Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Rapport de l’ONU : finissons-en avec les drones de guerre !

visites
1330
JPEG - 16.9 ko

4 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) –Le rapport du rapporteur des Nations unies pour les exécutions extrajudiciaires, Philippe Alston, condamne les Etats-Unis pour avoir tué « plusieurs centaines » de civils au Pakistan en pratiquant des assassinats ciblés en utilisant des drones téléguidés. La semaine dernière, Mustafa al-Yazid, numéro trois d’Al-Qaeda, a été éliminé par ce genre d’engin et d’après les militaires pakistanais, 105 attaques de drones américains du type Reaper ou Predator ont tué près d’un millier de personnes dans les zones tribales depuis août 2008.

Pourtant, Alston estime qu’il est trop difficile de disposer d’informations sûres pour que les frappes soient réellement précises. Il note avec raison le caractère psychotique d’opérateurs de la CIA, ou de sociétés mercenaires du type Blackwater, qui commandent ces drones depuis des bases situées à des milliers de kilomètres de l’objectif.

« Les agences de renseignement, qui, par définition, n’ont pas à rendre de comptes, hormis à leurs commanditaires, n’ont pas à piloter des programmes destinés à tuer des gens dans des pays étrangers », explique Philip Alston. « Comme les opérateurs se trouvent à des milliers de kilomètres du champ de bataille et qu’ils opèrent uniquement sur des écrans d’ordinateur (...), une mentalité de la Playstation risque de s’installer en matière d’élimination », ajoute-t-il, évoquant la console de jeu de Sony.

La France semble pressée à rattraper son retard dans ce domaine. D’après Les Echos, faute d’alternative française ou européenne dans des délais et à un coût raisonnables, « le ministre de la Défense, Hervé Morin, a en effet demandé à la direction générale de l’armement (DGA) de prendre contact avec General Atomics, le fabricant du célèbre Predator, pour étudier les conditions d’un éventuel achat ».

Plus grave que l’achat de ce matériel est la généralisation d’une stratégie de contre-insurrection que cet achat révèle. Cette stratégie, qui avec David Galula a démontré toute son élégance en Algérie, revient actuellement à l’ordre du jour dans un contexte où une oligarchie financière à la dérive cherche à gérer le chaos social et économique qu’elle provoque par son refus de tout abandon de ses privilèges. Déjà en 2008, dans Immigration et fraternité, Jacques Cheminade s’indigna que « bientôt, l’on déploiera des drones au-dessus des frontières comme au dessus des banlieues – c’est prévu au programme ! ».

Commentaire visionnaire car, alors que l’armée israélienne vient de commettre des crimes de guerre en ciblant une flottille d’aide humanitaire pour Gaza, la France poursuit une discrète coopération militaire avec les experts de Tsahal dans ce domaine. D’après le Canard Enchaîné de cette semaine, « au programme : échanges et entraînements collectifs en matière de contre-guérilla, de combats en zone urbaine, de lutte contre les attentats. (…) En principe, des militaires français iront bientôt en Israël s’entraîner aux combats en zone habitée… »

En tout cas, à ce jour, le rapporteur de l’ONU somme les pays employant des drones de mettre en place des règles et des garanties pour ces opérations, de rendre publique les données sur les pertes civiles et de prouver qu’ils ont tenté de capturer ou de désarmer les suspects sans les abattre. En réalité, dit-il, ces frappes « n’ont aucun fondement légal » et « comportent le risque considérable de devenir des crimes de guerre ».

A l’opposé, en mars, le conseil juridique du département d’État américain estimait devant l’association américaine du droit international (ASIL), que les pratiques ciblées conduites à l’aide de drones, étaient « conformes au droit de la guerre ». L’administration Obama a « revu avec soin », a-t-il dit, les procédures de désignation des cibles pour s’assurer qu’elles étaient en accord avec le droit international.

Lyndon LaRouche estime pour sa part que tout américain impliqué dans ce type d’action est potentiellement sujet à être poursuivie pour crimes contre l’humanité. Aucun prétexte permet de justifier cette pratique et si Obama continue à cautionner ces pratiques il finira lui-même devant un Tribunal de Nuremberg. Attaquer un pays est une chose, cibler des individus pour des assassinats ciblés en est une autre et constitue un crime contre l’humanité.


Articles :

Contactez-nous !