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Raffarin appelle la France à s’associer à la Nouvelle Route de la soie

La rédaction
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Jean-Pierre Raffarin lors d’une rencontre avec le Président chinois Xi Jinping
Crédit : news.cn

Alors qu’on peut critiquer la politique étrangère française sur bien des points, il faut admettre que nos relations avec la Chine, un pays qui sollicité régulièrement les pays européens à s’associer au grand projet de Nouvelle route de la soie, sont au beau fixe.

En France, c’est l’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin qui s’est imposé comme « le » coordinateur principal des relations franco-chinoises. Alors que le China bashing est très à la mode, Raffarin, de retour d’un voyage en Chine, présente sur son blog, l’énorme potentiel des relations entre nos deux pays.

Chine, son président, l’Asie et les PME

Après une semaine d’immersion complète en Chine, j’ai noté plusieurs inflexions significatives dans mon observation régulière de ce pays. J’ai rencontré, à nouveau le Président Xi Jinping, le Vice Premier ministre Ma Kai, le conseiller d’Etat, ancien Ministre des affaires étrangères Yang Jiechi. J’ai aussi pu échanger avec des anciens Ministres, plusieurs ambassadeurs, des dirigeants régionaux et des grands patrons chinois. J’ai aussi pu parler à des « gens du peuple »… J’ai participé à une trentaine de manifestations pour lesquelles la Fondation pour la Prospective et l’innovation (FPI) que j’ai l’honneur de présider était initiatrice ou partenaire.

La Chine s’enracine en Asie

1. Le premier point qui frappe le visiteur, c’est le fort accent mis sur la priorité asiatique. Il faut dire que l’organisation prochaine à Pékin du sommet de l’APEC, puis celui du G20 à Brisbane, en Australie, et l’édition 2015 du Boao Forum pour l’Asie qui, fin mars, seront centrées sur l’économie asiatique et son intégration. Tout cela concentre les feux sur le glissement à l’est du Monde. Visiblement, les Chinois comptent aussi sur des rencontres bilatérales à l’occasion de ces événements pour valoriser cette stratégie asiatique. Sur ce sujet, un message venu d’Europe retient l’attention de nos interlocuteurs, même s’ils sont discrets sur les actuels tensions internes en Asie : « En Europe, le développement des échanges a fini par imposer la Paix ! ». L’ancien Premier ministre du Japon M. Fukuda entend le message. La priorité du développement de l’économie asiatique est clairement affichée. Ce peut être une façon de travailler pour la paix. La Chine pense toujours le Monde, mais elle s’enracine en Asie.

La France en bonne place

2. Restons a notre place, l’Europe est plus une inquiétude économique qu’une obsession politique chez nos amis chinois. La France reste cependant en bonne place et le Président Xi Jinping se félicite d’avoir construit une relation solide avec François Hollande grâce, notamment, à « une vision commune du monde multipolaire ».

Xi Jinping décrit simplement ses principes diplomatiques :

  • pas de conflit ni de confrontation,
  • respect mutuel de l’indépendance nationale de chacun,
  • coopération équilibrée et renforcée avec les grands Pays. (Il faut selon moi être « curieux » sur ce concept de « grand Pays »).

Le dialogue Franco-chinois doit rester global, c’est sa force. La période est incontestablement bonne. Laurent Fabius est assidu dans ses visites et ses contacts. Nos grandes entreprises sont performantes. Nos acteurs culturels aussi.

Succès des 1000 PME Chengdu au Sichuan

3. La France n’a pas a rougir de sa présence en Chine. Le grand succès du « Forum 1000 PME » à Chengdu (une idée lancée il y a 4 ans avec Li Keqiang) a impressionné tout le monde – Xi Jinping a marqué explicitement son intérêt – d’autant que l’événement a été nationalement télévisé. 500 entrepreneurs français ,5000 rendez-vous, plus de 200 accords signés, 5 présidents de régions présents, un jeune Ministre, Mathias Fekl bien dans le coup, des parlementaires, des équipes et structures compétentes, UbiFrance, Futurallia, Mofcom, Banque de Chine, CCI… Une maison régionale inaugurée pour promouvoir les produits du Sud-Ouest français… Les Allemands auraient fait cela, notre admiration serait sans limite !

