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Sanctions contre la Russie : l’Amérique du Sud renvoie l’UE dans les cordes

La rédaction
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Le 9 décembre 2007, à Buenos Aires, les présidents Néstor Kirchner d’Argentine, Luiz Inácio Lula da Silva du Brésil, Evo Morales de Bolívie, Rafael Correa d’Équateur, Nicanor Duarte du Paraguay et Hugo Chávez pour le Venezuela signaient un accord officiel pour la création de la Banque du Sud, prélude à l’offensive des BRICS.
Crédit : Wikipedia Commons

A l’heure où l’Europe préfère couler avec les politiques économiques et militaires de l’Empire moribond anglo-américain, plutôt que de rejoindre le camp du monde libre des BRICS, l’Amérique du Sud vient lui donner quelques leçons utiles de républicanisme.

Sous pression de l’UE pour ne pas remplacer les exportations vers la Russie tombant sous le coup des sanctions décrétées par l’Angleterre et les États-Unis, ou des contre-sanctions prises par Vladimir Poutine, le président équatorien Rafael Correa a répondu sèchement :

Nous n’avons besoin de la permission de personne pour vendre nos produits à des pays amis. Pour autant que nous sachions, l’Amérique ibérique n’est pas membre de l’Union européenne !

Quant à l’Argentine, que des fonds vautours soutenus par les États-Unis tentent de précipiter dans la faillite, elle n’a pas hésité à venir en aide à la Russie, visée par les mêmes forces. Une mission commerciale argentine de haut niveau est attendue à Moscou le 19 août pour négocier des accords.

Car, comme l’a déclaré la présidente du pays, Cristina Fernandez de Kirchner, lors d’un discours prononcé le 23 juillet :

Il y a des acteurs nouveaux qui ne veulent pas vous écraser, mais au contraire coopérer avec vous pour voir si, ensemble, on peut redémarrer cette énorme voiture qu’est le monde aujourd’hui.

Le 10 août, la chaîne de télévision publique russe Rossiya-1 a diffusé un programme enthousiasmant de 7 minutes sur la nouvelle coopération russo-argentine, qui s’est mise en route grâce à l’attaque ignoble des fonds vautours. Elle est axée sur les domaines de l’abondance alimentaire, les progrès dans l’agriculture et dans la science.

Selon ce programme, plusieurs pays sud-américains, dont le Chili, l’Équateur, l’Uruguay, le Brésil et l’Argentine, se sont déjà portés candidats pour remplacer les « fournisseurs occidentaux politisés » afin de garantir un approvisionnement stable à la Russie. Ainsi, par exemple, l’avion de ligne brésilien moyen porteur Embraer pourra remplacer les Boeings loués par la compagnie low cost russe Dobrolet, sanctionnée par les États-Unis car elle assure en exclusivité le vol Moscou-Simféropol.

L’Argentine remplacera, bien entendu, les exportations de produits alimentaires qui pourraient manquer à la Russie. A commencer par la viande de bœuf – « la meilleure du monde », qui pourrait devenir le premier produit exporté vers la Russie, avec en plus quelques « cuisiniers » argentins pour garantir la qualité de la cuisson ! Déjà en 2013, les projets ont démarré pour assurer l’exportation à grande échelle de viande bovine argentine vers la Russie.

« La liste des produits qui viendront dans nos marchés inclut presque tous ceux que l’UE, la Scandinavie et la Nouvelle-Zélande ont perdus. La Russie donnera le sourire à l’Argentine en important beurre, crème et lait en poudre. » Cette dernière exportera aussi des fruits : « des poires, dont les meilleures proviennent de Patagonie, des tomates de la province de Salta », patates, oignons, etc.

Outre le secteur agricole, où la Russie fournit depuis longtemps l’Argentine en engrais, la collaboration touche aussi aux domaines de la science et de la haute technologie. Ce n’est pas un hasard si la conclusion du programme de Rossiya-1 a été tournée à Tecnopolis, la nouvelle cité des sciences argentine, où sont désormais concentrées la R & D de l’Argentine pour son industrie pétrolière, ses bio et nanotechnologies et son programme spatial.

Lino Baranao, le ministre argentin de la Science, de la technologie et de l’innovation productive, y est interviewé :

Le monde développé veut réduire l’Argentine à un garde-manger et un réservoir de ressources naturelles. Nous sommes convaincus que cela ne peut apporter aucune amélioration dans la qualité de vie de notre population. C’est pourquoi nous songeons sérieusement à adopter des technologies qui peuvent ajouter de la valeur à nos produits d’exportation. Le partenariat avec la Russie est donc stratégique. Il nous permettra d’avoir un accès à des marchés tiers. Compte tenu du développement technologique de la Russie et de l’Argentine, ceci nous permettra de nous renforcer au niveau international.

La vidéo, sous-titré en anglais est accessible ici

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