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La Russie se mobilise pour reconstruire son secteur spatial

La rédaction
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Lors d’une rencontre dirigée par le Premier ministre Dimitri Medvedev le 10 septembre, les responsables de l’industrie spatiale russe ont discuté de la stratégie à mettre en œuvre pour résoudre les nombreux problèmes rencontrés par le secteur au cours des 18 derniers mois.

Medvedev a souligné l’importance et la volonté du pays de recouvrer les capacités de premier ordre dont disposait le pays au cours de la période soviétique. Suite au dernier échec rencontré le 7 août dernier à l’occasion du lancement des satellites de télécommunications Express-MD2 et Telkom-3, causé par une défaillance du bloc d’accélération Breeze-M du lanceur russe Proton-M, Medvedev avait donné un mois à l’agence spatiale russe Roscosmos pour mettre sur pied un programme visant à améliorer le contrôle de la qualité sur l’ensemble de la filière.

La réunion du 10 septembre avait donc pour objectif d’examiner le programme en question. Au-delà de la nécessité de renforcer la responsabilité des entreprises sous-contractantes, avec des pénalités en cas d’échec si nécessaire, il a également été convenu qu’il fallait également renverser le processus de sous-investissement chronique des deux dernières décennies, tant au niveau des ressources humaines que matérielles.

Le président de Roscomos Vladimir Popovkin a également fait remarquer que l’agence spatiale russe ne disposait que de 200 employés pour contrôler la centaine d’entreprises spatiales impliquées dans des processus de fabrication extrêmement complexes, un nombre dérisoire par rapport aux normes européennes et américaines. Ce manque de centralisation a été hérité de l’ère soviétique, où chaque entreprise était dirigée par un ingénieur-en-chef disposant d’une grande indépendance et de son propre calendrier, le tout sous l’assistance de l’armée, qui était responsable du programme spatial dans son ensemble. Lorsque la filière a été privatisée au début des années 90, l’agence nationale Roscosmos, créée en 1992, s’est retrouvée avec un personnel insuffisant par rapport à celui dont disposait l’armée pour coordonner l’ensemble.

Selon l’agence Itar-Tass, Popovkin aurait demandé d’accroître le personnel Roscosmos de 200 à 400 employés. Entre-temps, tous les étages Breeze-M construits pour le lanceur Proton, et qui ont connu de multiples défauts depuis l’inauguration du premier en 1999, seront rappelés revus de fond en comble de manière à corriger le problème de manière définitive.

Ceci intéresse les européens au plus haut point, puisque le programme conjoint ExoMars entre l’Agence spatiale européenne (ESA) et Roscosmos pour deux missions de grande importance en 2016 et 2018 vers la planète Mars dépend précisément du lanceur Proton.

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