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Femmes violentées à Cologne : toutes les pistes mènent à Londres

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Wilders arrive ! PEGIDA se réjouit de l’arrivée de Geert Wilders, la marionnette islamophobe des néo-conservateurs anglo-américains, à Dresden en 2015. Wilders a été l’assistant parlementaire du commissaire européen Fritz Bolkestein. Aujourd’hui il se colore les cheveux pour apparaître de « pure souche » hollandaise...

Il ne s’agit pas de quelques violeurs qui, à tour de rôle, abusent de leur victime, mais de dizaines, voire de centaines d’hommes, qui se jettent sur une ou plusieurs femmes, pour arracher leurs vêtements, les toucher, les pénétrer avec leurs doigts, les battre ou les blesser.

Récit des évènements de la Saint-Sylvestre à Cologne ? Non ! Bien que la description y ressemble, il s’agit d’un extrait d’un article publié par Le Monde le 25 avril 2013 relatant la pratique du taharosh (« harcèlement sexuel » violent) en Egypte. Lorsque les Égyptiennes et les Égyptiens descendaient en 2013 sur la Place Tahrir (Place de la Libération), le gouvernement Morsi, soutenu par les Frères musulmans et Obama, organisa des taharosh pour tenter de briser la contestation.

Cependant, pour Le Monde, la pratique est suffisamment endémique dans le pays pour que l’auteur la qualifie d’« 11e plaie d’Egypte », tout en prenant soin de préciser que ce comportement barbare s’explique en partie par « la transformation progressive de la société depuis le milieu des années 1970 ». Rompant avec l’héritage nassérien,

Les Égyptiens ont été encouragés à chercher du travail à l’étranger. Beaucoup de gens modestes sont partis dans des pays du Golfe, pour revenir ensuite avec des épouses voilées, de l’argent plein les poches et des idées wahhabites. Ces nouveaux riches ont eu une influence d’autant plus grande sur la société qu’ils étaient relayés par le militantisme islamique dans les quartiers. L’État, en pleine libéralisation économique, s’est désengagé de certains secteurs comme la santé, permettant à des groupes fondamentalistes de prendre la relève, avec d’importants soutiens financiers venant d’Arabie saoudite ou du Qatar.

Interrogations sur Cologne

Dix jours après, le taharosh de Cologne apparait de moins en moins comme un cas isolé : à Hambourg, Francfort, Bielefeld, les mêmes attouchements, insultes, vols, viols ont été recensés… Rien qu’à Cologne, plus de 500 plaintes ont été déposées, alors qu’à Hambourg, 133 ont été comptabilisées.

  1. Le ministre de la Justice, Heiko Maas (SPD), n’écarte pas l’idée que les attaques de Cologne aient été organisées : « Lorsqu’une telle horde se retrouve pour commettre des délits, cela semble d’une manière ou d’une autre organisé. Personne ne pourra m’expliquer que cela n’a pas été décidé ou préparé », a-t-il expliqué dans Bild am Sonntag ;
  2. Ce que l’on sait, c’est qu’un certain nombre des délinquants, via les réseaux sociaux (twitter, facebook) se sont donnés rendez-vous à Cologne et que certains d’entre eux sont venus d’autres villes allemandes et aussi de pays étrangers géographiquement proches tel que la Belgique et des Pays-Bas ;
  3. On peut s’interroger sur l’attitude de la police allemande. Avait-elle, comme la police suédoise, instruction d’étouffer l’évènement pour ne pas jeter de doute sur la politique gouvernementale d’accueil massif à l’immigration ? Deux éléments permettent de le croire. D’abord, après des centaines d’actes d’harcèlement sexuel et de vol de téléphones portables, commis entre 21h et 8h du matin, la police publie un communiqué laconique affirmant que comme chaque année la Saint-Sylvestre s’est passé dans la joie et la tranquillité ! Ensuite, le chef de la police de Cologne est mis à pied pour avoir affirmé que les personnes sur lesquelles il enquête sont « originaires en grande partie de pays d’Afrique du Nord » et « en grande partie des demandeurs d’asile et des personnes se trouvant en Allemagne illégalement ». Cette caractérisation des auteurs disparait rapidement de la communication de la police ;
  4. Ce n’est que lorsqu’un rapport interne de la police est « fuité » dans la presse, que le scandale éclate ;
  5. L’indignation suscitée par les évènements, une fois rendue publique, provoque, à juste titre « un tollé », et est immédiatement exploité par l’extrême droite identitaire et la droite populiste islamophobe, en particulier le groupe PEGIDA (Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident). Et à la tête de la manifestation de PEGIDA le samedi 9 janvier à Cologne, on voit défiler un certain Tommy Robinson, fondateur de l’English Defense League (EDL) et aujourd’hui responsable UK pour PEGIDA.

