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Route de la soie ferroviaire : la Corée du Sud reliée au transsibérien ?

La rédaction
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Peu avant l’arrivée de Barack Obama en Asie, le président sud-coréen Park Geun-hye a décidé d’envoyer Choi Yeon-hye, le président de la société nationale des chemins de fer (KORAIL), en Corée du Nord, afin de participer à un sommet international de l’Organisation pour la coopération entre les sociétés ferroviaires (OSJD), qui doit se tenir à Pyongyang entre les 24 et 28 avril. Ce sommet vise à « stimuler la coopération internationale entres les opérateurs de chemins de fer, et doit rassembler les responsables chinois, russes et de 25 autres pays membres de l’OSJD », selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Yonhap rapporte que « l’attention se portera en priorité sur la possibilité que Choi et les responsables nord-coréens discutent du plan de liaison entre les chemins de fer sud-coréens et le transsibérien, via la Corée du Nord ». Choi a pour sa part révélé que son pays allait « demander aux autres membres de l’OSJD la permission de se joindre formellement à l’organisation ».

Rappelons que le président russe Vladimir Poutine se trouvait à Séoul en novembre dernier pour promouvoir son projet de « Route de la soie ferroviaire » entre le transsibérien et la Corée du Sud, via la Corée du Nord, afin de désenclaver la première. La Corée du Sud se retrouve en effet dans une situation d’insularité forcée, en raison du manque de connexion avec son voisin du nord.

La Russie a récemment complété un tronçon de 54 kilomètres entre la ville russe de Khasan, située près de la frontière, et le port nord-coréen de Rajin. Cette région est située au croisement des frontière russe, nord-coréenne et chinoise et ouvre aux deux géants du nord que sont la Russie et la Chine l’accès à un port ouvert toute l’année, en raison des conditions climatiques plus favorables. La réalisation de la liaison ferroviaire vers le sud relierait la Corée du Sud à ce nouvel axe stratégique.

Poutine avait tenté, jusqu’ici sans succès, de convaincre la Corée du Sud d’investir une partie des fonds nécessaires à la construction de cette liaison ferroviaire, à hauteur de 34 %, tandis que la Russie contribuerait 36 % et Pyongyang 30 %. Le problème est que les autorités nord-coréennes se sont montrées par le passé promptes à répondre à toute provocation de la part des États-Unis, en prenant en otage les projets conjoints entre les deux Corées, détruisant la confiance des sud-coréens pour tout nouvel investissement à venir chez leurs voisins du nord.

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