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Trump déclare la guerre à la drogue : osera-t-il cibler les banques ?

La rédaction
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Dans un discours devant l’Association des chefs de police (MCCA) le 8 février à Washington, Donald Trump a annoncé une grande offensive contre les stupéfiants que dirigera le général (cr) John Kelly, nouveau secrétaire de la Sécurité intérieure. Le lendemain, il a annoncé la création d’un nouveau groupe de travail, sous la houlette du nouveau ministre de la Justice Jeff Sessions, un adversaire véhément de la légalisation de la drogue, chargé de « détruire les organisations criminelles transnationales et les cartels de stupéfiants ».

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Dès 1978, les amis de Lyndon LaRouche accusaient la City de Londres et ses paradis fiscaux d’être au centre d’une guerre de l’opium contre le monde.

Il s’agit donc du premier appel sérieux à combattre le fléau de la drogue depuis que Lyndon LaRouche a lancé en 1980 sa « guerre à la drogue ». Or, la nouvelle stratégie comporte un défaut potentiellement fatal, dans la mesure où elle ne prévoit pas explicitement – ou pas encore – la répression des banques internationales qui recyclent l’argent de la drogue. Il s’agit d’une source immense de liquidités qui maintiennent à flot le système bancaire international. L’ordre exécutif en question ne mentionne que « la corruption, le cybercrime, la fraude, les crimes financiers » qu’il faut combattre, ainsi que « la dissimulation ou le virement de recettes provenant de telles activités illicites ».

Or, identifier les mégabanques de Londres et de Wall Street qui servent de plaque tournante pour « Came SA » est une raison supplémentaire pour rétablir immédiatement la loi Glass-Steagall, qui mettrait fin d’un coup au recyclage de l’argent sale et à la spéculation.

Dans son discours devant les commissaires de police, Trump a déclaré que :

Chaque enfant en Amérique devrait pouvoir jouer dehors sans crainte, rentrer à la maison à pied sans danger, et aller à l’école sans devoir se soucier de stupéfiants ou de gangs ou de violence. (...) Tellement de vies ont été perdues et tellement de gens. (...) Tellement de rêves ont volé en éclats et ont été brisés, complètement brisés. (...) Il est temps d’empêcher les drogues d’inonder notre pays.

En effet, cela échappe peut-être à beaucoup d’Européens, mais l’ampleur de la toxicomanie aux Etats-Unis est effarante. Il n’existe pratiquement aucun village, même le plus reculé, et aucune famille qui ne soient au moins indirectement impactés par le problème. Le nombre de morts par surdose d’héroïne a triplé au cours de la période 2008-2015, et la consommation d’opioïdes (souvent disponibles sur ordonnance) a encore doublé depuis 2014. En été dernier, on estimait à 2,6 millions le nombre d’Américains accros d’opioïdes, le plus fort taux de consommateurs étant parmi les jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans.

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Nouvelle Solidarité N°2/2016 - S’abonner.

La toxicomanie explique aussi la dangereuse augmentation des problèmes de santé mentale et de crimes. Selon un groupe de chefs de police que Trump avait consulté, 75 à 80 % des crimes auxquels ils font face sont en rapport avec la drogue. Trump a également promis d’améliorer les moyens de traitement des troubles mentaux, car « la prison ne doit pas se substituer à un traitement compétent ».

Face à cette tragédie, il est véritablement pervers de rétorquer, comme le fait le lobby de la légalisation financé par George Soros, que « fumer l’herbe » est uniquement à but récréatif et que chacun doit pouvoir choisir son « style de vie ». Il est notoire que l’ancien président Obama n’a rien fait pour stopper le trafic de drogue, même si le problème n’a pas commencé avec lui.

Comme le dit et redit l’organisation de Lyndon LaRouche depuis les années 1980, la répression des petits consommateurs et des trafiquants de rue n’est pas la solution, il faut frapper à la tête et arrêter les flux d’argent dans les grandes banques, comme HSBC. L’absence d’une telle approche pourrait s’avérer le talon d’Achille du nouveau programme.

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