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L’appel à la paix du Patriarche Cyrille et du Pape François

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Crédit : Reuters

C’est à la Havane, Cuba, le 12 février, que la rencontre historique entre le Pape François, chef de l’église catholique et le Patriarche Cyrille, chef de l’Église Orthodoxe russe, a eu lieu.

Cette rencontre, la première entre les deux églises depuis le grand schisme de 1054, n’est pas seulement un véritable séisme dans le paysage religieux, mais une initiative politique majeure.

C’est le point de départ d’une grande et très ambitieuse stratégie, un jeu à trois ou quatre bandes ayant pour objectif la paix mondiale, la défense de chrétiens d’orient, menacés d’extinction au Moyen-Orient, la paix en Ukraine où les deux églises sont appelées à se rapprocher, ainsi que la réunification derrière cette stratégie des pays du Sud.

« Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée de chemins entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest », lit-on dans ce document de trente points rendu public à l’issue de la rencontre. « De cette île, symbole des espoirs du ’Nouveau Monde’ et des événements dramatiques de l’histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d’Amérique latine et des autres continents ».

Les deux responsables religieux se réjouissent aussi, au point trois, du fait que s’étant rencontrés « loin des vieilles querelles de ‘l’Ancien monde’, nous sentons avec une force particulière la nécessité d’un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au moins de l’espérance qui est en nous ».

Le document revient, bien sûr, sur les causes du grand schisme, « les blessures causées par des conflits d’un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l’explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois personnes – Père, Fils et Saint Esprit ». Ils se disent déterminés à « surmonter les divergences historiques, mais aussi à répondre « ensemble aux défis du monde contemporain ».

« Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution, (...) au Proche Orient et en Afrique du Nord, où les Chrétiens sont exterminés par familles, villes et villages entiers ». Ils observent « avec douleur l’exode massif des chrétiens de la terre d’où commença à se répandre » la foi chrétienne.

Le Pape François et le Patriarche Cyrille appellent vigoureusement :

La communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l’éviction des chrétiens du Proche Orient. (…) Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. (...) Ils adressent aussi, un fervent appel à toutes les parties (...) impliquées dans les conflits à s’asseoir à la table des négociations.

Un appel est lancé aussi en faveur du « dialogue interreligieux », notant que les différences dans les doctrines « ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde ».

Ils dénoncent, par ailleurs :

Toutes les tentatives de justifications d’actions criminelles par des slogans religieux, notant qu’aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu.

« Nous ne sommes pas concurrents, mais frères », dit aussi le texte qui incite les deux églises à travailler ensemble, tout en spécifiant que l’unité ne sera pas retrouvée par la méthode de « l’uniatisme », où une communauté est détachée d’une église pour la rattacher à une autre.

C’est dans ce contexte que les deux dirigeants religieux déplorent « la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d’innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire ».

Et le texte se fait volontaire : « Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Églises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit ».

Au moment où la guerre est à nos frontières et frappe aux portes de l’histoire, voilà une initiative audacieuse qui peut écarter le scénario du pire. Et le monde politique ?

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