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Raser les églises pour sauver Dexia ?

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En Syrie, les « rebelles » djihadistes dynamitent des églises, des synagogues et des mosquées. En France, certaines collectivités locales, balayées par une crise économique qui saccage tout et plombées par des emprunts toxiques, ordonnent, faute de moyens suffisants pour le préserver, la destruction du patrimoine.

C’est notamment le cas d’Abbeville, en Picardie, qui vient de raser Saint-Jacques, un édifice de belles proportions en style néogothique, reconstruit à la fin du XIXe siècle sur les ruines d’une église médiévale mais fermée au culte depuis 2005 et considérée comme dangereuse pour les passants – dont les écoliers de l’établissement scolaire voisin.

Une étude technique effectuée par Vincent Brunelle, architecte en chef des monuments historiques, indiquait en 2008 qu’il fallait au moins 4,2 millions d’euros pour enrayer la dégradation. L’édifice n’étant pas classé, aucune aide financière de l’État n’a pu lui être accordée. « À moins d’augmenter les impôts de 10 points, on ne peut pas y faire face », tranchait alors le maire…

En 2007, c’est la crise des subprimes aux Etats-Unis. En France, ce sont les emprunts toxiques lancés par Dexia et les autres banques qui vont plomber le budget de plusieurs centaines de villes françaises.

Le Courrier Picard, le 22 septembre 2011, faisait le point sur l’étendu de ce phénomène dans la région : « Mais certaines villes – une quarantaine de tous bords en Picardie – auront du mal à s’en remettre. Ainsi Abbeville détiendrait-elle une sorte de record du risque à l’emprunt toxique. Pour investir, la commune avait contracté trois de ces prêts aux noms abscons, dont le dernier court jusqu’en 2035. Montant : 22 millions. Surcoût : 7,5 millions ! Les taux des emprunts incriminés sont calculés à partir de divers indices, par exemple indexés sur le cours des grandes monnaies mondiales, mais leur mécanisme est toujours très complexe à déchiffrer. »

En comparant les chiffres, la vérité éclate : le pouvoir politique s’est résigné devant des banques insolvables prises de folie. Ces dernières ne prêtent pas un sou pour nous permettre d’avoir un avenir, nous font les poches dans le présent en se servant dans les dépôts, et rase notre patrimoine historique témoin du passé…

Il est grand temps de chasser les marchands du temple.

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