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Vers la fin des "régimes des partis" ?

La rédaction
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Depuis le Brexit, l’élection de Trump, le référendum italien de décembre 2016, confirmé par les élections de mars dernier, etc, se manifeste un processus d’insurrection électorale contre une certaine classe politique au pouvoir depuis une quarantaine d’années.

Désespérément à la recherche de dirigeants les défendant, les peuples ne supportent plus d’être sous la tutelle du fameux « régime des partis » dénoncé en son temps par le général De Gaulle.

Si la France a pu sembler faire exception, le délitement pathétique du régime macronien fait apparaître la même réalité, laissant présager dans les prochains mois des bouleversements politiques autrement plus significatifs que ceux de 2017.

Face à la montée des « populismes », nos élites se montrent incapables de changer, et se bornent à déplorer « les effets dont ils chérissent les causes », comme disait Bossuet. Pire, elles tentent avec obstination de remettre le dentifrice dans le tube.

En Grande-Bretagne, où le peuple britannique a voté en juin 2016 pour s’affranchir des politiques destructrices de l’UE, l’entêtement de Theresa May, des intérêts de la City de Londres et de Bruxelles à vouloir préserver leurs privilèges conduit le Parti conservateur dans le mur. Boris Johnson, qui attend en embuscade avec son « Brexit dur » pour prendre la place du calife, est la dernière carte des élites pour éviter le séisme politique que représenterait l’élection du leader travailliste Jeremy Corbyn au poste de Premier ministre. Dans un contexte où s’exerce une grande pression populaire pour inverser le processus de libéralisation et de privatisation de l’économie britannique engagé il y a 40 ans par Margareth Thatcher, au point que même le parti conservateur au pouvoir a dû partiellement renationaliser le réseau ferroviaire.

Depuis l’arrivée au pouvoir en Italie de la coalition Ligue-Mouvement 5 étoiles, on agite avec insistance le chiffon rouge du « populiste » Matteo Salvini, occultant la remise en cause du corset monétariste de l’UE, ainsi que le changement stratégique global qui s’est enclenché.

En effet, n’en déplaise à Bruxelles, Paris et Berlin, l’arrivée du nouveau gouvernement a ouvert la voie à de nouvelles relations bilatérales, en particulier avec les États-Unis, la Russie et la Chine ; lors des rencontres entre le Premier ministre Giuseppe Conte et Donald Trump d’une part, et Vladimir Poutine d’autre part, des discussions ont été engagées sur la stabilisation de la Libye. Et, comme nous l’avons montré dans une récente chronique, des accords de partenariats entre la Chine et l’Italie pour des projets de développement en Afrique sont en cours de finalisation. Tout cela n’est pas sans provoquer des rivières de sueurs froides dans le dos de nos chers géopoliticiens.

La psychose des élections de mi-mandat

Aux États-Unis, la grande foire bat son plein à l’approche des élections du 6 novembre. Le rouleau-compresseur médiatique, la machine démocrate Obama-Clinton, les éléments ultra-corrompus du FBI, du Département de la Justice et du Département d’État, ainsi que leurs acolytes britanniques, mettent le paquet pour pourrir la campagne en sortant quasiment chaque jour une nouvelle affaire ou un nouveau scandale contre Trump.

À vous en donner la nausée : accusation de l’actrice porno « Stormy Daniels » ; livre de Bob Woodward dépeignant Trump en gamin enragé ; tribune anonyme dans le New York Times (en réalité écrite par la rédaction) attribuée à un prétendu haut responsable de la Maison-Blanche en « résistance » contre le président ; accusation pour un viol commis il y a 36 ans par le juge Kavanaugh, candidat de Trump pour la Cour suprême ; nouvel article dans le New York Times accusant Trump d’évasion fiscale sur l’héritage de ses parents ; etc... Le but étant, à travers l’affaire Kavanaugh notamment, de priver Trump du vote des « femmes » qu’Hillary espère récupérer un jour.

