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Brexit, Trump, Le Pen : donnons un autre projet à la colère qui monte !

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Un bureau de vote américain ? Non, une distribution d’aide alimentaire…
Crédit : Getty

Suicides en série d’infirmières, de postiers, d’agriculteurs et manifestations de policiers en France, Brexit au Royaume-Uni, élection de Donald Trump

Partout, les peuples, confrontés à une « caste cannibale » protégée par un « mur médiatique » à son service, nous disent à quel point ils n’en peuvent plus !

La victoire de Donald Trump est une gifle sans précédent pour les élites occidentales, persuadées jusqu’ici de leur capacité absolue à verrouiller leur pouvoir en faveur d’une mondialisation financière prédatrice, qui a ruiné nos industries et jeté des millions de citoyens dans la précarité.

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Nouvelle Solidarité N° 10/2016 - S’abonner

En élisant Trump, c’est un cri d’agonie que la population américaine, et notamment sa classe moyenne et les plus pauvres, a fait retentir à travers le monde, elle dont la voix politique semblait éteinte depuis des lustres !

Le peuple américain vient d’ouvrir, hélas bien tard, le débat sur les bienfaits supposés d’un libre-échange débridé, l’ouverture des frontières à une immigration de masse et le rôle de gendarme du monde que se sont arrogé les Etats-Unis à la chute de l’URSS, aboutissant à des guerres insensées (Irak, Libye, Syrie, etc.).

Par leur vote, les Américains ont dit clairement non à l’escalade militaire contre la Russie.

Si les médias à la solde des pouvoirs alignés sur Washington ont monté en épingle les insupportables diatribes sexistes et racistes du candidat Trump, ils se sont bien gardés, cependant, de rapporter ses propositions économiques, parfaitement en phase, elles, avec le malaise des électeurs :

  1. retour au protectionnisme, avec renégociation de l’ALENA (Accord de libre échange nord-américain) et fin des accords de libre-échange avec l’Europe (TAFTA) et le Pacifique (TPP) ;
  2. investissement de 1000 milliards de dollars dans les infrastructures aujourd’hui délabrées ;
  3. relance massive du secteur de l’énergie (hydrocarbures, dont schistes, pipelines, nucléaire) ;
  4. réduction massive d’impôts pour les classes moyennes et basses et les entreprises.

Le tout, selon Trump, pourrait aboutir à une croissance annuelle de 3,5 % et à la création de 25 millions d’emplois.

L’insurrection de l’homme oublié

Sans même vouloir comprendre le phénomène de fond, les médias occidentaux ont rapidement tenté d’imposer leur analyse : c’est une Amérique vieille de plus de 45 ans, blanche, croyante, périurbaine, rurale et peu diplômée, ou de villes petites et moyennes, qui a élu Trump. Sous-entendu : une Amérique « réac », « arriérée ». Comme lors du Brexit, quand ce ne sont pas les « écolos bobos » des villes comme Londres qui l’emportent, ça ne peut être que les prolos et ruraux blancs et réacs de Liverpool et de Manchester !

La réalité est tout autre, comme le prouve le score de Trump dans les anciens bassins industriels de la « ceinture de la rouille », Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin, Ohio, Indiana, Illinois. Il doit sa victoire aux classes moyennes et aux ouvriers des villes qui constituaient autrefois les grands bastions du Parti démocrate, là où l’on trouve les principales victimes du chômage et de l’exclusion provoqués par les grands traités de libre-échange.

Par ailleurs, si les populations noires, hispaniques et asiatiques n’ont pas voté en masse pour Trump, elles ne se sont pas pour autant mobilisées en faveur de Clinton, contribuant à sa défaite. C’est le cas des Noirs notamment : seuls 8 % de leurs suffrages ont désigné Trump, confirmant la baisse du taux de participation de ce segment de l’électorat, déjà en baisse de 11,4 % de 2012 à 2016.

Déchéance des classes moyennes

Deux exemples permettent de comprendre le désespoir et la déchéance qui touche les électeurs. D’abord, la hausse dramatique de la mortalité parmi la population « blanche non-hispanique » âgée de 45 à 54 ans, attribuée par un dossier du New York Times du 3 novembre 2015 et par le Washington Post du 22 octobre 2016, à la montée de « la toxicomanie, l’alcoolisme, les maladies chroniques du foie (cirrhose etc.) et le suicide ».

En cause, la consommation d’opiacés délivrés sur prescription médicale, tels l’OxyContyn, surnommé l’héroïne du pauvre, vendus en pharmacie depuis les années 1990. Ils seraient responsables de 500 000 décès entre 1999 et 2013 ! En cause aussi, selon le Washington Post, le sabotage délibéré par le gouvernement Obama de l’action menée par la DEA (agence de lutte contre la drogue) contre les compagnies pharmaceutiques corrompues qui commercialisent ces produits. Le nombre de décès dus aux opiacés de synthèse a augmenté de 79 % entre 2013 et 2014, tandis que le nombre d’ordonnances médicales les prescrivant est passé de 112 millions en 1992 à… 249 millions en 2015 !

