNP Paribas Londres, au sein du département « consolidation des risques de marché pour les dérivés actions et matières premières » puis, en 2008, elle devient responsable de l’activité de « Dérivés actions et matières premières » de l’équipe Trading Risk Strategy de BNP Paribas.

Comment mieux se préparer à reconstruire après la crise de 2008 ?

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Gilles Carrez,
l’homme moderne

Président de la commission des Finances – UMP, Val de Marne

Gilles Carrez, député depuis 1993, a vécu l’avant et l’après crise. Mais lui n’est pas un professionnel, plutôt un passionné.

Ainsi, en novembre 2007, il est l’auteur d’un amendement pour supprimer l’impôt sur les opérations de bourses (taxe de 0,15 à 0,3 % sur toute opération d’achat et de vente en bourse depuis 1893). Ses raisons ? «  La finance est une industrie en croissance rapide et à forte valeur ajoutée, totalement stratégique dans une économie moderne et à fort effet d’entraînement sur le reste de l’économie [sic] . (…) Un signal particulièrement fort des pouvoirs publics permettrait de donner une réalité à cette nouvelle ambition. Ainsi, il est proposé de supprimer l’impôt de bourse qui (...) joue un rôle majeur dans le sous-dimensionnement des activités de marché localisées en France .  »

Ajoutez à cette « économie moderne » une passion pour le sérieux budgétaire :

Le 23 octobre 2007, lors des discussions sur le budget de 2008 : « [ Ce projet de budget] traduit également la volonté de redresser les comptes publics, grâce à la mise en œuvre des règles de bonne conduite budgétaire qui ont fait leurs preuves ces dernières années et permis une diminution sans précédent du déficit de l’État  »

Puis le 27 mars 2008, débattant de la situation économique, sociale et financière de la France : « N’oublions pas que la crise économique et financière actuelle est partie du marché immobilier des États-Unis et du problème des subprimes. (…) et nous pouvons dire aujourd’hui que c’est en France que le marché immobilier, source de la crise financière mondiale, se porte le mieux. Saluons donc de nouveau la clairvoyance du Gouvernement.  »

Bingo ! Octobre 2008, l’État français doit mobiliser 360 milliards d’euros (dont 320 milliards sous forme de garanties), auxquels s’ajoutent 53 milliards pour Dexia, soit plus de 410 milliards d’euros au total. Clairvoyance et sérieux budgétaire ! Certainement ce qui lui vaut d’être président de la commission depuis juin 2012.

AU SÉNAT

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Philippe Marini,
l’homme à tout faire

Président de la commission des Finances – UMP, Oise

Les Echos du 25 Mars 2009 ont déjà fait le profil de ce sénateur (élu depuis 1992) : «  Le sénateur-maire de Compiègne est depuis 2008 administrateur de la Compagnie Financière Privée (sièges pour salles de spectacles) ; depuis 2000, membre du conseil de surveillance de Gimar Finance & Cie (conseil en fusions et acquisitions) et président du comité permanent du centre Euroarbitrage (association d’arbitrage sur les marchés financiers) ; depuis 1999, avocat au barreau de Paris (arbitrage de procédures) ; depuis 1997, administrateur de CIPM International (viticulture, transport aérien) ; et depuis 1991, gérant de la société Aigle (tourisme et location de meublés outre-mer).

« Par le passé, Philippe Marini a notamment été de 2002 à 2008 membre de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts [qui détient 15% de Gimar], de 1996 à 2007 administrateur de Didot-Bottin (casinos), de 1996 à 1998 membre du conseil consultatif d’Arthur Andersen (audit, conseil), de 1995 à 1997 vice-président du conseil de surveillance de Kleinwort Benson Gimar & Cie (banque d’affaires) et de 1989 à 1994 conseiller puis membre du directoire d’ Arjil (banque). »

Sans commentaire. Ah si, un : on retrouve encore M. Marini à la présidence de l’association du canal Seine-Nord Europe, promis à un avenir de partenariat public-privé... si cet important projet a un avenir.

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Richard Yung,
le sage

Rapporteur du projet de loi [1] – Socialiste, sénateur des Français de l’étranger

Élu depuis 2004, M. Yung, lui, est homme d’enseignement. La crise se déchaîne et les scandales éclatent. Alors, en août 2012, il écrit Libor : il est temps de réguler sérieusement les banques et y conclu : « Pourquoi cette situation autistique en France ? Il est urgent d’établir les faits et de prendre les mesures de réforme nécessaires. (...) il est nécessaire de revenir à un système bancaire sain, chargé de collecter l’épargne et de la transformer en financements aux entreprises en laissant les activités spéculatives à ceux qui sont prêts à en assumer le risque sur leurs fonds propres.  »

Le principe réel du Glass-Steagall Act en somme. Mais... le 20 mars 2013, lors du débat au Sénat sur la réforme bancaire, Richard Yung déclare : «  Finance’ et ’utile’ : la réunion de ces deux mots résonne comme un oxymore. Ces dernières années, nous avions presque oublié que la finance était non seulement utile, mais indispensable à notre économie. Elle est utile à nos ménages. Elle est utile à nos entreprises. Elle est utile à nos collectivités locales. Enfin, et ce n’est pas la moindre de ses vertus, elle est utile à notre État. »

