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Ukraine : Vitrenko interpelle le Parlement européen sur son soutien aux néo-nazis

La rédaction
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Hier, à la tête d’une délégation de responsables ukrainiens co-signataires de l’appel du 25 janvier mettant en garde contre le danger d’un coup néo-nazi, la dirigeante du Parti socialiste progressiste d’Ukraine (PSPU), Natalia Vitrenko, s’est rendue au Parlement européen de Strasbourg.

D’abord, lors d’une conférence de presse, organisée dans le cadre du premier discours de Milos Zeman au Parlement européen en tant que président tchèque, Vitrenko a été la première invitée à poser une question. Son intervention tranchée a marqué les esprits et la télévision tchèque rapporte ses propos :

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Natalia Vitrenko lors de sa propre conférence de presse, dénonçant l’emprise des mouvement néo-nazis sur l’Euromaidan.

Je suis Natalia Vitrenko, la dirigeante d’un parti d’opposition de gauche en Ukraine. Je suis dirigeante d’un parti contre lequel les nazis ukrainiens ont déjà organisé des campagnes de violence visant à m’éliminer physiquement, ainsi que les membres de mon parti. Aujourd’hui en Ukraine, les bureaux de partis politiques sont incendiés un peu partout à travers le pays, et les gens qui y travaillent sont assassinés. Les domiciles de politiciens qui sont sujet à la désapprobation sont également incendiés. Les membres élus de notre parlement national et autres instances locales sont passés à tabac, de manière à les obliger à céder aux demandes des terroristes et néo-nazis de Secteur droit, participant à l’Euromaidan. Dans les faits, les néo-nazis ont mis en place leur régime.

Alors que Vitrenko tentait de finir sa question, les orateurs au podium ont commencé à s’agiter, le président Schulz demandant une traduction de ce qu’elle était en train de dire. Le président tchèque Zeman, qui parle également le russe, fut le premier à répondre, déclarant :

Premièrement, je n’ai pas compris votre question, car il ne s’agissait pas d’une question. Mais permettez-moi de dire ceci, car j’ai visité l’Ukraine il y a quelques mois. J’ai également rencontré le président Ianoukovitch. Il avait promis que l’Ukraine signerait l’Accord avec l’Union européenne. Et les promesses doivent être tenues. Sa promesse n’a pas été tenue. Voilà.

La couverture médiatique tchèque s’est terminée là-dessus, au moment où Schulz demandait au président tchèque de ne pas parler russe puisque les autres présents ne pouvaient pas comprendre. Selon l’agence UNIAN, le dialogue s’est poursuivi avec une traduction en anglais.

Même si Vitrenko s’était présentée comme politicienne et non comme journaliste, Schulz lui a permis de poser une question comme faveur spéciale étant donné les circonstances en Ukraine hier. Sa question fut :

Est-ce que Secteur droit représente les valeurs européennes, et les partis néo-nazis ne devraient-ils pas être bannis en Ukraine ?

D’après l’agence de presse ukrainienne UNIAN, Zeman a répondu :

Des deux côtés, il n’y a pas eu que des manifestants pacifiques, mais aussi des radicaux. Il y a eu une escalade des tensions politiques. Je ne peux exclure la possibilité que certains des manifestants n’étaient pas seulement des radicaux de droite, mais pro-nazis. En particulier des partisans de Stepan Bandera. Mais je ne crois pas qu’ils aient pris le dessus. »

Schulz a ajouté : « L’UE fera tout son possible pour qu’un dialogue ait lieu impliquant tous les côtés, de manière à arriver à un résultat pacifique, stable et démocratique en Ukraine. Mes informations sont que même des membres de Svoboda ont été inclus dans ce dialogue. Je n’ai rien à dire sur le fait qu’ils soient néo-nazis ou non. Je pense que vous avez fait des déclarations sérieuses et je vais les vérifier. Mon sentiment est que nous devrions intégrer tout le monde dans le processus, pour trouver une solution à la crise.

Les propos de Martin Shultz ont de quoi choquer puisque des résolutions antérieures de ce même Parlement condamnaient les mouvements politiques néo-nazis en Ukraine. En 2010, le Parlement européen avait déclaré que celui-ci :

Regrette vivement la décision du président ukrainien sortant, Victor Iouchtchenko, d’accorder à titre posthume à Stepan Bandera, chef de l’organisation nationaliste ukrainienne OUN qui collabora avec l’Allemagne national-socialiste, le titre de « héros national de l’Ukraine »

Ce même Parlement a déclaré dans une résolution adoptée le 13 décembre 2012, qu’il :

S’inquiète de la montée du sentiment nationaliste en Ukraine, qui s’est traduit par le soutien apporté au parti « Svoboda », lequel se trouve ainsi être l’un des deux nouveaux partis à faire son entrée à la Verkhovna Rada ; rappelle que les opinions racistes, antisémites et xénophobes sont contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Union européenne et, par conséquent, invite les partis démocratiques siégeant à la Verkhovna Rada à ne pas s’associer avec ce parti, ni à approuver ou former de coalition avec ce dernier.

Conférence de presse

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Natalia Vitrenko avec l’eurodéputé italien Claudio Morganti lors de la conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

Vitrenko, accompagné du syndicaliste Volodymyr Marchenko et du chef du Parti Kiev Rus, le colonel Valeri Sergachov, ont tenu leur propre conférence de presse à Strasbourg plus tard dans la journée.

Plusieurs médias y ont assisté. La conférence de presse, sous le titre « Ukraine, comment éviter un affrontement global », était parrainée l’eurodéputé italien Claudio Morganti du groupe L’Europe de la liberté et de la démocratie. Vitrenko a également été interrogée par trois chaînes de télévision, dont Euronews et la Rai italienne.

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