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Ukraine : et si on appliquait l’accord de Genève à tous ?

La rédaction
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A l’issue d’une longue séance de négociation hier à Genève entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie, l’Union européenne, les Etats-Unis et l’Ukraine, un accord a été trouvé en vue d’une désescalade de la crise.

Cet accord stipule, entre autres, que « toutes les parties doivent se retenir de toute violence, intimidation ou acte provocateur » et que les « participants condamnent et rejettent toute expression d’extrémisme, de racisme et d’intolérance religieuse, y compris d’antisémitisme ».

« Tous les groupes doivent être désarmés ; tous les immeubles occupés illégalement doivent être rendus à leurs propriétaires légitimes ; toutes les rues occupées illégalement, ainsi que les squares et autres places publiques dans les villes et villages ukrainiens doivent être libérés. »

Il est utile de souligner que la presse anglo-saxonne, notamment le New York Times, ne s’est pas privée de mentir sur le texte même de l’accord, en se permettant d’y insérer la mention « Ukraine du Sud-Ouest » là où elle le jugeait nécessaire.

Il va sans dire, contrairement à ce qu’affirme de manière répétée la presse française, que la nécessité de désarmer, de libérer les immeubles ainsi que les rues et les places occupées s’applique aussi bien au groupes d’autodéfense pro-russe en Ukraine orientale que ceux de la place de l’indépendance (Maidan) à Kiev.

Comme l’a souligné le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov en conférence de presse, l’accord s’applique à toutes les organisations paramilitaires, incluant la milice néonazie Secteur droit. Cette dernière a demandé à être intégrée au sein de la Garde nationale et même de l’armée, afin de bénéficier de l’entraînement offert par les Etats-Unis et l’Otan.

Lavrov a déclaré :

Vous savez, au moment de l’accord du 21 février [entre le président Victor Ianoukovitch et l’opposition parlementaire, juste avant le coup d’Etat], il y avait une clause sur le désarmement des groupes illégaux. Très peu a été fait depuis. Peu d’entre eux ont été désarmés. Secteur droit continue à opérer, refusant de rendre ses armes, et proclame de manière arrogante qu’il va faire le boulot de l’armée ukrainienne s’il juge que cette dernière ne fonctionne pas correctement. Toutes ces manifestations d’agressivité sont couvertes par l’accord que nous venons de signer.

Il est impossible de résoudre le problème des bâtiments occupés illégalement dans une des régions de l’Ukraine, si des bâtiments occupés illégalement ne sont pas libérés dans l’autre. Ceux qui ont saisi le pouvoir à Kiev suite à un coup d’état – s’ils se considèrent comme représentant l’intérêt de tous les Ukrainiens – doivent montrer l’exemple, et tendre une main amicale vers les autres régions, écouter leurs préoccupations, et s’asseoir avec eux à la table de négociation.

Le ministre russe a également affirmé qu’il avait des garanties, y compris des Etats-Unis, pour qu’une réforme constitutionnelle puisse avoir lieu en Ukraine dans les mois à venir. Reste à savoir jusqu’à quel point l’idée d’une fédéralisation sera acceptée, telle qu’elle est demandée par les régions russophones de l’est du pays, afin de garantir le respect de leurs droits en tant que minorité.

Quant au Premier ministre par intérim Iatseniouk, celui-ci déclarait plus tard dans la journée, lors d’une réunion de son cabinet, que la « Russie serait obligée de condamner les extrémistes et de consentir au désarmement des bandes et la libération des lieux », mais n’a pas précisé si le mouvement néonazi Secteur droit serait soumis au même traitement.

Quant au président Obama, il a affirmé dans sa conférence de presse « qu’il comptait sur le président Poutine » pour la mise en application des clauses de l’accord, en laissant entendre toutefois qu’il ne s’appliquait pas aux autorités ukrainiennes. Obama n’a pas expliqué non plus pourquoi l’Otan continuait à envoyer des navires dans la mer Noire et des avions de chasse en Pologne et dans les pays Baltes, et ce en dépit du fait qu’il a affirmé que l’option militaire n’était pas envisagée pour résoudre la crise.

Obama, pourtant titulaire d’un prix Nobel de la paix, semblait presque désolé que son ministre John Kerry arrive à un résultat positif à Genève, lors de négociations destinées à éviter qu’un conflit local dégénère en guerre mondiale.

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