Diviser pour régner

Pendant des siècles de gestion coloniale, l’Empire britannique a appris à se maintenir en divisant tous ceux qui pouvaient s’y opposer. Le général Frank Kitson développa les méthodes de gang/contre-gang pour faire régner les Britanniques au Kenya. Au Rwanda et au Burundi, la Belgique avait à son tour joué la carte ethnique en fomentant des divisions entre ethnies hutu et tutsi.

PEGIDA n’est rien d’autre qu’une création britannique et américaine visant à conduire le continent européen, de plus en plus amené à remettre en cause l’ordre financier qu’ils dominent, à s’entredéchirer dans un vaste « choc » des civilisations prôné par les néo-conservateurs Bernard Lewis et Samuel Huntington.
Cette opération est à l’œuvre à deux niveaux :

  1. Une « vitrine respectable » avec des partis politiques officiels (Front National, Parti pour la Liberté de Geert Wilders au Pays-Bas, etc.) ;
  2. Des opérations plus hard, à la limite de la légalité, impliquant des nostalgiques de la croix gammée, des hooligans et autres décervelés des stades de foot (Ligues de défense identitaires, régionalistes, riposte laïque, PEGIDA, etc.).

Les néoconservateurs américains et l’Europe

Tout commence en 2007 avec la fondation en Californie d’American Freedom Alliance (AFA) par les néoconservateurs Avi Davis et l’ancien soixante-huitard David Horowitz. C’est ce dernier qui a introduit Geert Wilders auprès des trois grands milliardaires américains et des fondations (Olin, Bradley, Sarah Scaife) qui financent l’extrême droite américaine et les colons israéliens. Ce sont les mêmes intérêts qui calomnient Lyndon LaRouche.

Pour Horowitz et les néoconservateurs américains, l’Europe est le « canari du mineur ». Si l’Europe ne réagit pas face au « fascisme » islamique, l’Amérique est en danger.

D’où l’offensive sur notre continent. En 2008, l’AFA, avec l’Université de Rome et la Fondation Lepante, réunit lors d’une conférence à Rome, une palette hétéroclite d’intervenants qui s’accordent pour défendre l’Europe et Israël, tout deux menacés dans leur identité et sur leur territoire par « l’islamisation ».

Parmi les intervenants, à part David Horowitz et Avi Davis, notons :

  • Douglas Murray, un adepte de Léo Strauss et un des auteurs de la nouvelle doctrine de frappe préventive de l’OTAN résumée dans le rapport Towards a Grand Strategy for an Uncertain World : Renewing Transatlantic Partnership ;
  • Le père Paolo Scarafoni, des Légionnaires du Christ, dont le fondateur est un pédophile notoire mais la fortune considérable ;
  • Roberto de Mattei, président de la Fondation Lépante, du nom de la victoire navale des Habsbourg contre les Turcs en 1571 ;
  • Robert Spencer, de Jihad Watch, un observatoire sur l’islam radical ;
  • Bat Ye’or, intellectuelle juive d’extrême droite en guerre contre un grand complot islamique visant à transformer notre continent en « Eurabia » ;
  • La baronne britannique Caroline Cox, connue pour sa capacité de mettre l’Afrique à feu et à sang pour « défendre » les chrétiens ;
  • Flemming Rose, rédacteur en chef des pages culture du journal danois Jyllandsposten, qui publia en septembre 2005 les fameuses « caricatures de Mahomet » reprises par la suite par France Soir et Charlie Hebdo. Rose reconnait avoir agi en mercenaire pour les néoconservateurs américains pour lancer la provocation ;
  • Daniel Pipes, du Middle East Forum, qui assure les frais légaux du provocateur néerlandais Geert Wilders. C’est en coordination avec Lynne Cheney, l’épouse du vice-président va-t-en guerre de Bush, que cet ami de Horowitz a créé Campus Watch, véritable gendarme des consciences dans les Universités américaines.

Séduit par la novlangue d’Orwell, Wilders dira : « Je ne hais pas les musulmans, je hais l’Islam. » Sophiste, il prétend défendre la liberté religieuse. Petit détail, pour Wilders, l’Islam n’a rien d’une religion mais n’est qu’une idéologie totalitaire. En 2007, il déclara au Volkskrant que le Coran est « un livre fasciste » à interdire au même titre que le Mein Kampf d’Hitler.