Que se passera-t-il le 6 novembre ? Il est impossible de répondre pour l’instant, mais il se pourrait bien que cette tempête d’attaques contre le président Trump produise l’effet inverse de celui recherché, comme cela s’était passé en 2016. D’ailleurs, n’est-ce pas le propre des idiots de reproduire toujours les mêmes erreurs ? Dans l’État du Tennessee, pas moins de 90 000 personnes se sont rendues à la réunion électorale d’un candidat républicain soutenu par Trump...

Car un retournement est déjà en cours, notamment dans l’affaire Kavanaugh. En effet, le FBI vient de rendre son rapport d’enquête établissant qu’aucun élément de preuve ne confirme les accusations de la plaignante Christine Blasey Ford. Déjà auparavant, le journal The Hill rapportait que les sénateurs démocrates élus dans les « Red States » (États historiquement républicains) hésitaient à voter contre la nomination de Kavanaugh à la Cour suprême, de peur que les électeurs ne le leur fassent payer lors des élections.

Le Parti démocrate, rongé par la dérive néoconservatrice des deux mandats d’Obama et par un anti-trumpisme au raz des pâquerettes, sombre dans la décadence. Suite aux appels explicites à harceler les membres de l’administration Trump, lancés en juin par la députée Maxine Waters, un climat d’anarchie et de guerre civile se répand partout. Mardi, un groupe pro-légalisation du cannabis a tenté de pénétrer de force dans les bureaux du député républicain du Maryland Andy Harris. La veille, des manifestants ont traqué et malmené le dirigeant de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnel, à l’aéroport national Ronald-Reagan.

Le Parti républicain n’est pas en meilleure forme. D’ailleurs, certains candidats au Congrès, en dépit du fait qu’ils font campagne sous cette étiquette, n’hésitent pas à tirer à boulets rouges sur le système des partis. C’est le cas de John James, un vétéran de 37 ans de la guerre d’Irak, candidat pour le poste de sénateur du Michigan. En candidat outsider dans le Parti républicain, il a remporté les primaires face à un homme d’affaires partisan du néolibéralisme de Milton Friedman. Dans un spot de campagne diffusé à la télévision, sur fond d’images de logements abandonnés, d’écoles en ruine et de sans-domiciles, James déclare : « Nous devons faire mieux que cela. (…) C’est une honte, et les deux partis sont à blâmer. Ils ont monté les Américains les uns contre les autres, s’accusant mutuellement chaque fois que rien n’était fait ».

De son côté, le célèbre animateur de Fox News, Tucker Carlson, joint sa voix au ressentiment montant dans la population américaine contre « ces deux fichus partis », en publiant un livre intitulé « La nef des fous : comment une classe dirigeante égoïste conduit l’Amérique au bord de la révolution ».

Chez nous en France, les douze coups de minuit ont déjà commencé à sonner la fin de la parenthèse Macron, entré par effraction à l’Élysée avec son costume du « nouveau monde ». Les pointures politiques qui avaient permis son ascension quittent le navire pour retrouver illico leur place dans l’ancien monde, tandis que les deux partis ayant occupé la scène politique française ces dernières décennies continuent de sombrer.

Face à cela, les oppositions diverses s’avèrent incapables d’identifier les causes profondes de la crise globale qui nous frappe, et se contentent de réagir sur le terrain défini par les médias. C’est ainsi que des opportunistes à la petite semaine, surfant sur le 60e anniversaire de notre Ve Constitution et des sondages montrant la désillusion des Français envers leurs institutions, viennent prôner une VIe République, en faisant comme si on pouvait changer de chaussettes sans sortir les pieds du marécage de la finance de Wall Street et de la City de Londres.

Comme l’écrit Jacques Cheminade sur son compte twitter, « Gardons la Ve République, mais avec des hommes à la hauteur, sans césarisme mal placé ».

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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