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L’échec de l’expérience libérale en Equateur, une leçon pour la France

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Le président équatorien Rafael Correa lors de son intervention à la Sorbonne en 2013.

Austérité, renflouements des banques, flexibilité du travail... Si vous êtes convaincus de la sincérité de ces « solutions » à la crise, nous vous invitons à lire l’histoire de l’Équateur, relatée par Raphaël Correa dans son ouvrage paru en 2009, Équateur : de la République bananière à la non-République. Pourquoi la Révolution citoyenne...

Issu de la coalition de gauche Allianza Pais, Raphaël Correa est économiste et surtout Président de l’Équateur depuis 2006. En juillet 2007, un an après son arrivée au pouvoir, il lançait une Commission d’audit public sur la dette du pays, cette dernière étant passée, entre 1976 et 2006, de 16 millions à 4,2 milliards de dollars. En décembre 2008, Correa refusait de payer 39% de la dette : l’Équateur était alors déclaré en défaut de paiement. Et pour cause : la Commission avait démontré le caractère « illégitime et illégal » de cette dette, et son instrumentalisation au service du pillage du pays !

Dans son livre, le Président plaide pour la création d’« un Tribunal International d’Arbitrage de la Dette Souveraine ».... Nous allons tenter de vous faire découvrir l’histoire de ce pays, à travers les grandes lignes de son livre, pour vous montrer que l’Union Européenne n’a rien inventé en matière d’étranglement et de suicide libéral...

 Empires et libéralisme

Possession des Espagnols depuis le XVIe s., l’Équateur débute avec une économie féodale, exploitant les populations indigènes au profit des colons.

En 1822, il devient République indépendante. Il entre alors dans une nouvelle réalité, dominée par l’Empire britannique. La stratégie de ce dernier ? Promouvoir partout le libre-échange afin que les compagnies anglaises, bénéficiant d’un rayonnement économique déjà acquis, puissent exercer une concurrence déloyale sur les industries des pays naissants. Maintenus sous une domination économique forcée, ces derniers seront condamnés à fournir à bon marché leurs matières premières ; que l’Angleterre pourra transformer à loisir dans ses manufactures protégées !

Correa n’est pas dupe :

Le grand tournant du ’’libre-échange’’ n’est advenu qu’au moment où [la] suprématie technologique [de l’Angleterre] s’est avérée évidente (…). Pour cette raison, nombre d’historiens nomment ce processus un acte de ’’ libre-échange impérialiste’’.

Mieux : contrairement aux actuels économistes de gauche glorifiant le monétarisme anglais d’un J.M. Keynes, Correa a compris que l’alternative se situe dans la lignée des pères fondateurs américains.

Parmi ses références figure en effet Alexander Hamilton (1757-1804), premier Secrétaire au Trésor américain, qui milita activement en faveur de l’industrie naissante et du protectionnisme, pour les États-Unis et pour le monde. Il cite également son inspirateur, l’économiste allemand Friedrich List (1789-1846) : « les politiques et économistes britanniques prêchaient les vertus du libre-échange à des fins nationalistes, et ce même quand le prêche s’effectuait au nom de prétendues doctrines cosmopolites » !

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Contrairement aux actuels économistes de gauche glorifiant le monétarisme anglais d’un J.M. Keynes, Raphaël Correa a compris que l’alternative se situe dans la lignée des pères fondateurs américains. Parmi ses références figure en effet Alexander Hamilton (1757-1804), premier Secrétaire au Trésor américain (ci-dessus), et l’économiste allemand Friedrich List (1789-1846). Il ne lui reste plus qu’à mettre en place leur proposition de banque nationale pour émettre du crédit public, telle que le défend actuellement notre allié américain l’économiste Lyndon Larouche. Ainsi l’Équateur ne sera plus condamné à dépendre des rentrées pétrolières...

