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Syrie : Obama sous influence de Blair mais désavoué par Dempsey

La rédaction
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Lors d’une réunion dans la salle de gestion de crise de la Maison Blanche la semaine dernière, le Chef de l’État-major de l’armée américaine, le général Martin Dempsey, s’est opposé avec force et détermination selon Bloomberg.com aux propositions du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères John Kerry de conduire des frappes aériennes sur les aéroports à partir desquels des raids à l’arme chimique contre les rebelles syriens auraient été lancés.

Selon Bloomberg, le général Dempsey aurait réagit fortement, « lançant une séries de répliques bien ciblées à Kerry, lui demandant quel type de plan il entendait au juste mettre en place après les frappes, et faisant remarquer que le département d’Etat n’appréhendait pas toute la complexité d’une telle opération ».

Dempsey aurait également informé Kerry que les Etats-Unis ne pouvaient pas simplement lancer quelques bombes ou missiles sur la Syrie, car il faudrait d’abord neutraliser tout le système de défense aérienne du pays, une opération qui exigerait au moins 700 sorties aériennes. Le général a été clair, poursuit Bloomberg, concernant le fait que « sans stratégie d’entrée, sans qu’il n’y ait quoi que ce soit ressemblant à une stratégie de sortie, et sans même une compréhension claire des conséquences d’une frappe aérienne de la part de Etats-Unis, le Pentagone serait extrêmement réticent à se ranger derrière le plan de Kerry ». Le face à face s’est conclu par la décision de mettre en œuvre ce qui avait déjà été décidé, c’est-à-dire de faire parvenir à l’opposition syrienne des armes et des munitions.

A l’opposé de ces réflexes de retenue de la part de la faction militaire américaine anti-impérialiste, on trouve le commis voyageur de l’Empire britannique et conseiller spécial de Barack Obama, l’indécrottable criminel de guerre Tony Blair (dont les mensonges sur les inexistantes « armes de destruction massive de Saddam Hussein » ont servi de prétexte pour lancer la guerre contre l’Irak en 2003), qui poursuivait de son côté ses efforts pour pousser son faible protégé vers la guerre.

Dans le cadre de la Conférence présidentielle annuelle de Jérusalem, en Israël, Blair, l’un des premiers orateurs à prendre la parole avec le maire de Chicago Rahm Emanuel, le président israélien Shimon Peres ainsi que Bill Clinton, a fait part de son empressement à déclencher une guerre dans toute l’Asie du sud ouest, prétextant que le « temps n’est pas notre ami » et que le coût « de la retenue » face à la Syrie et l’Iran serait plus élevé que celui d’entrer en guerre.

L’élection récente du candidat Hassan Rouhani à la présidence iranienne ne devrait surtout pas retarder les plans de guerre britanniques, est-il même allé jusqu’à déclarer, car « les ambitions en terme d’armement nucléaire de l’Iran et ses exportations en matière de terrorisme dans toute la région sont une menace que nous devons être déterminés à confronter et à contrer ». Blair n’a pas mentionné les nombreuses opérations de soutien de la part des anglo-saoudiens (en terme de « main d’oeuvre » et d’armement) à al Quaïda ainsi qu’à ses filiales plus ou moins officielles en Syrie et en Libye.

Il s’en est ensuite pris à ceux en Occident qui tentent d’éviter la guerre, selon le quotidien New Scotsman qui relate l’événement dans un article du 19 juin : « Sans aucun doute, a-t-il poursuivi, l’émotion prédominante en Occident aujourd’hui est de rester hors de Syrie ; en fait de rester en dehors des événements politiques de la région », une chose impensable pour ce fervent impérialiste. « Mais comme le montre chaque jour qui passe, le prix que nous aurons à payer pour être restés hors de la région peut s’avérer bien plus élevé plus tard ».

Blair, par ailleurs grassement rémunéré comme conseiller spécial de la banque JP Morgan, a comparé la réticence de certains occidentaux à entrer en guerre à « ce sentiment si fort dans la politique économique occidentale qui est opposé au monde des affaires et particulièrement aux banques », et la « meilleure politique à long terme est certainement d’encourager les affaires et de remettre le secteur financier sur pied afin qu’il redevienne prospère ». Il faut croire qu’une petite guerre mondiale fera l’affaire...

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