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Referendum italien : que signifie la victoire « antinucléaire » ?

La rédaction
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14 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Trois mois après l’accident de Fukushima, l’Italie organisait ce week-end un grand referendum lors duquel 94% des votants se sont prononcés contre l’énergie nucléaire. La dernière fois qu’un tel referendum avait été organisé, c’était en 1987, quelques mois après la catastrophe de Tchernobyl. En appeler à l’opinion populaire après de vastes campagnes médiatiques cultivant, non pas la réflexion et l’éducation scientifique, mais la peur, ne peut que mener à des résultats aussi certains que ceux de la propagande de Goebbels dans les années 1930.

S’il faut relativiser l’importance du vote antinucléaire dû au fait que 45% des italiens ne se sont pas rendus aux urnes en espérant que le quorum de 50% de participation ne serait pas atteint, la propagande médiatique qui s’est abattue sur le pays de Dante a délibérément joué sur la confusion. En effet, en même temps que le nucléaire, les électeurs étaient appelés à se prononcer sur une autre question : la levée de l’immunité judiciaire de Silvio Berlusconi (un strauss-kahnien assumé), un bon moyen d’attirer les italiens dans les bureaux de vote tant la corruption et la médiocrité politicienne sont perçus comme les maux premier de l’Italie.

Mais l’on se souvient comment en 1992, l’opération « mains propres », avait permis à l’oligarchie financière anglo-européenne de détruire les instruments de la souveraineté italienne. Sous couvert d’une légitime chasse aux financements illégaux de la vie politique italienne, le système politique d’après-guerre fut renversé, permettant aux intérêts financiers de placer leurs hommes aux postes clés pour mener un programme de privatisation des entreprises publiques issues de la libération. Mario Draghi, surnommé « Mr. Britannia » pour sa participation à la planification de l’opération aux côtés de George Soros lors d’une réunion entre financiers le 2 juin 1992 à bord du yacht royal britannique éponyme, fut intronisé en 1993 directeur du Comité des privatisations, poste qu’il occupa jusqu’en 2001, avant de rejoindre la direction européenne de Goldman Sachs. Le démantèlement de l’Etat italien se fit alors sous la présidence d’un homme nouveau dans la politique italienne, un certain... Silvio Berlusconi.

Habituellement en Italie, les referendums sont d’initiative populaire (pétition de la société civile), mais cette fois-ci, il a été initié par le parti Italie des Valeurs (IDV) de l’ancien juge de l’opération « Mains Propres » Antonio di Pietro, poulain du financier pro-désindustrialisation Carlo de Benedetti, ancien associé de George Soros, propriétaire du quotidien La Repubblica , de l’hebdomadaire L’Espresso et premier fournisseur privé d’ « énergie renouvelable » en Italie avec Sorgenia SPA.

Il est toutefois notable que face aux anti-nucléaires obsessifs, il n’y avait pas de contre-pédagogie. En effet, les nucléocrates on fait du nucléaire une possession et un objet de profit, bien incapable d’enseigner à la population les potentiels de l’atome pour la vie humaine, au delà des vieilles technologies électronucléaires actuelles, et pour les usages médicaux, le dessalement de l’eau de mer, le passage au carburant hydrogène, la transmutation des éléments et la fusion par laser, sans combustible et sans déchets... Seul l’absence d’une véritable éducation populaire anti-malthusienne a pu permettre l’association-confusion « Berlusconi=corruption ; corruption=oligarchie, donc nucléaire= Berlusconi=oligarchie ».

S’il y avait du monde ce week-end pour prêcher le populisme vert, on n’avait pas vu une telle mobilisation lorsque l’Euro et la Traité de Lisbonne furent votés sans le consentement du peuple. Ces traités ont achevé la souveraineté de l’Italie mais n’ont pas fait l’objet de référendum, à croire que le lobby écolo-malthusien ne recoure à la démocratie que lorsque ça l’arrange.

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