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Verhofstadt et les euro-impérialistes veulent un nouveau traité européen

La rédaction
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Afin de soumettre les pays membres à leur nouvel Empire, les autorités européennes prévoient de convoquer une Convention au printemps 2015, qui sera chargée de rédiger un nouveau traité pour remplacer le traité de Lisbonne.

L’un des projets les plus en vue est la proposition du Groupe Spinelli/Fondation Bertelsmann, intitulée « Loi fondamentale ». Le texte, datant d’octobre 2013, a été peu remarqué jusqu’à présent, car, démocratie oblige, il faut l’acheter pour le lire !

Mais son principal protagoniste, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt (également candidat des libéraux à la présidence de la Commission européenne), n’en cache pas le contenu. L’objectif est de déléguer encore plus de pouvoirs à l’UE : « Les gens râlent contre le déficit de démocratie dans l’UE – alors qu’elle pâtit plutôt d’un déficit de gouvernement. » Autrement dit, oubliez la démocratie, car la priorité est à la construction de l’Empire.

La Loi Fondamentale, un texte de 300 pages, propose à l’UE de faire un « pas décisif et assumé » dans une « direction fédérale ». La Commission serait transformée en un véritable gouvernement, et le Conseil de l’UE (à ne pas confondre avec le Conseil européen, formé des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats membres) perdrait une partie de ses attributions au profit de la première.

Jusqu’ici, c’est bien le Conseil de l’UE qui coordonne les grandes orientations des politiques économiques, signe des accords avec d’autres pays, approuve le budget annuel, définit la politique étrangère et de défense et coordonne la coopération entre les tribunaux et les forces de police des États membres. C’est également le Conseil de l’UE qui adopte, aux côtés du parlement européen, les lois proposées et élaborées par la Commission.

Si on ne sait pas encore quelles attributions seraient transférées du Conseil de l’UE à la Commission, les promoteurs du texte proposent d’abolir la présidence semestrielle tournante, car seul le « Conseil des Affaires étrangères » est actuellement doté d’un président permanent. [1] Le « Conseil de l’UE », qui réunit les ministres des pays membres, est en effet une entité juridique unique qui se réunit en dix formations différentes, en fonction des sujets traités (environnement, justice, agriculture, renflouements bancaires) et dont les réunions sont présidées par le ministre concerné issu du pays assurant la présidence tournante de l’UE. Pour affaiblir l’influence des Etats, le Groupe Spinelli propose donc d’abolir la présidence tournante de l’UE et que soit nommé à chaque réunion du Conseil de l’EU un président.

L’UE obtiendrait également la capacité de lever l’impôt pour financer ses politiques, avec un budget séparé pour la zone euro. Le groupe Spinelli suggère malgré tout, pour donner une apparence d’avancée sur la voie de la démocratie, que certains députés soient élus sur des listes transnationales.

L’exigence du principe d’unanimité qui rend trop difficile tout changement de traité serait abolie, ouvrant la voie à une série de modifications rapides vers une fédération impériale à part entière.

La dette souveraine des Etats membres serait mutualisée, et la BCE se verrait attribuer plus de pouvoir, y compris celui d’une expansion monétaire illimitée.

Le Groupe Spinelli au service de l’Empire

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Le groupe Spinelli, qui regroupe une centaine d’eurodéputés, a été fondé en 2010 par Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit. Il se réclame des idées d’Altiero Spinelli, le fondateur du Mouvement fédéraliste européen. Soulignons que Guy Verhofstadt, dont le surnom est « baby Thatcher », est l’un des promoteurs les plus actifs du putsch néo-nazi à Kiev. Il s’était rendu sur le Maidan quelques heures avant le putsch pour y prendre la parole. Dans une vidéo on le voit promettre à tous les Ukrainiens qu’ils pourront se rendre dans l’UE sans le moindre visa !

Lors de la présentation d’un livre (publié uniquement en néerlandais) sur « Le nouvel âge des Empires à venir », l’ancien premier ministre belge déclarait, selon le site Belge lavenir.net, que « nous devons à nouveau nous préparer à une ère des Empires. Je sais que "Empire" n’est pas un mot sympathique - je ne suis pas nostalgique de la double monarchie austro-hongroise -, mais il faut parvenir à quelque chose de multinational, un nouvel agencement du monde au-delà des Etats nations, car ceux-ci ne peuvent plus appréhender les problèmes de cette époque ».

Finissons-en avec les euro-impérialistes :
le 25 mai, je vote grec !


[1La baronne Catherine Ashton, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

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