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Transport à grande vitesse : le SwissMetro plonge à Bern et ressort à Shanghai

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Les chercheurs chinois du Laboratoire de recherche sur la supraconductivité de l’Université de Jiatong espèrent atteindre des très grandes vitesses grâce à un super-maglev. Pour l’instant, ils s’amusent à faire tourner à 48 km/h leur prototype à échelle réduite dans une boucle expérimentale.
Crédit : Imaginechina/Rex

La Chine a une bonne mémoire et beaucoup de compétences pour scruter les bonnes idées qui ont germé ici où là, chez elle ou ailleurs, les essayer et les mettre en œuvre. C’est sa force.

Le SwissMetro est une idée géniale émise en 1974 par Rodolphe Nieth. C’est un système de transport futuriste pour la Suisse et tous les endroits montagneux ou urbains. Il consiste en un réseau souterrain, comme un métro, à l’échelle du pays.

  • L’innovation première tient au remplacement de la rame de métro par un avion sans ailes évoluant sur un coussin magnétique (train sans roues à lévitation magnétique ou maglev, une invention d’origine franco-américaine).
  • La deuxième innovation est qu’il avance grâce à un moteur électrique linéaire incorporé dans la voie. Le moteur n’étant pas à bord mais incorporé dans celle-ci, le véhicule est sensiblement allégé.
  • La troisième innovation consiste à recréer en tunnel un environnement équivalent à celui d’un avion de ligne, à savoir un air raréfié comme on le trouve à 9 km d’altitude.
  • La dernière innovation est, pour la Suisse, un cadencement avec une distance entre stations exprimée en quarts d’heure : peut importe que la distance entre deux villes soit de 50 ou 90 km, vous mettrez 15 minutes pour aller de l’une à l’autre.

Le SwissMetro, projet porté par l’Ecole polytechnique de Lausanne, n’a pas reçu suffisamment d’appui de la part des décideurs de la Confédération helvétique. A l’époque, d’énormes travaux d’infrastructure ferroviaire et routière étaient en cours et ont englouti les budgets. Plus récemment, la tentative de relancer le projet avec un « partenariat public-privé » n’a pas eu la faveur des marchés financiers qui, comme chez nous, préfèrent le profit à court terme.

La Chine reprend les recherches

Si Berne a enterré le SwissMetro, la Chine s’intéresse fortement à ce mode de transport et ambitionne même de dépasser la vitesse supersonique. Le Dr. Deng Zigang, de l’Université de Jiaotong près de Shanghai, a installé une boucle d’essai à basse vitesse. A terme, ces recherches serviront également le secteur spatial, depuis longtemps intéressé à innover dans le domaine du lancement des satellites. En effet, tout est possible dès que le freinage aérodynamique est réduit à rien par la création d’un vide total dans le tube. C’est là un défi quasiment insurmontable aujourd’hui.

Comme nous l’avons indiqué ailleurs, le principal coût d’un tel projet est celui du percement des tunnels. Or, l’énergie dirigée (onde de choc induite par laser, jet d’eau, etc.) doit permettre d’accélérer leur construction et diminuer fortement les délais. L’autre point problématique est notre ignorance de l’aérodynamique dans les tubes, même lorsque l’air est raréfié. La recherche doit avancer ici, mais elle peut avancer en parallèle avec les percements souterrains. [1]

Rien ne nous oblige en Europe à attendre les Chinois ou les Japonais pour mettre en œuvre de nouvelles technologies auxquelles nous avons contribué. Il faut que la Suisse se soulève pour faire place à ses ingénieurs de génie, qu’elle propose à ses voisins un défi à la hauteur de ses sommets et, ce faisant, qu’elle travaille avec l’Europe à sortir de l’euro et du monétarisme qui détruit Alstom en France et condamne le SwissMetro.


[1De fait, l’usage possible de l’hélium, en lieu et place de l’azote de l’air dans les tunnels, devrait permettre de contourner élégamment le problème, l’hélium étant le gaz neutre le plus léger. L’oxygène de l’air est maintenu pour d’éventuelles situations d’urgence.

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