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Syrie : les avertissements d’un dirigeant de la CIA dans tous les médias russes

La rédaction
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Alors que les mises en garde de Lyndon LaRouche contre la menace d’une guerre thermonucléaire entre les Etats-Unis et la Russie ont été reprises par plusieurs média iraniens, celles du directeur-adjoint de la CIA sur l’ascension d’al Qaïda en Syrie sont reprises en boucle dans les médias russes.

Michael Morrell, le directeur-adjoint de la CIA qui vient de « démissionner » vendredi dernier après avoir été congédié par le directeur John Brennan en raison de son opposition aux plans de guerre de l’administration Obama, avait affirmé le 6 août au Wall Street Journal que la chute du gouvernement al Assad en Syrie impliquait un grand danger.

« Morrell dit que la chute du gouvernement d’al Assad en Syrie va créer une menace pour la sécurité des Etats-Unis », est la Une du magazine russe Relations économiques extérieures. La station de télévision russe NTV rapporte pour sa part que les « Etats-Unis craignent la chute du régime d’al Assad », et le site Peacekeeper.ru, consacré aux questions militaires, publie un article intitulé « La CIA dit que le renversement d’al Assad va créer une menace pour les Etats-Unis ».

La Voix de la Russie, le service de télédiffusion du gouvernement russe, a été l’un de ceux qui ont couvert avec le plus de régularité les déclarations de Morrell et la résistance menée par le chef d’état major interarmées, le général Martin Dempsey ainsi que d’autres dirigeants militaires américains contre les plans de guerre de Barack Obama.

Dans un article du 8 août, intitulé « Les généraux américains ne veulent pas combattre en Syrie », La Voix de la Russie rapporte :

(...) la principale menace selon Morrell est la possibilité de la chute de Bachar al Assad. Si cela arrive, dit Morrell, la Syrie deviendra une base pour les terroristes (…)

Encore plus inquiétant pour les forces de sécurité est l’idée d’une intervention directe des Etats-Unis dans le conflit syrien. Selon le général américain Ray Odierno, y compris une « intervention limitée » conduira à des pertes très importantes. Avant cela, Dempsey s’était publiquement opposé à une implication américaine dans le conflit syrien. Il avait expliqué qu’une telle opération serait trop onéreuse et probablement peu efficace.

Les militaires comprennent mieux que d’autres ce qu’est réellement une guerre, et il n’est donc pas très surprenant qu’ils s’opposent à que leur pays soit entraînée dans une nouvelle aventure militaire, estime l’analyste politique Boris Mezhuev :

Traditionnellement, les responsables de la sécurité aux Etats-Unis ont une position plus pacifique. Les plus pacifiques siègent, étrangement, là où l’on les attendrait le mieux, parmi les dirigeant du Pentagone. C’est-à-dire les chefs d’état-major des armées. Les militaires n’aiment pas le combat. Simplement parce qu’ils comprennent le coût de la guerre.

En soutenant les rebelles syriens, les Etats-Unis sont en train de répéter les erreurs qu’ils ont souvent commises par le passé. Ainsi, en 1980, ils ont aidé les moudjahidines afghans dans leur combat contre les troupes soviétiques. Les experts estiment que cela a donné naissance à al Qaïda, ce qui n’aurait pas eu lieu sans l’implication des services de renseignement américains.

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