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Référendum grec : le FMI serait-il en campagne pour le Non ?

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En campagne pour OXI (Non !)
Crédit : Reuters

Eh oui, vous avez bien lu ! L’ampleur du désastre économique et financier provoqué par les plans de « sauvetage » de la Grèce et une austérité mortifère, conduit aujourd’hui le FMI, jusqu’à récemment encore membre éminent de la Troïka, à revoir sa copie. Du jamais vu dans l’histoire de l’Institution.

Alors qu’en Europe, la Commission européenne, la BCE ainsi qu’Angela Merkel et François Hollande, continuent à refuser tout débat sur une restructuration en profondeur de la dette grecque, le FMI, sur une ligne radicalement à l’opposé des capitales européennes, semble se rendre à l’évidence : aucune solution ne peut être envisagée sans inclure cette question.

Sans le dire, le FMI donne raison à Alexis Tsipras et Syriza qui, depuis des années, ont fait de la réorganisation de la dette le préalable à tout accord avec les créanciers de la Grèce.

Le chemin de Damas du FMI s’explique d’abord par les chiffres. Car selon son dernier rapport, rapporte le quotidien britannique The Guardian, il ne faudrait pas moins de 50 milliards d’euros supplémentaires, dont dix dans l’immédiat, pour offrir à l’économie grecque un peu « d’air pour respirer » et stabiliser son économie.

D’après la presse anglo-américaine, les responsables du FMI refusent même de préparer un nouveau plan d’aide si aucune réduction de la dette n’y figure ! La Grèce aurait besoin, estiment-ils, d’une période de grâce (c’est-à-dire un moratoire) de 20 ans avant tout paiement sur sa dette, dont le rééchelonnement devrait courir jusqu’en 2055.

Autre preuve que les lignes commencent à bouger, l’article majeur publié par l’agence de presse américaine Associated Press (AP) et repris par la grande presse américaine.

Ecrit à Londres, le papier de Pan Pylas et David McHugh rappelle en détail comment la Conférence internationale sur la dette, organisée à Londres en 1953, avait annulé plus de la moitié de la dette allemande et créé un cadre de coopération internationale permettant de relancer l’économie allemande et avec elle, toute l’Europe. « L’annulation de la dette n’était pas un acte de charité, précise l’article. Les Etats-Unis avaient besoin d’une Allemagne forte contre ce qu’ils percevaient comme la menace soviétique. »

Tsipras, on s’en doutait, a positivement accueilli l’intervention du FMI, tout en soulignant dans un entretien à la télévision que jusqu’ici, cette position ne lui avait jamais été présentée lors des négociations avec les créanciers. Le Premier ministre grec a souligné que voter non dimanche n’implique pas de rejeter l’Europe, mais seulement de refuser une solution qui n’est pas viable.

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Vos commentaires

  • Le 3 juillet 2015 à 18:13
    par Pierre Picard

    L’empire se fissure ! Il ne manque plus que la proposition d’un Glass-Steagall.

    Répondre à ce message

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