L’étage en dessous

A l’étage en-dessous, une myriade de mouvements « identitaires » lance des offensives de terrain. Si le populisme a le vent en poupe dans la plupart des pays européens, ce n’est pas seulement parce que nos populations s’y prêtent, c’est aussi parce que de nouvelles « stratégies de com » ont été mises au point.

En France, le partage des rôles s’avère très payant. En haut, Marine et le FN gagnent en respectabilité, en bas, Riposte laïque et le Bloc identitaire font le « sale boulot ». Exemple type de la nouvelle stratégie, les « apéros saucisson-pinard » organisés « sans agressivité » devant les mosquées pour marquer qu’on « est chez nous ». Et si les musulmans n’aiment ni l’alcool, ni le porc, ils n’ont qu’à rentrer « chez eux ».

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La scène est cocasse. En décembre dernier, le fondateur du groupuscule islamophobe English Defense Ligue (EDL), Tommy Robinson (deuxième à partir de la gauche), avait appelé les membres de la Fondation Quilliam, une initiative financée par le gouvernement pour la dé-radicalisation des salafistes, affirmant de vouloir changer son idéologie et son parcours. Son Président (troisième à partir de la gauche) est Maajid Nawaz, un ancien djihadiste du groupe terroriste Hizb ut-Tahrir. Robinson affirma avoir reçu, pour sa conversion, des milliers de livres de la part de cette Fondation, elle-même financé par Downing Street. A peine quelques semaines plus tard, Robinson devenait responsable de PEGIDA UK et le 9 janvier il participa à la marche contre les violences faites aux femmes à Cologne.
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Manifestant de la English Defense Ligue (EDL).

Au centre de cette opération, le fameux britannique « Tommy Robinson », le nom faussement patriotard choisi par le jeune Stephen Yaxley-Lennon pour capter l’imaginaire de la jeunesse anglaise.

En 2009 il fonde la English Defense League (EDL), un groupuscule spécialisé dans les actions de rue dont le drapeau arbore la croix de Saint-George, c’est-à-dire le drapeau de Gênes avant de devenir celui des croisés et aujourd’hui, de l’Angleterre.

Rapidement, Robinson fonde l’European Defense League qui met en réseau des organisations similaires au Pays-Bas (Dutch Defense League), en Suède, au Danemark et en Allemagne.

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Anders Breivik, ce terroriste qui voulait défendre l’Europe contre l’islamisation.
Crédit : AP

Lors de la manifestation de l’EDL à Luton en 2011, une délégation française composée de représentants de Jeune Bretagne et du Bloc identitaire participe avec d’autres délégations de Suède, des Pays Bas, d’Allemagne et du Pays de Galles.

Le terroriste norvégien Anders Behring Breivik, proche de la Norwegian Defense League, n’a jamais caché avoir eu des contacts avec l’EDL.

En 2011, Breivik, a tué 77 et blessé 151 jeunes socialistes réunis sur une ile norvégienne, accusés d’être rongés par ce multiculturalisme qui ouvre les portes de l’Europe à l’islamisation.

Allemagne

Autre branche de l’European Defense League de Tommy Robinson, le mouvement allemand HOGESA (Hooligans contre le salafisme) fondé par des membres de la German Defense League. Puisque les Etats capitulent devant l’invasion de l’Islam, prenons nous-mêmes les choses en main. Composé d’hooligans et de néo-nazis, HOGESA s’est fait connaitre pour la première fois en 2014, lors de combats de rues à Cologne contre des immigrants soupçonnés de salafisme. Aujourd’hui, c’est HOGESA qui se présente comme le grand défenseur des femmes victimes du taharosh ! Après les violences de la Saint-Sylvestre à Cologne, c’est PEGIDA et HOGESA, Tommy Robinson en tête, qui ont défilé. Robinson, pour sa part, après un bref séjour en prison, a « quitté » l’EDL pour prendre la tête de PEGIDA en Angleterre.

Immédiatement après les évènements de Cologne, le New York Times a exigé la démission de Merkel afin que son pays ne soit pas obligé de payer « les frais de sa folie ».

Ainsi, la boucle est bouclée. Le wahhabisme salafiste est un produit du grand laboratoire de l’Empire britannique. L’anti-salafisme à la sauce PEGIDA en est un autre. Ceux qui tirent les ficelles s’amusent à jeter des fourmis rouges contre des fourmis noires. Au moins, tant que cela sert leurs intérêts.

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