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Syrie : la France doit admettre ses erreurs et rallier le camp de la paix

La rédaction
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Déclaration de Solidarité & Progrès

Le 7 juin 2013 — L’histoire ne se répète jamais, ou alors seulement sous forme de tragédie ou de caricature.

Il y a malheureusement des deux, dans la tentative menée par la France et l’Empire britannique, de torpiller les pourparlers de paix entamés par la Russie et les États-Unis pour mettre fin au conflit qui ensanglante la Syrie et menace la paix mondiale.

L’étrange ressemblance avec l’expédition militaire lancée en 1956 par la France, le Royaume-Uni et Israël contre l’Égypte, pour récupérer le Canal de Suez que Nasser venait de nationaliser, relève de la caricature. Alors, nous tentions de préserver des intérêts coloniaux. Aujourd’hui, la France n’a plus à sauvegarder là bas que certains atouts historiques.

Le soutien apporté par Paris à l’entreprise de destruction menée contre la Syrie par des djihadistes fanatiques à la solde des puissances occidentales et financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, risque cependant de détruire ces atouts à tout jamais.

Mais c’est surtout la tragédie qui nous guette. Car si en 1956, l’incendie a pu être éteint rapidement, c’est grâce à un Eisenhower qui, en héritier de Franklin Roosevelt, a préféré s’entendre avec l’Union soviétique plutôt que d’apporter son soutien à cette expédition néo-coloniale. Rien de tel aujourd’hui aux États-Unis, où c’est seulement sous la contrainte d’une défaite militaire possible en Syrie et de la crise économique aiguë chez lui, qu’Obama a envisagé des pourparlers de paix.

Au bord de l’abîme financier et menacée de perdre son hégémonie sur le monde « libre », la zone transatlantique développe un esprit de revanche. Et le monde vacille au bord de la guerre. Il est, dans ces circonstances, de notre devoir, en France, de savoir reconnaître qu’on s’est trompé du tout au tout dans cette affaire syrienne, et d’apporter notre contribution à la paix.

Plutôt que de tenter de surfer sur une nouvelle action militaire en pensant pouvoir gagner quelques points de popularité, il est urgent, pour nous républicains, de fermer rapidement cette parenthèse d’Empire ouverte par Nicolas Sarkozy avec la guerre contre la Libye, et empruntée ensuite contre la Syrie par Alain Juppé, Laurent Fabius et François Hollande, avec les conséquences catastrophiques que l’on sait pour toute la région.

Comme le disait le Pape Paul VI, le nouveau nom de la paix est le développement économique mutuel. Il nous revient d’en créer les conditions dans toute la région.

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