6 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) - Si le G20 de Londres a été présenté comme le grand succès du consensus international autour de la crise, la réalité est que les remèdes adoptés sont encore plus fous que le système qu’ils entendent réparer. Comme l’a dit LaRouche le 2 avril : « C’est un remède qui achève le malade », les déclarations du G20 sont les « confessions d’une assemblée de malades mentaux ».
Le communiqué final du G20 annonce 5000 milliards de dollars d’« expansion fiscale concertée », d’ici fin 2010. En d’autres termes, « on va faire marcher la planche à billet ».
D’autre part, le FMI, dont les tristement célèbres thérapies de choc sont responsables de la misère des populations du Sud, il voit ses moyens tripler, de 250 à 750 milliards de dollars, avec en plus le droit d’émettre 250 milliards de dollars en DTS (Droits de Tirage Spéciaux) - sa propre monnaie. Dominique Strauss Khan a confessé : « Cela revient aussi à faire fonctionner le FMI presque comme une banque centrale »… mondiale.
« C’est une révolution de l’ordre financier mondial », explique l’éditorialiste du Telegraph Ambrose Evans Pritchard, porte-voix de la City de Londres. « Les dirigeants du G20 ont activé le pouvoir du FMI à créer de l’argent et à lancer un ‘assouplissement quantitatif’ mondial. Ce faisant, ils mettent de facto en place une monnaie mondiale. Elle est hors de contrôle de toute entité souveraine », écrit-il.
Si certains saluent cette initiative parce qu’elle mettrait un terme à la domination du dollar, demandons-nous s’il est plus sain de confier le commandement au très respectable FMI. D’ailleurs, l’idée d’une monnaie mondiale n’était-elle pas celle de l’impérialiste britannique John Maynard Keynes ?
Pire, la mise en place de cette nouvelle monnaie de référence aurait pour conséquence de couler le dollar et les Etats-Unis, dont la dette globale est probablement équivalente au PIB mondiale. Ce qui ne manquerait pas de déclencher un effondrement en chaîne de tout ce qui reste de l’économie mondiale.
Si l’ensemble des dirigeants mondiaux semblent vouloir se débarrasser de cette « crise » sans lui faire face, pour pouvoir mieux retourner à leur train-train, un adulte peut aisément comprendre qu’il est temps de se battre et d’enterrer ce système.











