Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Référendum grec : le FMI serait-il en campagne pour le Non ?

visites
1041
JPEG - 42.9 ko
En campagne pour OXI (Non !)
Crédit : Reuters

Eh oui, vous avez bien lu ! L’ampleur du désastre économique et financier provoqué par les plans de « sauvetage » de la Grèce et une austérité mortifère, conduit aujourd’hui le FMI, jusqu’à récemment encore membre éminent de la Troïka, à revoir sa copie. Du jamais vu dans l’histoire de l’Institution.

Alors qu’en Europe, la Commission européenne, la BCE ainsi qu’Angela Merkel et François Hollande, continuent à refuser tout débat sur une restructuration en profondeur de la dette grecque, le FMI, sur une ligne radicalement à l’opposé des capitales européennes, semble se rendre à l’évidence : aucune solution ne peut être envisagée sans inclure cette question.

Sans le dire, le FMI donne raison à Alexis Tsipras et Syriza qui, depuis des années, ont fait de la réorganisation de la dette le préalable à tout accord avec les créanciers de la Grèce.

Le chemin de Damas du FMI s’explique d’abord par les chiffres. Car selon son dernier rapport, rapporte le quotidien britannique The Guardian, il ne faudrait pas moins de 50 milliards d’euros supplémentaires, dont dix dans l’immédiat, pour offrir à l’économie grecque un peu « d’air pour respirer » et stabiliser son économie.

D’après la presse anglo-américaine, les responsables du FMI refusent même de préparer un nouveau plan d’aide si aucune réduction de la dette n’y figure ! La Grèce aurait besoin, estiment-ils, d’une période de grâce (c’est-à-dire un moratoire) de 20 ans avant tout paiement sur sa dette, dont le rééchelonnement devrait courir jusqu’en 2055.

Autre preuve que les lignes commencent à bouger, l’article majeur publié par l’agence de presse américaine Associated Press (AP) et repris par la grande presse américaine.

Ecrit à Londres, le papier de Pan Pylas et David McHugh rappelle en détail comment la Conférence internationale sur la dette, organisée à Londres en 1953, avait annulé plus de la moitié de la dette allemande et créé un cadre de coopération internationale permettant de relancer l’économie allemande et avec elle, toute l’Europe. « L’annulation de la dette n’était pas un acte de charité, précise l’article. Les Etats-Unis avaient besoin d’une Allemagne forte contre ce qu’ils percevaient comme la menace soviétique. »

Tsipras, on s’en doutait, a positivement accueilli l’intervention du FMI, tout en soulignant dans un entretien à la télévision que jusqu’ici, cette position ne lui avait jamais été présentée lors des négociations avec les créanciers. Le Premier ministre grec a souligné que voter non dimanche n’implique pas de rejeter l’Europe, mais seulement de refuser une solution qui n’est pas viable.

Contactez-nous !