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Séparation bancaire : Paul Volcker invité à s’expliquer par le Parlement britannique

La rédaction
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Tandis que la bataille pour le Glass-Steagall fait rage en Angleterre, contrairement à la France où les dirigeants de nos banques universelles ont imposé la loi du silence, la Commission conjointe de la Chambre des Lords sur la Réforme bancaire a tenu le 17 octobre une audition avec Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale américaine et architecte de la « règle Volcker ».

L’objectif était d’évaluer et discuter des propositions de « cloisonnement » de la Commission Vickers et du groupe Liikanen établi par la Commission européenne. Volcker a rejeté l’idée de cloisonnement en raison des lacunes « qui grandiront avec le temps », et a déclaré que « le concept selon lequel différentes filiales d’une même organisation bancaire commerciale pourraient maintenir une indépendance totale, soit en pratique ou même par rapport à la perception publique, est difficile à soutenir ». Si les actions de la filiale spécialisée dans l’investissement venaient à s’effondrer, par exemple, la partie commerciale de l’entité bancaire s’en verrait affectée. Il a ajouté que si le même nom figure sur deux portes voisines, ce nom est garant pour ce qui se passe derrière les deux portes.

Cela ne signifie pas que Volcker soit en faveur du rétablissement du Glass-Steagall, loin de là. Ceci a amené le président de la commission, Andrew Tyrie, à lui demander quel genre de séparation il souhaitait. Volcker a alors défendu la règle qui porte son nom, qui n’est pas une séparation totale à la Glass-Steagall mais seulement une mise à part des opérations de trading pour compte propre, tout en affirmant qu’une réforme efficace devrait être extrêmement simple. Pourtant, sa « règle Volcker », qui a servi de point de départ à la rédaction de la loi Dodd-Frank chère à Barack Obama, est une véritable usine à gaz ! Mais Volcker n’a jamais revendiqué le droit d’être cohérent avec lui-même.

Le lendemain, la rédaction du Financial Times a épinglé la contradiction de Volcker et fait remarquer que « le meilleur argument pour la séparation totale – et la raison pour laquelle ce journal appelle à scinder de manière nette les banques, au lieu d’ériger des cloisons en leur sein – est celui invoqué par M. Volcker pour sa propre règle », c’est-à-dire la simplicité !

Tout ce débat fait également contraste avec l’attitude des dirigeants et bureaucrates de l’UE, dont le premier ministre Mario Monti qui prétend,comme nous l’avons rapporté la semaine dernière, ne rien savoir au sujet de la séparation des banques. Lors d’une conférence de presse le 13 octobre à Milan, un journaliste de l’EIR avait demandé à l’ancien conseiller de Goldman Sachs s’il juge nécessaire de retourner à une séparation stricte des banques, une réforme préalable à toute autre mesure visant à sortir l’Europe de la crise.

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Vos commentaires

  • Le 24 octobre 2012 à 16:59
    par petite souris

    "Volcker n’a jamais revendiqué le droit d’être cohérent avec lui-même."
    ...........et on tient compte de ce qu´il dit ?????????

    Répondre à ce message

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