Alors, n’en déplaise à nos experts de BFM, voici la conclusion de Correa : « L’idée selon laquelle le libre-échange est toujours profitable à tous, est une pure et simple supercherie, ou la preuve d’une ingénuité extrême relevant davantage de la religion que de la science » !

Quoiqu’il en soit, le XIX e siècle marque l’entrée de l’Amérique du Sud dans l’ère « primo-exportatrice ». L’économie équatorienne reposera essentiellement sur l’exportation du cacao (80% jusqu’en 1920), puis de la banane. Les petites et moyennes exploitations remplacent les grandes haciendas, le travail salarié se développe, mais c’est une classe agro-exportatrice riche et très puissante, d’ailleurs très liée à la France, qui va s’imposer.

 Les Trente Glorieuses

Au sortir de la seconde guerre mondiale – au moment où la France nationalise son crédit et initie son Commissariat au plan –, un nouveau scenario économique est promu dans le monde, mettant fin au tragique modèle primo-exportateur : l’Industrialisation par Substitution d’Importations (ISI). Avec lui le développement est enfin associé à l’industrialisation. En 1954, la Commission Économique pour l’Amérique Latine présente un rapport aux Nations Unies pour le développement économique de l’Equateur, qui débouchera aussitôt sur la création de la Junte Nationale de Planification, devenant en 1979 le Conseil National de Développement. Au programme de l’Etat équatorien : développement et soutien financier à la production et à l’infrastructure industrielle, recherche de ressources naturelles, mise en place de politiques douanières et fiscales, formation de la main d’œuvre, etc.

En 1969 est conclu l’Accord de Carthagène – qui deviendra la Communauté Andine des Nations en 1977 : avec la Colombie, la Bolivie, le Pérou, le Chili (qui s’en retirera sous Pinochet), puis plus tard le Venezuela, l’Équateur tente une intégration économique et sociale, pour donner plus de débouchés à son développement industriel.

Grâce au boom pétrolier et aux nombreux gisements découverts sur son territoire, l’Équateur intensifiera son processus d’industrialisation dans les années 1970 : au point qu’en 1972, la croissance montera à 14 %, puis à 25 % en 1973. Entre 1971 et 1981, le PIB par habitant grimpera de 72 % et le PIB industriel augmentera annuellement de 10 % !

 L’endettement agressif

Pourtant, l’Équateur ne saura pas répondre à certains défis posés par ce changement de paradigme : exode rural massif, déséquilibres entre secteurs agricole, tertiaire et industriel, entre importation et exportation, erreurs (commises ou subies) de politiques monétaires. N’ayant pas fait les bons choix aux bons moments, le pays va être rendu très vulnérable aux attaques extérieures.

Or les années 1970 marquent l’entrée massive des capitaux américains dans le pays, par l’accès de l’Équateur au crédit international. Ce sera le début de l’ « endettement agressif ». « ’’L’histoire officielle’’ nous dit que cet endettement fut provoqué par des gouvernements irresponsables et dérangés, s’efforçant de financer des politiques populistes et les déséquilibres entraînés par le modèle ISI. En réalité l’endettement agressif fut toute une ’’stratégie’’ bénie et promue par les institutions internationales de toujours (…) [profitant] aux intérêts du grand capital financier international. »

C’est ainsi que le « Tiers-monde » va devenir un objet de crédit, où l’on va placer les extravagantes quantités de pétrodollars obtenus grâce aux choc pétrolier, transitant parmi les banques internationales : « on commençait à voir de longues files de banquiers internationaux cherchant à placer toutes sortes de crédit, allant du financement des dépenses courantes aux acquisitions d’armes de dictatures militaires ». Ils étaient « chargés de volumineuses mallettes destinées aux pots-de-vin, afin que des fonctionnaires corrompus acceptent de s’endetter pour la moindre sottise ».