Notre potentiel de développement reste très fort , notamment en matière de santé, d’énergie, de développement durable, de transports, de tourisme, de services… Restons vigilants, la règle c’est « Oui aux opportunités non aux chasses gardées ». Gardons bien à l’esprit que « la Chine aimera ceux qui l’aimeront ! ». C’est vrai dans chaque Province.

Parallèlement à cette initiative inscrite dans le programme officiel des manifestations du 50ème anniversaire de la géniale vision de De Gaulle en 1963 de multiples autres activités menées simultanément animaient la coopération franco-chinoise durant cette semaine : Programme Young leaders qui permet à nos jeunes élites de participer à des réseaux stables de forte influence, promotion des formations universitaires françaises à l’occasion de salons spécialisés, tenue à Pékin d’une International Capital Conférence (ICC) pour renforcer les contacts, notamment avec l’industrie française du private equity, désignation par l’Institution culturelle Yishu-8 des 50 personnalités qui ont marqué les 50 années de notre reconnaissance diplomatique… La demande de France reste une réalité.

Le président Xi Jinping veut montrer qu’il sait où il va

4. Les PME mobilisent les Chinois. La croissance là-bas est un vrai sujet de débat. Les autorités assument un ralentissement, une stabilisation autour de 7,5% pour rendre cette croissance plus qualitative, plus écologique, plus inclusive. Les éditorialistes assurent que les Allemands qui vendent plus à la Chine qu’ils n’y produisent souffriront davantage que ceux qui comme la France ont choisi des stratégie de co-production. Le Président Xi Jinping affirme ses trois priorités de la façons la plus claire :

  • une croissance « moyenne » mieux maîtrisée. « Nous resterons en tête de la croissance mondiale »,
  • un État de droit plus protecteur du citoyen (contre les abus de l’administration, la simplification en Chine aussi est un objectif),
  • un Parti plus fort et plus intègre. (Le Président Xi m’a dit que « la lutte contre la corruption continuerait et qu’il regrettait, pour les Français que cela fragilise les vins français !). « Nous combattrons les grands tigres mais aussi les petites mouches ! ». Face aux diverses contestations, y compris à Hong-Kong, le pouvoir chinois reste très attentif à sa relation avec l’opinion publique et à l’image du Parti.

Dans cette perspective de nouvelle croissance, une priorité est donnée aux PME et au développement régional. Notamment les Chinois sont à nouveau très attentifs aux possibilités d’investissements en France. Tous ces objectifs ont des échéances, celles des « centenaires », à court terme 2020, à moyen terme 2049.

Nous aurions grand tort de ne pas nous intéresser au grand projet chinois qui nous concerne directement : la ceinture économique de la nouvelle route de la soie.

( Il a toutefois fallu que j’explique au Président tchèque à la foire de l’Ouest à Chengdu que le terme de cette piste de l’histoire était Lyon plus que Prague !).

La politique de réformes est un sujet mondial

5. La politique de réformes doit être poursuivie (à propos, « en France ou en êtes-vous de la politique de réformes ? C’est une très bonne orientation »). Il y a pour le gouvernement chinois plusieurs centaines de réformes à conduire, le Président Xi préside lui-même le groupe de travail pour la mise en œuvre de ses réformes.

La réforme devient aujourd’hui un paramètre identifiant de la gouvernance mondiale. En Chine, elle s’exprime par une relance du dynamisme mais aussi par une forte volonté de sobriété. Le temps est plus à la force qu’à l’esbroufe.

Chez eux, la réforme est plus mobilisante qu’inquiétante.

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