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Varoufakis : la Grèce pourra payer le secteur public, mais pas la dette

La rédaction
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Dans une entrevue à la radio Alpha, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a déclaré que son gouvernement sera en mesure de payer les employés du secteur public, mais pas la dette. « Nous n’aurons pas de problèmes de liquidité pour le secteur public. Mais nous aurons définitivement des problèmes à effectuer les paiements au FMI dans l’immédiat, et à la BCE en juillet prochain », a-t-il expliqué.

Même s’il n’a pas donné de chiffres, Reuters rapporte que les paiements sur les intérêts ce mois ci devraient s’élever à 2 milliards d’euros environ, et qu’un prêt de 1,6 milliards accordé par le FMI doit arriver à échéance en mars. 7,5 milliards d’euros en obligations souveraines détenues par la BCE doivent également arriver à maturité en juillet et en août.

A en juger par la déclaration du ministre, il semble que les priorités soient désormais claires, lorsqu’il s’agit de décider qui sera payé en premier. Varoufakis a également déclaré hier qu’il souhaite voir débuter dès maintenant les discussions sur la réorganisation de la dette, et espère qu’elles comprendront des échanges de titres (bond swaps) qui permettront de « réduire de manière significative la dette » due aux créditeurs institutionnels.

Ceci a bien sûr causé une grande consternation chez les euro-requins, à commencer par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble. Commentant à la radio SWR2 l’accord récent entre les autorités européennes et le gouvernement grec, celui-ci a déclaré : « Il reste à voir maintenant si on peut croire les assurances du gouvernement grec ou non. On doute beaucoup de cela en Allemagne, et il faut le comprendre. »

Plus tôt dans la journée, Varoufakis était interrogé par Charlie Hebdo, et il a comparé les promoteurs européens du renflouement bancaire aux médecins médiévaux :

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Au moyen-âge, les médecins prescrivaient la saignée aux patients, ce qui conduisait souvent à une détérioration de leur condition. Ils persistaient malgré tout à prescrire la même chose. Ceci illustre parfaitement l’attitude actuelle de l’UE : plus les politiques d’austérité échouent, plus elles sont appliquées.

« Syriza s’est vu attribuer un rôle dans les vicissitudes de l’histoire, ainsi que le triste honneur de réparer les dommages infligés au pays par les partis et les institutions associés au système », a-t-il poursuivi, déclarant que si les gouvernements pro-européens comme ceux qui l’ont précédé en Grèce continuent « à étouffer les gens qui les ont élus et les poussent au désespoir, alors les seuls qui en profiteront seront les fanatiques, les racistes et les nationalistes, ainsi que ceux qui vivent de la haine. »

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