 Retour à la case départ : « La Triste et longue nuit néolibérale »

C’est là que débute la spirale infernale : les facilités de l’endettement entraînent une hausse irresponsable des dépenses publiques, tandis qu’à la fin de la décennie l’investissement s’effondre ; les déficits importants qui en découlent entraînent à leur tour un recours à la dette publique. Alors même que le pays n’a jamais été aussi riche, sa dette extérieure est multipliée par 19 !

Le moment de rupture survient le 13 août 1982, quand le Mexique de Portillo fait un défaut de paiement : le robinet du crédit à l’Amérique latine est alors subitement coupé, tandis que les taux d’intérêts en cours sont augmentés.

Dans les années 1980, l’économie du pays est déjà entièrement consacrée au remboursement de la dette. Mais cette politique dite de « gestion de crise » va justifier... le retour au libéralisme.

A l’époque de l’industrialisation, le marché suscitait de la méfiance et l’on faisait preuve d’une confiance excessive dans l’Etat ; soudain la situation se renversa. Sur le plan conceptuel, comme par magie, l’individualisme devint une vertu cardinale, la compétence un mode de vie et le marché un meneur omniprésent et infaillible des hommes comme des sociétés. Toute chose évoquant une quelconque planification ou action collective devait tout simplement être écartée.

 Les étapes du démantèlement

  • 1992 et 1998 : Interdiction à la Banque Centrale de l’Equateur (BCE) de financer les institutions de l’Etat, puis autonomie totale de celle-ci, réduite à contrôler l’inflation (notons qu’au même moment le Traité de Maastricht passe en Europe...)
  • 1993 : Loi de Modernisation de l’Etat, Privatisation et Prestations de Services publics posant le cadre juridique aux privatisations des entreprises publiques. Multiplication des « traités de protection d’investissement » permettant aux multinationales, par des centres d’arbitrage au dessus de l’Etat, de poursuivre ce dernier en justice (voir la clause prévue dans le Traité transatlantique...)
  • 1994 : Loi générale sur les institutions du système financier ouvrant la voie à la dérégulation et à l’affaiblissement des dispositifs de contrôle. Réformes douanière et fiscale .
  • 1996 : Le pays devient membre de l’OMC à part entière, après s’être retiré de l’OPEP en 1992.
  • 1998 : Nouvelle Constitution gravant dans le marbre les préceptes néo-libéraux.
  • Fin 1998 : Création de l’Agence de Garantie des Dépôts (AGD) assurant, via l’émission de bons, une garantie publique illimitée et à 100 % des dépôts bancaires nationaux et étrangers. Les banques feront ainsi payer à l’Etat l’entièreté de leurs risques et même leurs faillites ! La BCE triplera ses émissions monétaires pour racheter les bons AGD, entraînant une dépréciation de 245 % de la monnaie.
  • 1999 : Crise bancaire. Congélation des dépôts bancaires durant un an. L’épargne des équatoriens sera « pulvérisée » à la réouverture des comptes, du fait de la dépréciation monétaire.
  • 2000 : Lois TROLE 1/TROLE 2. Cette dernière entraînera près de 4000 concessions minières forcées, dans lesquelles l’Etat sera empêché de toucher sa part des bénéfices, au profit des concessionnaires privés, qui confisqueront l’essentiel de l’énergie ou de l’eau produite, dans le cas des barrages ; des paysans seront confrontés aux pénuries d’eau.
  • 2002 : Loi de responsabilité, stabilisation et transparence budgétaire cantonnant le rôle économique de l’Etat au « service de la dette publique extérieure », et rendant de fait illégal les investissements publics dans les infrastructures.

 Le « suicide monétaire »

Suite à la crise de 1999, l’Equateur sera poussé à abandonner le « sucre », sa monnaie nationale, puis adoptera le dollar : il sera ainsi privé de toute marge de manœuvre permettant d’ajuster la valeur de la devise en fonction de la réalité économique du pays, ou de stimuler certains secteurs (exportations, etc). Pour Correa, « il conviendra de se demander pour quelle raison tous les pays modernes sont nés avec une monnaie propre, ou pourquoi l’ensemble des pays développés conserve une monnaie nationale ou régionale, et n’adopte jamais une monnaie étrangère. »

En décembre 2001, « après 44 mois de contraction financière du pays » et de « privatisations jusqu’à la dernière chemise », la convertibilité s’effondrera.

