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Une nouvelle crise de la zone euro : les élites ont la peur au ventre

La rédaction
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Face à l’excitation des derniers jours sur la récente croissance du PIB de la zone euro d’un fracassant 0,2 %, le commentateur financier du Daily Telegraph Jeremy Warner écrit le 12 août que contrairement à ceux qui rêvent que l’économie britannique pourrait bénéficier de la « fin de la crise » européenne, la réalité est que la bombe de la dette peut exploser « à tout moment ».

Warner reprend les éléments d’un récent rapport de la Royal Bank of Scotland, qui indique que les banques de la zone euro doivent se débarrasser de non moins de 3200 milliards d’euros d’actifs douteux (équivalant en gros au PIB annuel de l’Allemagne), afin de se mettre en conformité avec les nouvelles normes internationales sur les capitaux propres.

Qu’est-ce qu’une reprise, demande-t-il également, lorsqu’un rapport du Fonds monétaire international (FMI) prévoit que le taux de « chômage structurel » en Europe restera accroché à 10,1 %, même une fois lancée la reprise, alors qu’il n’était que de 7,4 % avant la crise ? Sa conclusion : « Le mieux que l’on puisse dire à propos de la crise de la zone euro est qu’elle est seulement en veille. A tout moment, elle peut éclater à nouveau. »

Quels pourraient être les éléments déclencheurs ? Un gouvernement qui tombe en Italie, en Espagne ou bien au Portugal, ce qui pourrait arriver à tout moment.

Pour ceux qui croient qu’après les élections du 22 septembre en Allemagne, une chancelière Merkel reconduite à son poste donnerait instantanément son aval à la mutualisation des dettes et à tous les autres montages en discussion pour sauver la zone euro, « ce ne sont là que des fantasmes », estime-t-il, car cela serait une véritable révolution, contraire à la nature prudente de Merkel.

Un blog anglo-grec spécialisé sur les questions financières intitulé le Slog rappelle de son côté que les mécanismes de renflouement internes (bail-in) préparés dans l’urgence ne sont qu’un indice de la peur des élites de voir émerger d’ici début septembre la faillite d’une banque de premier plan. Ainsi, ce qu’on nous présente comme un plan soigneusement préparé pour une crise purement hypothétique « est tout-à-coup devenu une question d’urgence ».

La liste des grandes banques qui peuvent rendre l’âme a de quoi inquiéter : à part le système bancaire espagnol ou portugais, tous les deux plombés par des milliards d’actifs toxiques à cause des bulles immobilières, une liste de grandes banques dont en pôle position Barclays, Deutsche Bank et Société Générale, suivies de Royal Bank of Scotland et la Banque coopérative britannique.

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