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Une nouvelle crise alimentaire se profile à l’horizon, coupons vite les vivres aux spéculateurs

La rédaction
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6 août 2012 (Nouvelle Solidarité) — Des agriculteurs de trois des grands Etats producteurs de céréales du Centre-Ouest des Etats-Unis ont sonné la sonnette d’alarme il y a quelques jours sur le site internet du mouvement associé à Lyndon LaRouche, en raison de la pire sécheresse frappant le pays depuis 56 ans, ainsi que des multiples incendies dévastant ces régions.

Représentant le Dakota du Sud, le Nebraska et le Minnesota, Don Eret (Nebraska), Andy Olson (Minnesota), et Ron Wieczorek (Dakota du Sud) ont insisté sur le caractère historique de la situation, ainsi que sur l’étendue des dégâts. Ils ont également appelé l’administration de Barack Obama, (ce dernier étant fort occupé depuis les deux dernières semaines à sillonner les terrains de golf de l’Est du pays), à prendre les mesures appropriées.

Le nombre important d’incendies majeurs (33 sont en cours à l’heure actuelle, à l’Ouest du Mississippi pour la plupart), accentué par la grande insuffisance d’équipement et de personnel pour les combattre due aux coupes à répétition tant dans les budgets de fonctionnement des Etats que celui du gouvernement fédéral, pose un grave problème. Ainsi, le Service national des forêts n’a plus que 11 avion-citernes en service (ayant servi en moyenne plus de 50 ans), contre 43 en l’an 2000, et ce malgré la forte augmentation du nombre annuel d’hectares brûlés depuis 2000.

L’autre problème est lié à la transformation des céréales en biocarburants :
L’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) oblige depuis 2007 les producteurs à consacrer plus du tiers de la production de céréales à la fabrication d’agrocarburants. En dépit de la crise alimentaire qui a secoué le monde en 2008, ainsi que de la forte sécheresse qui a sévi au Texas et dans sud de l’Oklahoma l’an dernier, obligeant les éleveurs de ces deux Etats à abattre une partie de leurs troupeaux, l’administration Obama n’a jamais accordé d’exonération à cette règle. C’est ce que demandent à nouveau les gouverneurs de plusieurs Etats pour faire face à la crise actuelle. Les prix des céréales ont déjà atteint des niveaux record aux Etats-Unis, se répercutant sur la filière élevage, et la production de céréales s’annonce calamiteuse pour l’automne.

Une sécheresse importante est également en train de frapper la Russie, rappelant la situation de 2011 où cette dernière et les Etats-Unis avaient été simultanément touchés.

Le ministre français de l’Agriculture Stéphane Le Foll a pour cette raison mobilisé le Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) le 27 juillet car « la forte augmentation des prix des céréales et du soja devient une préoccupation majeure au plan mondial », selon un communiqué du ministère.

Cet organe d’information mis en place à l’échelle internationale en 2011 par le G20 n’a cependant pas grand pouvoir, sinon celui d’observer la situation et d’intervenir auprès des pays producteurs pour les décourager à suspendre leurs exportations en cas d’une baisse de leur production. Ainsi, la logique de libre-échange des dernières décennies doit prévaloir en toutes circonstances, peu importe si les famines provoquent des émeutes alimentaires dans les pays les plus fragilisés.

LaRouche a réitéré, aux Etats-Unis, son appel pour la mise en œuvre du programme d’aménagement hydraulique continental NAWAPA ; couplé à la restauration de Glass-Steagall de Franklin Roosevelt pour obliger les banques à prêter à l’économie réelle et couper les vivres aux spéculateurs ; et à un système de crédit productif public pour financer les grands projets nécessaires.

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Vos commentaires

  • Le 13 août 2012 à 16:29
    par Chantal

    Petite souris n’avait donc pas embarqué pour Mars ? Cela doit être tragique.

    Travailler la terre ou s’envoyer en l’air, il faut choisir. L’argent mis dans l’espace ne rapporte que des miettes, que l’on commence à ce recevoir sur la tronche, tandis que l’argent investit dans l’agriculture intelligente, nourrit son monde.

    Les petites souris ne devraient pas trouver la terre trop basse, et regarder les étoiles, ça va un moment.

    • Le 13 août 2012 à 17:04
      par Bertrand Buisson

      Notez tout de même que sans les satellites, par exemple, il n’y aurait pas d’agriculture moderne.

      Donc ce ne sont pas des miettes (en comptant aussi la médecine, l’électronique, les télécommunications, etc.) et l’on a pas à "choisir", à moins d’être partisan d’une austérité brutale contres les hommes.

    • Le 13 août 2012 à 21:14
      par om

      chère chantal,
      on peut très bien travailler la terre et s’envoyer en l’air...Non on a pas à choisir ! curiosity à couté 2 milliards cinq, c’est vrai mais l’entretient de l’armée des états unis coute 1 milliard par mois alors tu vois il y a de la marge. Aller sur Mars c’est travailler pour la terre ; à long terme il est vrai, alors tu vois il arrive que les petites souris voient plus loin que le bout de leur nez. Si l’on partait de ton principe "terre à terre" on aurait jamais fait voguer un seul navire en dehors de l’europe...bref évitons qu’on s’enterre...

    Répondre à ce message

  • Le 7 août 2012 à 13:48
    par Naullay

    On dirait que "tout est fait" pour créer en 2012, une double catastrophe : financière et alimentaire.
    Ce contexte est évidemment favorable à des "pouvoirs d’exception" (lois martiales) attribués aux gouvernements face à une situation de crise (comme après le 11 septembre 2001, Patriot act, invasion de l’Afghanistan...).
    Notons que les E-U qui ont des moyens militaires aériens considérables ne sont pas en mesure d’avoir une flotte digne de ce nom d’avions citernes pour combattre les incendies...Notons que les aléas climatiques semblent décidément se conjuguer pour créer une situation de chaos alimentaire, entre inondations par ci et sécheresses par là.
    Il me semble que le programme de la CFR (Conseil des Relations Etrangères) attribuait une importance stratégique à la maîtrise de l’Arme Climatique...On pourra rajouter l’Arme Alimentaire, déjà pratiquée jadis avec l’Irak, "Pétrole contre nourriture".

    Les "pouvoirs secrets", les spéculateurs et manipulateurs des "marchés", les "fauteurs de guerre" ne sont certainement pas une affabulation, mais une réalité.
    Il suffit de se poser la question "à qui profite cette situation".

    Répondre à ce message

  • Le 6 août 2012 à 18:55
    par petite souris

    "la forte augmentation des prix des céréales et du soja devient une préoccupation majeure au plan mondial »
    Not’ministre a raison.
    Mais que compte-t-il faire pour que les gens dont les revenus n’augmentent pas puisse continuer à se nourrir ?

    S’il ne fait rien, des enfants, en France et dans d’autres pays européens, ne mangeront pas à leur faim cet hiver, des adultes aussi.
    Il le sait.
    S’il n’a pas de pouvoir, à quoi sert-il ?
    S’il ne fait rien, alors il ne sert à rien.

    Répondre à ce message

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