Le deuxième exemple est l’échec cuisant de l’Obamacare. Alléchés par les aides distribuées par l’Etat pour fournir une assurance santé minimale à 22 millions d’Américains qui n’en avaient pas, des assureurs privés ont accepté de participer à l’opération. Mais seuls 11 millions de personne ont répondu à l’appel : l’assurance a été boudée par les jeunes qui ont préféré s’en passer.

Résultat, l’Obamacare, qui devait fonctionner grâce à un équilibre entre les grosses dépenses des retraités et celles, plus faibles, des jeunes, s’est retrouvé dans le rouge. Et face à l’importance des pertes, trois grands noms de l’assurance ont quitté le dispositif depuis le début de l’année. Conséquence, des primes en hausse de 25 % pour les assurés, voire 40 % et 60 % dans certains Etats !

Un projet en trompe-l’œil

Si le diagnostic de Trump est souvent juste, les solutions qu’il propose pour relever l’immense défi de reconstruire ce pays restent très loin du compte. Prenons sa mesure phare : la rénovation des infrastructures.

Le mode de financement proposé est une véritable usine à gaz qui fait appel aux PPP (Partenariat public-privé), dont l’expérience prouve que s’ils rapportent gros au privé, ils coûtent souvent très cher à l’Etat et aux usagers, à qui l’on demande de régler la facture par le biais des péages !

Elaboré par deux des principaux conseillers de Trump, Wilbur Ross, un expert en sauvetage d’entreprises en faillite, et l’économiste Peter Navarro, le projet vise à réunir 167 milliards de dollars, venant du privé, pour leur faire atteindre ensuite 1000 milliards par effet de levier. L’Etat interviendrait avec des crédits d’impôt à hauteur de 18 à 20 % du coût du projet.

Les auteurs prétendent cependant qu’il n’en coûterait rien à l’Etat, car à terme, l’activité générée compenserait la dépense via une hausse des recettes fiscales.
Trump compte aussi susciter un effet de « patriotisme économique », en incitant les entreprises américaines délocalisées à rapatrier leurs bénéfices dissimulés à l’étranger, alléchées par la promesse de ne payer que 10 % d’impôt pour se régulariser.

Plus précisément, il compte sur leur participation à son grand projet d’infrastructures. Pour elles, le deal serait parfait, car elles pourraient, en bénéficiant de crédits d’impôts, récupérer les 10 % du coût du rapatriement !

Exit la crise financière ?

Notons que le nouveau Président prétend lancer des projets de 20 ou 30 ans de durée, à un taux d’intérêt stable de moins de 5 %, sans se préoccuper de la menace imminente d’implosion d’un système financier occidental plombé depuis 2008 par des milliers de milliards de dettes impayables. C’est pourtant ce verrou qui bloque tout le système !

Certes, à la veille de l’élection, la campagne de Trump avait verbalement opté pour la loi Glass-Steagall de Roosevelt, soit la séparation stricte entre banques de dépôts et d’affaires, qui doit être le point de départ d’une véritable réforme. Mais va-t-il s’y tenir, alors qu’un an plus tôt, en 2015, il l’avait rejetée ?

C’est pourquoi, avec nos amis du Comité d’action politique de LaRouche (LPAC) aux Etats-Unis, Solidarité & Progrès en France saisira l’occasion que nous ouvrent cette insurrection du peuple américain, ainsi que la colère qui monte de notre côté de l’Atlantique, pour faire enfin adopter l’ensemble de mesures nécessaires à une sortie de crise.

Les 4 principes cardinaux de notre projet

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L’urgence sociale et sociétale peut susciter une union nationale aux Etats-Unis.
Crédit : Reuters

Face au chômage de masse et à la chute du niveau de vie, face à la menace d’implosion du système financier, seuls les « quatre principes cardinaux » suivants, élaborés par notre ami, l’économiste et homme politique américain Lyndon LaRouche, permettront de créer les conditions d’un avenir meilleur.

  1. Séparation stricte entre banques de dépôts et banques d’affaires, suivant les critères de la loi Glass-Steagall adoptée par Franklin Roosevelt en 1933, et de notre Loi de réforme financière de décembre 1945. Cette loi protégera les dépôts des particuliers et des entreprises, et cessera toute protection publique du capital spéculatif ;
  2. Chaque nation doit retrouver sa souveraineté financière et économique et sa capacité d’action, en rétablissant une Banque de la nation, sous contrôle public, en remplacement des banques centrales indépendantes actuelles ;
  3. Ces Banques de la nation devront émettre du crédit productif public, destiné non pas au paiement des dettes ou des frais de fonctionnement, mais à la recherche de pointe et à la construction et la modernisation des infrastructures du pays, créatrices d’emplois ;
  4. Pour redonner à leur population le niveau de croissance nécessaire, les gouvernements doivent orienter leurs investissements vers les projets scientifiques et technologiques à haute productivité et haute densité énergétique, permettant de produire beaucoup plus avec un effort moindre. En bref, privilégier le nucléaire de quatrième génération (fusion, thorium, neutrons rapides, etc.), plus sûr, au détriment des renouvelables.
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