Brèves
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 



































 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
››››  TOUS LES FOCUS...

 
dernières brèves
 
 

 
22 juillet 2008   14h22
Paris mettra-t-elle la BCE en laisse ?

21 juillet 2008   17h15
Panique bancaire (secrète) à Londres

21 juillet 2008   15h25
Les éoliennes : ça va vous coûter cher

 
 



››››
  toutes les brèves...
 
 
envoyer à un ami
version imprimable
Brèves /
Qui sabote les entretiens avec l’Iran ?
20 février 2007 - 00:00


Le négociateur iranien du dossier nucléaire, Ali Larijani, était à Munich pour la conférence sur la Sécurité (9-11 février), où il a rencontré aussi le ministre allemand des Affaires étrangères Frank Walter Steinmeier et le chef de la politique étrangère de l’UE, Javier Solana. De là, il s’est rendu à Berne pour y rencontrer le président suisse Calmy-Rey. Aussi bien l’Iranien que ses interlocuteurs se sont dits optimistes sur les chances de relancer les entretiens. Un article paru dans le Neue Zuericher Zeitung du 13 février laissait entendre que la Suisse pourrait médier des entretiens entre Washington et Téhéran (comme les Etats-Unis n’ont pas d’ambassade en Iran, les Suisses font office d’intermédiaire). Selon l’agence de presse iranienne IRNA, le gouvernement iranien n’a pas vu la proposition, mais le Tehran Times affirmait que, selon le ministre des Affaires étrangères Mohammad Ali Hosseini, cette proposition prévoit la reprise des discussions à condition que l’Iran suspende l’alimentation de ses centrifugeuses avec du gaz UF6. Ceci pourrait expliquer pourquoi le président iranien Ahmadinejad n’a pas annoncé d’autres percées dans le programme nucléaire à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution.

Deux informations sont ensuite parues dans la presse indiquant des ingérences américaines et britanniques pour empêcher les entretiens. D’abord, le Financial Times du 13 février a publié un article « à sensation » à propos d’un document, apparemment préparé par Robert Cooper pour le bureau de Solana, affirmant que l’Iran aura, un jour, la capacité de construire une bombe. Sous-entendu, il est inutile de négocier.

Le NZZ du 17-18 février a ensuite publié un article explosif sur la manière dont le gouvernement Bush-Cheney avait saboté une tentative iranienne, médiée par les Suisses, de surmonter le conflit politique. L’offre avait été faite en 2003 par l’ambassadeur suisse en Iran, Tim Guldimann, qui avait rencontré Sadegh Kharrazi, ambassadeur iranien à Paris, également neveu du ministre des Affaires étrangères et gendre du fils de l’ayatollah Khamenei. Tous deux avaient travaillé sur une « feuille de route » pour un rapprochement entre Washington et Téhéran. « Tous les points contentieux ont été mis sur le tapis », écrit le quotidien de Zurich. L’Iran devait se déclarer prêt à négocier son programme nucléaire, à coopérer dans la lutte contre le terrorisme, à cesser son soutien au Hamas et à d’autres groupes militaires, et à reconnaître Israël. Les Etats-Unis, pour leur part, devaient reconnaître le régime de Téhéran ainsi que les intérêts iraniens dans la sécurité régionale, lever les sanctions, extrader des membres du MKO et permettre l’accès à des technologies de pointe étrangères.

L’offre aurait été acceptée par le président de l’époque, Khatami, et son chef de la diplomatie Kharrazi, alors que Khamenei aurait été « entre 85 et 90 % favorable à l’idée ». Lorsque Guldimann arriva à Washington le 4 mai 2003 pour transmettre l’offre, quelqu’un dans l’administration Bush la divulgua à la presse. Les Etats-Unis refusèrent d’y répondre.

A la lecture de l’article du NZZ, il est clair que Washington rejetterait toute offre iranienne aujourd’hui encore. En fait, depuis 2003, à chaque fois que l’on aborde l’offre de Guldimann, la réaction américaine se fait plus hostile. Lors d’un point de presse, le 15 février, le porte-parole du département d’Etat, McCormack, a indiqué que l’initiative suisse était « non professionnelle, non transparente et arrogante ». Lorsqu’un journaliste lui a demandé s’il considérait la Suisse comme une liaison fiable, il n’a pas répondu, mais il a noté que l’intermédiation suisse n’existait pas pour formuler la politique, mais « pour échanger des notes diplomatiques ».

 
 
 

 
 
 
 

 
Suivre la vie du site  RSS 2.0
  |    |  
  |  
SPIP   |   Hébergement professionnel Celeonet


Statistiques des visites :
683 aujourd'hui
2298 hier
1419291 depuis septembre 2004