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Elizabeth Warren à Obama : trop c’est trop !

La rédaction
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La sénatrice Elizabeth Warren défend le retour au Glass-Steagall Act de Roosevelt.
Crédit : Weaselzippers.us

Il n’y a pas que les excités du Tea Party pour dénoncer le bilan calamiteux du Président Barack Obama. Suite à la défaite cuisante des candidats démocrates aux élections de mi-mandat du 4 novembre, certains ténors démocrates exigent d’Obama qu’il change sa politique économique, notoirement dictée par Wall Street.

C’est le cas de la sénatrice Elizabeth Warren, initiatrice de la proposition de loi pour un « Glass-Steagall du XXIe siècle », actuellement en suspens au Sénat. Dans un récent discours devant l’influent Center for American Progress, elle a rappelé les principales réalisations du New Deal de Franklin Roosevelt, notamment la séparation stricte des banques pour défendre les citoyens.

Dans un article intitulé « Trop, c’est trop ! », publié le 19 novembre dans le Huffington Post, la sénatrice déplore l’omniprésence de représentants de Wall Street dans le gouvernement Obama. Pour réagir, elle annonce qu’elle va rejeter la nomination d’Antonio Weiss au poste de sous-secrétaire au Trésor pour les affaires financières domestiques. Weiss s’occupe actuellement des investissements mondiaux du géant bancaire Lazard, en tant qu’expert dans les fusions et acquisitions à l’échelle internationale. « Ni son profil ni son expérience professionnelle ne lui donnent les compétences pour devenir responsable national de la protection des consommateurs et des mesures de régularisation au département du Trésor », écrit Warren.

Pour sa part, l’ancien secrétaire au Travail de Bill Clinton, Robert Reich, a commenté la défaite des démocrates dans une lettre ouverte publiée le 19 novembre. Loin de la reprise promise par Obama, écrit-il, le revenu moyen des ménages est en chute libre et la plupart des emplois créés sont à temps partiel.

Pour changer la donne, Reich propose les mesures suivantes : hausse du salaire minimum, de meilleures écoles, paiement des congés parentaux et maladie, crèches pour les familles ouvrières ; rétablissement de la loi Glass-Steagall, investissements dans l’infrastructure, etc.

Reich constate amèrement que l’argent prend l’ascendant sur la démocratie aux États-Unis. Ce problème a également fait l’objet d’un commentaire publié récemment par Dana Timothy Milbank dans le Washington Post. Il y souligne que la sénatrice Warren est très populaire et que ses arguments sont justes, mais qu’elle a très peu de chance de gagner une campagne présidentielle, parce qu’elle n’en a pas les moyens financiers...

Plus que jamais, fait remarquer Milbank, les élections aux États-Unis s’achètent, elles ne se gagnent pas. Et l’argent nécessaire provient des sociétés et des grandes fortunes. Si vous vous dressez contre ces sociétés, vous perdez cet argent... et l’élection.

En effet, dans les élections de mi-mandat début novembre, presque quatre milliards de dollars ont été dépensés, dont près de 70 % viennent de sources occultes, désignées poliment comme des « intérêts associés aux monde des affaires ».

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