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L’escroquerie fasciste « d’empreinte écologique »
1er mai 2009 - 17:57
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1er mai 2009 (Nouvelle Solidarité) — Si les propos récents du député vert de Paris Yves Cochet ont suscité, à juste titre, l’indignation, peu sont ceux qui osent s’élever contre le principe du calcul de « l’empreinte écologique ».

Constatons d’abord que Cochet est un adepte de la secte de « l’empreinte écologique ». Le 20 janvier, avec Noël Mamère, Martine Billard et François de Rugy, il avait présenté en première lecture une proposition de loi cherchant à imposer la réduction de l’empreinte écologique de la France. (voir ci-dessous)

De quoi parle-ton ? L’empreinte écologique prétend quantifier l’impact de l’activité humaine sur la nature en établissant une équivalence entre une superficie et les ressources nécessaires à un individu, une région, un pays ou l’humanité tout entière. Pour vivre, l’homme consomme des ressources. Cependant, nous dit-on en introduisant l’escroquerie malthusienne, « tout va bien tant que nous ne prenons que ce que la terre peut nous fournir ». Comment savoir si nous consommons trop ? C’est à cette question que prétend répondre cet indice en définissant la surface qu’il faut pour produire vos ressources et éliminer les déchets qui en résultent. Dans un véritable révisionnisme de l’histoire de l’humanité – qui a toujours réussi, grâce à la créativité humaine, à surmonter les limites des ressources – les malthusiens affirment leur certitude sur l’absolue limitation des ressources. Comme le disait Cochet devant l’Assemblée nationale : « L’une des vertus de l’empreinte écologique est de nous apprendre que le monde est fini, qu’on ne peut pas ad infinitum en extraire des ressources… ».

D’après le site Agir21, une des associations appartenant au Global Footprint Network, le réseau d’associations coalisé par le WWF pour faire passer ce concept, la moyenne mondiale se chiffre en gros à cinq terrains de foot par individu. Un terrain de foot faisant 100m sur 50m ( ½ ha), cela donne donc 2,5 hectares par terrien. Cependant, aux Etats-Unis et en Europe, c’est-à-dire là où les gens ont accès à l’eau, à l’électricité, aux engrais, aux semences, etc., c’est le double, voire beaucoup plus.

Alors, où en est la planète ? D’après la newsletter Empreinte écologique du WWF, l’empreinte écologique de la terre a plus que doublé en 45 ans et a dépassé dans les années 1980 « la biocapacité » de la planète. En 2005 l’empreinte écologique de l’humanité s’évalue à 17,4 milliards d’hectares, c’est-à-dire près de 30% au-dessus de « la biocapacité totale », limite ultime de la planète que le WWF chiffre à seulement 13,4 milliards d’hectares ! [*]

Une fois admis le grand mensonge que nous sommes trop nombreux et trop gourmands pour des ressources prétendues limitées, deux solutions s’imposent : réduire de 30% la population mondiale (soit de 2 milliards d’individus !) ou baisser massivement le niveau de vie des pays avancés. Car d’après cette théorie absurde, si ceux qui vivent en Europe abandonnaient l’eau, l’électricité et les engrais, les populations pauvres pourraient survivre. Surtout pas question d’améliorer leur niveau de vie !

L’impact psychologique de telles élucubrations catastrophistes peut s’avérer dévastateur, voire fatal sur des esprits fragiles. www.agir21.org, un site permettant à chacun de calculer « son » empreinte écologique, s’estime d’ailleurs obligé d’annoncer, dès l’ouverture de l’exercice, que « les résultats obtenus pourraient vous choquer et provoquer une réflexion profonde. Le Comité Agir21 décline toute responsabilité en cas de perturbation de l’équilibre mental. Les résultats ne sont qu’une estimation de la réalité. »

Vous l’avez compris, ce calcul de cinglés, qui rappelle en bien des aspects le lebensraum, cet espace vital dont parlaient les nazis pour justifier leur conquêtes territoriales, se fonde sur la combinaison de quatre sortes de folie qui affectent souvent nos polytechniciens d’aujourd’hui :

  1. La folie des physiocrates, pour qui la richesse est produite par la terre et non par les pouvoirs créateurs de l’homme.
  2. La folie de Malthus, un pasteur stipendié pour justifier les pillages de l’Empire britannique en faisant croire à la finitude absolue des ressources.
  3. La folie de Descartes, pour qui un univers vivant est cartographiable en trois dimensions.
  4. La folie de terriens incapables ou refusant d’inclure les ressources du système solaire dans leur rayon d’action. La Lune nous offre des quantités intéressantes d’Helium3, parfait pour les transports de demain sur terre.

Le « co-inventeur » de cet indice est le suisse Mathis Wackernagel. A l’âge de dix ans, reconnaît-il, son père lui montra les courbes vertigineuses du rapport du Club de Rome, Halte à la croissance ?

Installé en Californie, Wackernagel, en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF), a mis sur pied en 2003 le Global Footprint Network (le réseau de l’empreinte écologique).

Rappelons d’abord que le WWF fut fondé par deux esprits pervers : le prince consort Philip, époux de la reine d’Angleterre, qui déclara un jour qu’il souhaiterait, après sa mort, être incarné dans un virus mortel capable de rétablir l’équilibre démographique sur terre, et le Prince Bernhard des Pays-bas, ancien membre encarté des SS et fondateur du club secret Bilderberg.

