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Des voix américaines s’élèvent contre le cafouillage d’Obama en Ukraine

La rédaction
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Plusieurs voix s’élèvent outre-Atlantique pour dénoncer la façon dont Barack Obama a géré la crise ukrainienne, et pour exiger une désescalade du conflit avec la Russie.

L’ancien sous-secrétaire d’Etat à la Défense Charles Freeman, un ancien diplomate aguerri et fondateur du groupe de réflexion Middle East Policy Council, a fait parvenir un message aux destinataires d’une importante liste de diffusion de Washington D.C., Citizens for a Free Republic.

On peut y lire :

Je n’ai jamais vu de toute ma vie des décisions aussi peu réfléchies que celle de l’Administration Obama, lorsque je les compare avec celles de n’importe quelle administration passée ou gouvernement ailleurs dans le monde. Imposer de telles sanctions à la Russie est complètement insensé !!! Ceci met Poutine dans une situation impossible, car s’il flanche il sera perçu comme un faible dans son pays et les tenants de la ligne dure le mangeront tout cru. Obama n’a fait qu’empirer la crise.

La Russie a répondu et va maintenant annuler tous les traités nucléaires. Elle peut fermer le robinet de l’énergie vers l’Europe et les regarder ramper. Aucun observateur international ne se rendra plus maintenant en Crimée. Les idiots se disputent la barre ici chez nous. Tout ce qu’Obama fait est parfaitement faux et cette escalade ne fera qu’empirer. Même la Chine a rejeté les sanctions d’Obama. A quoi d’autre s’attendait-il ? Que Poutine dise : flûte, je me suis trompé ? Quand même ! C’est comme lorsqu’on se dispute stupidement avec sa femme et qu’on dit : je refuse de te parler jusqu’à ce que tu fasse ce que je te dis de faire...

Je suis désolé, mais ce n’est pas comme cela qu’on dirige un pays. On ne peut humilier Poutine et espérer en même temps que cela ne conduise pas à la guerre. La Chine et la Russie ne peuvent pas être vaincues. (...)

Un autre voix se fait entendre, celle du professeur d’études russes Stephen Cohen, qui a déclaré à CNN-TV le 9 mars qu’il pensait « qu’on est à deux pas d’une nouvelle crise des missiles de Cuba et à trois pas d’une guerre avec la Russie, pour la première fois », et qui a demandé que soient respectés les intérêts légitimes de la Russie, notamment en ce qui concerne l’extension sans fin de l’OTAN tout autour des frontières russes.

La troisième voix, c’est celle de l’ancien député Ron Paul, qui s’interroge si les États-Unis peuvent se permettre une guerre contre la Russie à propos de l’Ukraine, après les 6000 milliards de dollars qu’a coûté celle d’Afghanistan et le milliard de la guerre de Libye. Il rappelle que la Chambre des représentants a voté dans une très large majorité un milliard de dollars de garanties pour des prêts à l’Ukraine et que cet argent, ainsi que toutes les sommes qui suivront, n’ira pas au peuple ukrainien mais au renflouement des banques internationales qui détenaient des dettes ukrainiennes.

Ce point, soulevé par Paul, amène bien évidemment la question suivante : « A qui profiterait donc une telle guerre ? »

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