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Le vice-président américain s’excuse d’avoir dit la vérité sur ses alliés soutenant l’Etat islamique

La rédaction
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Le vice-président américain Joe Biden.
Crédit : Getty Images

L’agence de presse russe RIA Novosti s’est entretenue avec Jeffrey Steinberg, l’un des principaux rédacteurs de l’Executive Intelligence Review, la revue fondée par l’économiste américain Lyndon LaRouche, à propos des remarques retentissantes formulées le 2 octobre par le vice-président américain Joe Biden sur le rôle des Saoudiens, des Turcs et d’autres dans le financement des réseaux djihadistes sévissant actuellement au Moyen-Orient.

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Steinberg a souligné d’emblée que les remarques de Biden étaient « les premières déclarations véridiques depuis le déclenchement du conflit syrien », mais que le président Obama n’est « pas prêt à rompre publiquement avec les Saoudiens et ses amis britanniques, qui sont eux aussi profondément impliqués dans la promotion du terrorisme djihadiste ».

Dans un discours prononcé à l’Université de Harvard le 2 octobre, Biden avait effectivement reconnu que « nos alliés dans la région ont été notre plus grand problème en Syrie », car la Turquie, l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis étaient « déterminés à renverser Assad » et ont lancé une « guerre par procuration entre sunnites et chiites en [déversant] des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d’armes » à quiconque serait prêt à combattre Assad.

Faisant l’impasse sur les transferts d’armes organisés par la CIA de Libye vers la Syrie, Biden a ajouté : « Nous n’avons pas pu convaincre nos collègues de mettre fin à ces fournitures d’armes. » Biden n’a pas non plus expliqué en quoi cette approche désastreuse diffère de la politique récemment adoptée par Obama pour combattre l’Etat islamique, en soutenant les soi-disant modérés qui persistent à vouloir renverser Assad.

RIA Novosti cite Steinberg disant :

Les Etats-Unis devraient être en train de travailler de concert avec la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, la Syrie – ainsi que les pays du CCG (Conseil de coopération du golfe) – pour vaincre l’État islamique. Les États-Unis devraient être en train de soutenir les initiatives des BRICS, notamment l’initiative chinoise pour la promotion de la Nouvelle route de la soie pour le développement de l’Eurasie. (…) L’identification par Biden des Saoudiens, d’autres alliés du Golfe ainsi que la Turquie qui est membre de l’OTAN dans la promotion de l’Etat islamique, le Front al-Nousra et autres djihadistes, est un aveu tardif mais bienvenu. Il a clairement raison de mettre le monde en garde. J’espère que ceci est une indication d’un volte-face plus global dans la politique américaine.

RIA Novosti reprend également l’attaque de Steinberg contre Obama, qui a « ouvert grand les portes » avec son appel au renversement d’Assad ainsi que ses violations de la souveraineté de la Syrie.

Obama a été dans le passé un ardent défenseur des Frères musulmans, ce qui explique pourquoi les Etats-Unis ont été si peu enclins à reconnaître le danger des djihadistes sunnites jusqu’à ce que le problème devienne totalement hors de contrôle. (…) Le président Obama a persisté à dissimuler le rôle des Saoudiens, particulièrement le Prince Bandar bin-Sultan, dans les attaques du 11 septembre 2001. Il a maintenu l’ordre de non-publication par l’administration Bush-Cheney du chapitre crucial de 28 pages du rapport d’enquête conjoint du Congrès sur le 11 septembre, (…) documentant le soutien du Prince Bandar et d’autres responsables saoudiens et membres de la famille royale aux 19 terroristes qui ont détourné les avions.

Les propos de Biden ont provoqué un tel tollé à la Maison Blanche, dans les pays du Golfe et en Turquie qu’il a dû rapidement présenter ses excuses. Ce n’est pas parce qu’on est vice-président d’Obama qu’on a le droit de dire la vérité !

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