M. Yung précisa : « Je voudrais, à ce stade de mon propos (...) citer un proverbe bouddhiste : ’C’est réunis que les charbons brûlent ; c’est en se séparant qu’ils s’éteignent.’ Ces paroles du Bouddha, expression de la sagesse, me semblent s’appliquer à merveille à notre loi de séparation des activités bancaires.  »

Ceux qui ont combattu pour la séparation stricte

Des amendements ont été introduits, et parfois véritablement défendus, pour que la séparation soit une réelle mise à l’écart de la spéculation. En voici les auteurs.
À l’Assemblée nationale Au Sénat
 ? Les 18 écologistes, menés par Mme Eva Sas et M. Eric Alauzet ;
 ? Trois chevènementistes, rattachés au groupe socialiste : M. Jean-Luc Laurent, Mme Marie-Françoise Bechtel et M. Christian Hutin ;
 ? Un socialiste, M. Jean Launay.
 ? La majeure partie du groupe Rassemblement démocratique et social européen : MM. Pierre-Yves Collombat, Jacques Mézard, Jean-Michel Baylet, Christian Bourquin, Jean-Pierre Chevènement, Yvon Collin, François Fortassin, Robert Hue, Mme Françoise Laborde, MM. Stéphane Mazars, Jean-Pierre Plancade, Jean-Claude Requier, Robert Tropeano et Raymond Vall ;
 ? Les 12 écologistes menés par Jean-Vincent Placé et Jean Desessard.
Tout ceux qui ne sont pas cités ici (une pensée au Front de Gauche) n’ont ainsi pas fait un seul pas combattif pour que ce changement primordial de règle du jeu ait lieu.

Solidarité & Progrès présente sa proposition de loi !
http://www.solidariteetprogres.org/mobilisation-glass-steagall.html


[1Le rapporteur d’un projet de loi a la responsabilité du rapport devant servir de base au jugement des parlementaires pour ensuite modifier et voter le texte. Il a pour ce faire l’initiative sur les auditions et les études documentaires. Le président de la commission, quant à lui, est le garant du bon déroulement de ces travaux.

Voir les 5 commentaires

  • gdfontaines • 16/05/2013 - 13:55

    Etonnant aussi de voir que sous Sarkosy, le PC a été capable de demander le Glass-Steagall de Roosevelt mais pas sous Hollande... et donc encore moins de le défendre ! Triste réalité qui aboutira à l’ANI ?
    http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=d44825420100930_23&idtable=d44825420100930_23&_c=glass+steagall&rch=ds&de=20100630&au=20110630&dp=1+an&radio=dp&aff=33131&tri=p&off=0&afd=ppr&afd=ppl&afd=pjl&afd=cvn&rx=true

    Répondre à ce message

  • petite souris • 14/05/2013 - 20:14

    Sont pas fous !
    Ne vont pas tuer ce qui les nourrit si grassement ........
    Le député Carrez , le sénateur Marini sont en place depuis 20 ans ! la moitié d’une vie professionnelle, ils ne sont plus les représentants du peuple, encore moins au service de la France, ils sont devenus des lobbyistes pour garder leur siège.
    Ce que ces personnes ont fait est indigne de la fonction qu’ils ont de leur devoir vis à vis de leurs électeurs.....en agissant pour les banques, ils ont travaillé payés par nos impôts contre leur pays !!!
    Les qualificatifs qui devraient être utilisés à leur encontre sont absolument à l’opposé de ce que la simple politesse exige ............

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  • Flamby • 14/05/2013 - 16:09

    Bonjour,
    Je croyais que les députés et sénateurs communistes s’étaient battus contre le projet, peut-on en savoir un peu plus sur leur mobilisation ? Je suis vraiment étonné et déçu s’ils n’avaient rien fait...
    Merci.

    • Rémi • 14/05/2013 - 16:40

      Ils se sont battu contre la finance, ont fait de multiples amendements posant les problèmes de la finance haute-fréquence, la spéculation sur l’alimentaire, les paradis fiscaux, etc. Mais ils n’ont pas tenu à faire de la séparation stricte le minimum acceptable. Ils se sont battu mais en déposant les armes... Pour pointer du doigts les problèmes certes, mais pas de pied de biche pour écarter la finance une bonne foi pour toute.
      C’est pour ça qu’ils se sont au mieux abstenu lors des votes à l’Assemblée et au Sénat. Aucun à voter contre. Le député Nicolas Sansu a même expliqué au nom du Front de Gauche que "nul ne fait de procès d’intention quant à la volonté du Gouvernement de mieux contrôler ce risque." (de la finance)
      L’autre chose qu’ils auraient dû faire et qu’ils n’ont pas fait, comme toutes les autres formations politiques, c’est d’inviter les autres défenseurs de la séparation stricte dans le monde (États-Unis, Islande, etc.) ici en France. Mais bon.. ce serait une condamnation à tout les moscovici expliquant que la France est à la pointe avec ce projet.. mais chut "pas de procès d’intentions"...
      À vous

    • Flamby • 14/05/2013 - 17:36

      C’était pourtant pour le PCF une bonne occasion d’endosser un rôle majeur dans la lutte contre la finance folle, c’est dommage d’être passé à côté.
      Flamby

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