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Réunion de l’OEA sur l’Argentine : le Guyana appelle à rétablir Glass-Steagall

La rédaction
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Les militants du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) ont déployé leurs bannières à l’entrée de la conférence de l’Organisation des Etats américains : "Le programme de LaRouche pour plumer les vautours : 1) Rétablissons le Glass-Steagall ; 2) Rétablissons une politique de crédit public ; 3) Du crédit d’Etat pour la création d’emplois productifs ; 4) Un programme à marche forcé pour la fusion thermonucléaire contrôlée".
Crédit : LPAC

Le ministre des Travaux publics du Guyana Robeson Benn a appelé le continent américain à débattre de l’impérative nécessité de rétablir le Glass-Steagall Act de 1933, puisque sa révocation en 1999 a permis l’émergence du système usurier et spéculatif qui cherche aujourd’hui à détruire l’Argentine et plusieurs autres pays.

Cet appel a été prononcé le 3 juillet lors d’une réunion d’urgence des Ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation des Etats américains (OEA) à Washington, pour élaborer une position commune face à l’attaque des fonds vautours contre l’Argentine.

Benn, qui intervenait à titre de ministre des Affaires étrangères de son pays, a motivé son appel de la manière suivante :

Je voudrais poser la question si nous ne devions pas, face à cet imbroglio, remettre en cause le bien-fondé de l’abrogation du Glass-Steagall Act en 1999 aux États-Unis, qui portait sur l’activité du système bancaire, des institutions financières internationales, principalement résidentes aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Le président américain Franklin Roosevelt institua la Loi bancaire de 1933 [Banking Act], qui érigea des cloisons étanches entre les activités des banques et sur les questions reliées à la spéculation dans le système financier. Peut-être faudrait-il réétudier la nécessité de rétablir d’importantes sections du Glass-Steagall Act qui a été abrogé en 1999.

Après tout, nous connaissons la dévastation et les bouleversements infligés à l’économie américaine en 2008, provoquant encore plus de dévastation et de bouleversements à l’ensemble du système financier mondial. Il faudrait peut-être revenir sur cette question, ou faire un appel aux législateurs américains pour qu’ils poursuivent leurs efforts pour remettre en place le type de réglementation du système bancaire qui arrêterait les fonds vautours et les empêcherait de sévir. Une réglementation qui empêcherait cette forme d’activité que je qualifie de "piraterie moderne", car elle a de graves conséquences pour l’économie mondiale et spécifiquement aujourd’hui pour l’Argentine, un pays jouant un rôle majeur en Amérique latine, centrale et ailleurs.

Le Guyana est solidaire de l’Argentine dans son rejet et sa condamnation des agissements des fonds vautours, qui ont mis en danger le progrès accompli par ce pays. (...) Le dilemme auquel est confronté le peuple argentin et son gouvernement a une forte résonance avec tous les pays en voie de développement. Il est de la responsabilité morale de toutes les parties intéressées, y compris le peuple américain et son gouvernement, de faire en sorte que des pays comme l’Argentine, qui a fait d’importantes avancées pour améliorer sa situation par rapport à sa dette, [de ne pas adopter des mesures] qui menacent le progrès qui doit être accompli.

Le discours de Benn était la dernière intervention précédent le vote des États membres pour déterminer la position de l’OEA sur cette question. La vaste majorité des représentants a voté par acclamation en faveur d’une résolution soutenant les efforts de l’Argentine pour arriver à « un accord juste, équitable et légal avec 100 % de ses créditeurs », et exprimant « son soutien complet pour arriver à une solution qui vise à faciliter le service de la dette souveraine de l’Argentine ».

Seuls les États-Unis et le Canada ont voté contre. Les premiers ont insisté qu’on ajoute une note au bas de la déclaration disant : « Les États-Unis ne peuvent pas soutenir cette déclaration et notent que cette question relève du processus judiciaire des États-Unis. »

Le ministre des Affaires étrangères du Venezuela Elias Jaua a pour sa part rappelé que le ministre des Affaires étrangères argentin Luis Maria Drago (1859-1921) avait écrit en 1902 à son ambassadeur aux États-Unis pour dénoncer le blocus des ports vénézuéliens par des navires allemands, italiens et britanniques dans le cadre d’un effort pour collecter la dette.

Ceci est devenu la « Doctrine Drago », définissant le principe selon lequel aucun créditeur ne peut collecter une dette aux dépens de l’existence, de la souveraineté et de l’indépendance d’un pays. La lettre citait le premier secrétaire au Trésor américain Alexander Hamilton, affirmant que des contrats entre un pays et des individus privés « ne peuvent faire l’objet de l’usage de la force ».

Jaua a terminé son discours en demandant la mise en place d’un nouveau système financier international :

Voilà pourquoi nous sommes venus, 112 ans après cette lettre du valeureux ministre Drago, au nom de notre gouvernement et de notre peuple pour dire que l’Argentine ne peut être forcée de payer dans des conditions inacceptables une dette qui est immorale et qui présente des signes manifestes d’illégalité. (…) Ce qui arrive aujourd’hui à l’Argentine nous arrivera à nous tous... Ministres, faisons plus que de simplement lancer un appel. Donnons-nous pour tâche de redéfinir de toute urgence le système financier international.

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