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Agriculture : Fermons le casino financier, arrêtons la casse des prix !

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Alors que s’ouvre aujourd’hui à Paris le 53e Salon internationale de l’agriculture, nos militants y vont à la rencontre des agriculteurs et des visiteurs et y font circuler le texte suivant :

Par Jacques Cheminade, président de Solidarité &Progrès

Contrairement aux partis « responsables » qui se sont soumis, nous avons été les premiers à dire non à la dictature financière du dollar multinational qui s’est mise en place le 15 août 1971, et non à l’Acte unique de la fausse Europe, signé le 17 février 1986. Car c’est à partir de là que le démantèlement de notre agriculture a été programmé. Il ne s’agit ni d’un accident ni d’une erreur, mais d’un fait voulu dans un marché livré aux spéculateurs internationaux, aux propriétaires d’exploitations gigantesques et à la grande distribution.

Aujourd’hui, le résultat est là : 200 exploitations disparaissent chaque semaine, un agriculteur sur quatre dispose seulement de 541 euros par mois et ceux à qui l’on propose les pistes du bio et d’une agriculture écologiquement intensive vont s’endetter, avant d’être à leur tour livrés à la concurrence « libre et non faussée » qui s’étendra partout, y compris dans le bio.

La critique ne sert cependant à rien sans se battre pour une autre politique.

L’urgence : arrêter la casse des prix

  • Arrêter les sanctions contre la Russie en exigeant en contrepartie d’importants achats de viande et de produits laitiers ;
  • Arrêter les négociations sur le Traité de libre-échange transatlantique (TAFTA), qui n’est pas un partenariat mais un instrument de guerre économique visant à faire tomber nos normes, nos régulations et ce qui reste de nos protections légitimes ;
  • Rétablir des prix plancher garantis, correspondant à ce qui est nécessaire à une exploitation pour vivre, rembourser ses emprunts et investir. Les producteurs porcins, bovins et de volailles ne doivent plus être dépendants d’aides pour survivre, versées avec des retards scandaleux ;
  • Organiser un moratoire et une restructuration de la dette des agriculteurs, que les banques ont « poussés au crime », suivant les régions, les secteurs de production et les parcours individuels ;
  • Arrêter l’accumulation de normes et de réglementations « écologiques » ou « climatiques » formatées pour l’agrobusiness, qui livrent nos producteurs à la concurrence de pays plus laxistes et leur imposent plusieurs heures de paperasserie par semaine ;
  • Comme l’UE et la nouvelle PAC vont dans un sens opposé à l’application de ces mesures de bon sens (la PAC représentait 75 % du budget européen en 1962, ce n’est plus que 40 % aujourd’hui, dont un tiers voué au « pilier vert »), il faut imposer une autre vision politique à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde. Stéphane Le Foll ne pouvait qu’échouer, à Bruxelles, sans que ce soit de sa faute mais celle du système qu’on lui a dit de servir. Il ne peut offrir que des expédients.

Pour faire de l’agriculture un grand métier du futur

  1. Pour cela, il faut d’abord la libérer de ses chaînes : sortir d’une mondialisation financière sans foi ni loi qui détruit notre modèle mutualiste ;
  2. Sortir d’une UE qui s’autodétruit et bâtir une vraie Europe, une Europe des patries planifiant les productions agricoles, où l’on sait ce qu’on veut produire, comment et pour qui. Il ne s’agit pas de détruire l’Europe, mais de la refaire par et pour nos peuples ;
  3. Coordonner avec les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) la mise en œuvre d’un nouvel ordre économique mondial gagnant/gagnant, sans complaisance ni réticence, car il n’y a pas d’autre choix. C’est dans ce cadre, en passant des accords à long terme, que l’on pourra garantir de justes prix ;
  4. En même temps, multiplier chez nous les circuits courts pour court-circuiter les vautours financiers, pour qui la terre n’est pas un milieu vivant mais un support à leurs spéculations insensées ;
  5. C’est dans ce contexte que le retour d’un Etat solide et citoyen permettra de combattre l’oligopole des quatre grandes centrales d’achat. En même temps, cet Etat citoyen retrouvé sera assez fort pour interdire aux banques d’offrir à leurs clients des placements spéculant sur le prix des matières premières agricoles.

L’agriculture doit être le grand métier du futur pour alimenter dix milliards d’êtres humains. Ceux qui travaillent quinze heures par jour et s’endettent pour nous nourrir ont droit à la justice.

C’est avec un pouvoir d’achat plus élevé pour nos salariés et des prix plus élevés pour nos produits agro-alimentaires qu’on parviendra à un développement « par le haut » , unissant producteurs et consommateurs contre la mainmise d’une oligarchie qui impose l’austérité « par le bas ».

Nous n’avons pas le droit de laisser le pouvoir à ceux qui détruisent l’avenir du monde !

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  • Christophe Vieren • 01/03/2016 - 19:53

    Etrange que cette revendication "Arrêter l’accumulation de normes et de réglementations « écologiques » ou « climatiques » formatées pour l’agrobusiness,"
    Ces normes et réglementations - si elles vont dans le sens d’une meilleure prise en compte de l’environnement ne sont pas criticables. En revanche, si réellement elle ne sont pas adaptées pour les exploitations hos agrobusiness alors il faut demander explicitement que, soit ces normes et réglementations soient déclinées en fonction de la finalité et/ou la taille des exploitations, soit que des aides différenciées soient accordées pour leur mise en oeuvre.
    En outre, pour une concurrence non faussée vis à vis de produits importés, rien n’empêche une taxation, comme c’est envisagé par exemple pour l’huile de palme, taxation dont les ecettes pourraient servir à prouvoir une autre agriculture, le bio en particulier, la France étant loin derrière de nombreux pays européens tel l’Italie, l’Allemagne ou l’Espagne.

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