Ensuite, on peut avoir quelques doutes sur les vrais objectifs de cette association. Wackernagel, tout comme Susan Burns, la directrice « stratégique » du Réseau, siège au conseil consultatif de Portfolio 21, un fonds de pension américain (220 millions de dollars), le premier du genre, qui « vise à contribuer au développement durable en intégrant des critères non financiers dans la gestion de portefeuilles de placement, dans un processus totalement transparent ». Cependant, parmi les actions proposées par Portfolio 21, on trouve notamment IBM, Nokia, ou encore Siemens (les éoliennes ont bon dos) et Sharp Electronics (écrans de téléviseurs… oh pardon, je voulais dire panneaux solaires…)

Parlant aux parlementaires, Yves Cochet présenta cette association comme « l’équivalent de ce qu’est le GIEC pour le climat ». Ensuite, comme l’a signalé Serge Poignant (UMP), « il faut savoir que la méthodologie de calcul est pour l’instant propriété du Global Footprint Network – qui la commercialise… »

Pourtant, de nombreux parlementaires se disent honnêtement intéressés à étudier le concept. Yves Cochet lui-même a d’ailleurs appelé Jacques Chirac à son secours : « En septembre 2002, dans son discours de Johannesburg (…) le président Chirac a ainsi expliqué que, si tous les humains devaient vivre comme les Français, il faudrait deux planètes supplémentaires, c’est-à-dire trois Terres. C’est évidemment impossible. »

Seul Jean Lassalle tenta d’apporter une pointe d’humour en suggérant qu’il faudrait « faire l’empreinte écologique sur la bande de Gaza et sur tous les territoires qui subissent une guerre. En effet, la guerre est due à la famine… (…) J’évoquerai (…) l’empreinte écologique de Nicolas Hulot, qui continue d’une manière éhontée à faire rêver entre Noël et le Jour de l’an à un monde magnifique, extraordinaire, alors que 3 milliards d’êtres humains sur cette planète sont affamés… »

Si le projet de loi de Cochet ne fut pas adopté, d’après Le Monde, Wackernagel fut, lui, très favorablement reçu à Paris début avril « pour rencontrer des statisticiens du ministère de l’Ecologie, de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ainsi que ceux de la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social, créée début 2008 à l’initiative de Nicolas Sarkozy et présidée par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. ».


Yves Cochet dans le texte :

- Ce qu’il a dit : « Il est donc nécessaire de réduire l’empreinte écologique de certains pays : ceux qui ont dépassé leur biocapacité, c’est-à-dire les pays de l’OCDE et notamment la France, qui vit largement au-dessus de ses moyens. L’empreinte écologique d’un Français moyen se situe en effet à 4,9hectares par an et par habitant, contre 2,9 hectares pour le terrien moyen, pour une biocapacité de la planète estimée à 2,1 hectares. Les moyennes mondiale et française se trouvent ainsi respectivement à 30% et 150% au-dessus du niveau qu’il faudrait observer.Baisser l’empreinte écologique de la France est un impératif écologique, mais aussi social et économique. »

L’empreinte écologique, selon Cochet, « possède aussi une vertu pédagogique : tout le monde sait ce que représente un hectare et visualise donc bien la différence entre le Français qui utilise cinq hectares pour vivre et le Burkinabé qui se limite à un demi-hectare. Notre impact sur l’environnement est dix fois plus violent que celui du Burkinabé moyen ! »

- Ce qu’il propose (proposition de loi 1369) :

Art.1. L’empreinte écologique « constitue l’instrument d’évaluation des politiques »

Art.2. « engage la France à diviser par deux son empreinte écologique entre 2009 et 2025. » Cet article implique de réduire de 30 millions de personnes la population française. (On comprend mieux l’idée de « grève du troisième ventre ».)

Art.3. « prévoit que les régions évaluent leur empreinte écologique avant la fin de l’année 2012 »

Art.4. « dispose que les programmes scolaires et universitaires comportent un enseignement relatif à l’empreinte écologique »

Art.5. « prévoit que l’Etat et les collectivités territoriales recourent, dès 2015, à une proportion de 50% de produits issus de l’agriculture biologique pour la restauration collective ainsi qu’à 50% de produits locaux saisonniers ».

Art.6. « oblige, à partir de 2010, l’Etat et les collectivités territoriales à n’acheter que des véhicules dont les émissions de CO2 sont inférieures à 120g/km, lorsqu’il s’agit de véhicules non utilitaires »




Notes:

[*] Le critère de potentiel relatif de densité de population (PRDP) développé par l’économiste américain Lyndon LaRouche, baptisé le « L » par certains scientifiques russes, est l’exact opposé de « l’empreinte écologique ». Seul l’animal est soumis à la dictature de la « biocapacité ». L’homme, par sa créativité, c’est-à-dire la découverte de principes physiques universels, améliore en permanence ses conditions de vie grâce à des technologies nouvelles. Le terme « ressource naturelle » est une fraude car ce sont ces technologies, c’est-à-dire l’homme, qui définissent, pour l’essentiel, ce qu’est une ressource. Ce progrès permet d’accroître en permanence les capacités d’accueil d’un territoire. Les anthropologues estiment que si l’ensemble de l’espèce humaine vivait de chasse et de cueillette, la terre, au-delà de 14 millions d’individus, serait surpeuplée… non pas à cause des « ressources » mais de l’arriération.

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