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Un ancien commandant de l’OTAN avertit contre le danger d’escalade de la guerre au Moyen-Orient

La rédaction
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Après le président russe Vladimir Poutine, le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, l’ancien secrétaire américain à la défense Robert Gates et l’actuel chef d’état-major des armées américaines le général Martin Dempsey, c’est au tour de l’ancien commandant de l’OTAN, l’amiral américain James Stavridis, de s’engager activement pour défendre la paix face aux visées belliqueuses de Londres et Wall Street.

Dans une entrevue à Stars & Stripes le 20 janvier, un quotidien consacré aux affaires militaires, l’amiral Stavridis prévient que le Moyen-Orient est sur le point de dégénérer dans un violent conflit religieux entre sunnites et chiites, semblable aux guerres de religion qui ont ravagé l’Europe au cours des 16e et 17e siècles.

L’amiral Stavridis, qui dirige aujourd’hui la prestigieuse Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université Tufts à Boston a déclaré :

Je suis profondément inquiet de la possibilité de voir le conflit entre les sunnites et les chiites s’étendre à une vraie guerre régionale. (…) Si nous regardons les guerres qui ont suivi la réforme en Europe, entre les catholiques et les protestants, nous pouvons voir comment ce type de conflits inter-religieux peut consumer toute une région.

L’article cite l’Observatoire syrien des Droits humains, rapportant que cette année déjà 700 personnes ont perdu la vie dans des combats entre l’ISIL (Etat islamique en Irak et au Levant) et des forces rebelles plus modérées, en grande partie dans la région d’Alep. L’ISIL, affilié à al-Qaïda, a pris le contrôle de Falloujah et de Ramadi de l’autre côté de la frontière, en Irak, dans un effort pour établir un émirat dans cette région longue de 570 km bordant les deux pays.

L’agence Associated Press rapporte lundi que le ministre irakien de l’Intérieur, Adnan al-Asadi, a prévenu que l’ISIL a obtenu des armes lourdes et pourrait lancer des attaques directes sur Bagdad. Stavridis prévient que les conflits en Syrie et en Irak risquent fatalement de se propager :

Ceci peut et va engendrer des zones non gouvernées de conflit ouvert, pouvant facilement atteindre des pays européens et des amis dans la région, allant de l’Arabie saoudite sur le golfe à la Jordanie et Israël. Même si elle n’est pas parfaite, la conférence de Genève II sur la Syrie est un pas dans la bonne direction. L’OTAN pourrait jouer un rôle si elle avait l’autorisation de conduire des opérations de maintien de la paix, mais nous en sommes encore très loin.

Jacqueline Hazelton, du Naval War College, commentant les propos de Stavridis, note qu’entre 1 200 et 1700 Européens ont été recrutés pour combattre aux côtés des djihadistes en Syrie, et pourraient constituer à leur retour en Europe une menace terroriste sérieuse.

L’économiste américain Lyndon LaRouche a pour sa part déclaré qu’il partageait les préoccupations de Stavridis sur le danger d’une guerre religieuse semblable à celles qui ont détruit l’Europe, jusqu’à ce que le Traité de Westphalie n’y mette fin. LaRouche souligne qu’il est important que l’amiral a ajouté sa voie à celle du général Dempsey, qui milite également contre le danger de guerre généralisée. Stavridis, souligne LaRouche, a une marge de manœuvre plus grande en tant qu’officier à la retraite pour dire la vérité sur la véritable nature du danger.

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