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Syrie : comment Hollande et Obama peuvent nous conduire à une conflagration nucléaire

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Alors que le Sommet du G20 commence à Saint-Pétersbourg, c’est le scénario de guerre contre la Syrie qui est toujours à la une des quotidiens et de l’actualité politique. Notamment dans les pays qui, comme la France et les Etats-Unis, se sont portés à la tête de cette nouvelle équipée contre un pays du Proche-Orient.

Arrivant au Sommet, et malgré le fait que son gouvernement a été incapable d’obtenir l’union sacrée, ou même une majorité en faveur de la guerre, à l’Assemblée nationale, Hollande annonçait son intention d’obtenir que tous les pays européens signent une déclaration commune dénonçant le régime de Bachar al-Assad pour avoir utilisé l’arme chimique.

A l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a continué de se discréditer en martelant sa "certitude" que le régime de Bachar al-Assad ait utilisé l’arme chimique à Ghouta, alors que comme tout le monde a pu le constater, les "preuves" présentées par le Premier ministre se réduisent à une série de points qu’on connecte pour asséner l’apriori politique adopté dès le départ : le coupable c’est le régime.

Aux Etats-Unis, la Maison-Blanche, qui a été contrainte de faire voter le Congrès pour faire approuver cette guerre, se livre depuis quelques jours à des pressions fortes sur démocrates et républicains. Ainsi, la Commission des forces armées du Sénat a voté 10 à 7 en faveur de la guerre. Du côté de la Chambre, les grosses manœuvres ont commencé pour obliger les Caucus noir, hispanique et progressiste du Parti démocrate à donner leur feu vert, tout comme les Républicains. Notons que la France s’y est jointe en faisant distribuer à tous les élus américains les "preuves" françaises de la culpabilité de Bachar al-Assad.

Le cours de la guerre

Mais alors que le parti de la guerre occidental s’agite pour mettre au pas les principaux responsables et les opinions publiques, sur le terrain, les contours d’une confrontation régionale et même mondiale se précisent, et la guerre se prépare.

C’est ce que rapporte Scarlett Haddad, la journaliste libanaise généralement bien informée, dans sa livraison de l’Orient le Jour du 3 septembre. Dans un article intitulé "Les 4 jours qui ont fait trembler la planète", elle décrit, en citant une source des BRICS, la montée des tensions régionales, et l’état du rapport de forces en Syrie, qui ont été à l’origine de l’affaire des attaques chimiques.

A l’en croire, c’est la défaite infligée par le régime à un projet des rebelles visant à prendre le contrôle de Damas afin de renverser le cours de la guerre en leur faveur, qui aurait conduit les Occidentaux, en désespoir de cause, à lancer la fraude des armes chimiques. Objectif de cette opération lancée sur fond d’une énorme campagne médiatique internationale : obliger les Russes à se résoudre à lâcher Bachar al-Assad. Le Figaro du 23 août qui titrait en Une : "Syrie : l’opération anti-Assad a commencé" confirmait bien l’existence de ce projet. Ce journal rapportait que "des opposants au régime, encadrés par des commandos jordaniens, israéliens et américains, progress[aient] vers Damas depuis la mi-août."

Peine perdue : les Russes n’ont pas obtempéré et ils ont été plutôt incités à riposter, en créant une instance de coordination avec leurs alliés régionaux, pour mieux se défendre, et à mettre leurs forces armées en état d’alerte générale.

En bref, un contexte de tension extrême s’est créé dans cette région, où le moindre faux pas, pourrait allumer la mèche de la guerre générale et d’un conflit mondial. Faux pas, ou provocation, comme ce tir "test" de missile israélien, lors des manœuvres américano-israéliennes en Méditerranée, que sa trajectoire balistique aurait pu conduire jusqu’à la Russie.

L’urgence est de rétablir, comme l’a souligné le Général Henri Paris dans un entretien exclusif à notre site le 3 septembre, et comme l’ont souligné Jacques Cheminade et Solidarité & Progrès dans leur combat contre ce conflit depuis le début, les négociations de paix dites Genève 2 avec la Russie pour aboutir à la paix. Non seulement, il ne faut pas rejoindre les Etats-Unis dans ces équipées destinées à éliminer des concurrents possibles dans cette partie du monde. Mais en plus, il faut tout faire pour dissuader notre "allié" d’aller dans une guerre qui n’est ni dans son intérêt, ni dans le nôtre.

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