21 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) - Lors d’un discours prononcé le 18 avril, l’ancien dirigeant de la Réserve fédérale Paul Volcker s’en est pris directement à la politique de la planche à billets de Ben Bernanke, qui a plombé le bilan de la banque centrale d’au moins 2100 milliards de dollars, dont une montagne de titres douteux et toxiques.
Au cours des dernières semaines, Paul Volcker a appelé à rétablir une forme de loi Glass-Steagall pour empêcher les banques de dépôts de pratiquer des activités spéculatives. Cela suffirait à expliquer pourquoi le Président Obama a cédé aux pressions des amis de Summers en éliminant Volcker du rang des conseillers économiques les plus proches du Président.
Ceux-ci n’ont certainement pas apprécié ses derniers propos du 18 avril, où il annonça que le Congrès « va probablement revoir l’autorité accordée à la Fed, suite à l’expansion de ses actifs. Je ne pense que pas que le système politique puisse tolérer le degré d’activité que la Réserve fédérale, de concert avec le Département du Trésor, a engagé. (…) Je pense que, pour le meilleur ou pour le pire, nous sommes arrivés au point où, après tout ce qui arrivé depuis un an, la loi sur la Réserve fédérale va être révisée. »
Non seulement il faut restaurer le Glass-Steagall Act, dont la création en 1933 scella la victoire de Roosevelt sur Wall Street, mais il faut faire fermer la Réserve Fédérale et y substituer un système de banque nationale hamiltonienne proposé par LaRouche, dans la tradition de la constitution américaine.
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