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Syrie : comment les médias occidentaux ont déformé les propos de Poutine

La rédaction
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A la veille du sommet du G20, le président russe Vladimir Poutine a accordé une longue entrevue à l’agence de presse Associated Press et Channel One Russia TV, au cours duquel il a affirmé qu’il était « absolument absurde » de croire que le gouvernement al-Assad a lancé une attaque à l’arme chimique, et que toute attaque américaine sur la Syrie, en l’absence de l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU, serait un acte d’agression.

Dans toute la presse américaine, britannique et ailleurs, les déclarations de Poutine ont été très largement dénaturées comme ouvrant la porte à un soutien russe à une attaque sur la Syrie. Les médias ont exploité une parenthèse faite par Poutine, où il expliquait qu’il n’« écarterait pas » un soutien à une action militaire en Syrie s’il y avait une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU fondée sur des preuves concluantes. Mais l’ensemble de l’entrevue reprenait ce que le président russe a réitéré maintes fois depuis le début de la crise syrienne : qu’il ne s’attend pas à ce que des preuves concluantes soient présentées, et qu’il est fermement opposé à l’usage de la force sans l’accord de l’ONU.

Il semble parfaitement absurde que les forces armées régulières [de l’armée syrienne], qui sont à l’heure actuelle sur l’offensive et qui dans certaines régions ont encerclé les soi-disants rebelles et sont en train d’en finir, que dans ces circonstances elles se mettraient à utiliser des armes chimiques prohibées, tout en réalisant parfaitement que cela pourrait servir de prétexte pour des sanctions contre elles, incluant l’usage de la force.

Comme au cours des remarques qu’il avait faites à Vladivostok le weekend dernier, Poutine a souligné l’opposition à l’intérieur des Etats-Unis contre une attaque militaire :

Il y a des experts qui croient que les preuves présentées par l’administration ne semblent pas convaincantes, et n’excluent pas la possibilité que l’opposition ait conduit une provocation préméditée visant à fournir à leurs sponsors un prétexte à une intervention militaire. S’il existe des donnés montrant que des armes chimiques ont été utilisées, en particulier par l’armée régulière, ces preuves devraient être soumises au Conseil de sécurité de l’ONU. Elles doivent être convaincantes. Il ne devrait pas s’agir de quelques rumeurs et informations obtenues par des services spéciaux par des écoutes quelconques, des conversations ou autres choses de ce genre.

Poutine a rappelé les mensonges de l’administration Bush sur les armes de destruction massives en Irak : « Tous ces argument se sont révélés comme infondés, mais ont été utilisés pour lancer une action militaire que plusieurs considèrent aux Etats-Unis aujourd’hui comme une erreur. Ont-ils oublié cela ? »

Lorsque pressé par son interlocuteur de l’agence Associated Press, John Daniszewski, lui demandant pourquoi la Russie ne prend pas ses distances par rapport au régime d’al-Assad, Poutine a répondu :

Une fois que nous aurons des données précises et objectives sur les auteurs de ces crimes, alors nous réagirons. Présumer quelque chose maintenant et dire des choses en avance, comme oui, nous allons faire ceci ou cela, ne serait absolument pas correct. Ceci ne se fait pas en politique. Pourtant je vous assure que nous prendrons une position de principe. J’aimerais dire que notre position est une position de principe car l’usage d’armes de destruction massive est une crime.

Par ailleurs, une autre question se pose. S’il est démontré que des armes de destruction massive ont été utilisés par les rebelles, alors, que feront d’eux les Etats-Unis ? Qu’est-ce que les sponsors des rebelles feront d’eux ? Arrêteront-ils les fournitures d’armes ? Lanceront-ils des opérations militaires contre eux ?

Poutine a par ailleurs fait remarquer, plus tard dans la journée de mercredi lors d’une réunion du Conseil des droits de l’homme de Russie, que le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait menti au Congrès sur la présence d’al-Qaïda en Syrie. Voice of Russia rapporte les propos de Poutine de la manière suivante :

J’ai regardé les débats au Congrès. Un député demande à M. Kerry : ’’Est-ce que al-Qaïda y est ?’ Il répond : ’’Non, nous vous disons, de manière responsable qu’elle n’y est pas.’’ La principale unité de combat des rebelles se nomme al-Nousra, une unité d’al-Qaïda. Ils [les Etats-Unis] le savent. Il [Kerry] a menti. C’est triste.

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