 Destruction du travail

L’une des plus grandes victimes de cette thérapie de choc sera la classe ouvrière.

Soi-disant pour atteindre une plus grande ’’compétitivité’’ et à l’aide de cet euphémisme qu’est la ’’flexibilité du travail’’, l’exploitation et la simplification des licenciements furent légalisées, dans des pays qui n’offraient pas même une assurance chômage.

De nouvelles notions juridiques viendront alléger « le coût du travail » et le « libérer » de ses « contraintes » sociales, comme l’« externalisation du travail » ou le nouveau « contrat à l’heure ». L’employeur jouira ainsi du travail sans s’inquiéter du poids de la relation salariale avec son employé (participation salariale, garantie de la stabilité de l’emploi, versement du bénéfice économique légal, etc.) En un mot, ce sera la disparition du principe sacré de « à garantie inférieure, rémunération supérieure » !

 Les leçons de la thérapie libérale

La crise aura coûté plus de 6 Mds de dollars à l’Etat, soit plus de 30 % du niveau du PIB pré-crise. En 1999 le PIB par habitant chutera de 7,6 % et les retraites et les salaires des fonctionnaires seront gelés. Pour Correa, le chômage déjà passé de 6,9 % à 14,4 % entre 1995 et 1999 (et le sous-emploi à 56,8 %), avoisinerait les 20 % pour l’année 2005 s’y on lui ajoutait les chiffres tragiques de l’émigration. Au-delà, estime Correa, c’est « Le prix de la perte de confiance, de la rupture du contrat social et de la violation totale du droit de propriété des déposants. »

Comme chez nous, l’Équateur des années 1990 verra déferler sur ses plateaux télé et ses journaux ses hordes d’« experts », le libéralisme étant « relayé par une campagne de marketing idéologique de plusieurs millions ». Après la crise, il faudra justifier la thérapie de choc, la saignée tuant le malade pour le guérir, en culpabilisant les fonctionnaires et les politiques publiques, en vantant l’équilibre budgétaire au détriment du travail et de l’investissement, en justifiant les politiques monétaristes stériles et criminelles. Alors on reverra les mêmes « pseudo-analystes », utilisant des « arguments si extravagants qu’ils pourraient composer une anthologie de l’absurde ».

Depuis 9 ans, malgré d’intenses campagnes de déstabilisation contre le gouvernement, une majorité de citoyens équatoriens continue à soutenir les difficiles étapes de reconstruction tentées par Correa.

Cet été à Frangy, l’ancien ministre grec Varoufakis déclarait aux Français :

La Grèce a été et demeure (...) un laboratoire où les forces destructrices de l’austérité ont été (…) testées. La Grèce n’a jamais été la question pour la Troïka et ses favoris. Vous l’êtes !

Il est encore temps de cesser d’écouter les sirènes médiatiques... et de se mettre au combat.


 Ils l’ont dit

En juin 2015 à Paris, le député européen de Syriza S. Kouloglou dénonçait à notre conférence de l’Institut Schiller le coup d’Etat des banques contre son gouvernement. Il est l’auteur du reportage Excuses d’un tueur à gage économique : l’ancien agent de la CIA John Perkins s’y excuse devant les équatoriens, pour avoir participé au renversement de dirigeants latino-américains ayant entamé des politiques protectionnistes ; l’ancien président équatorien Jaime Roldos l’avait payé de sa vie dans un « accident » d’avion en 1981.

 Qui veut la peau de Correa ?

Par Karel Vereycken

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Manifestation anti-Correa, le 15 juin à Quito.
Crédit : AP

Il prône « le socialisme du XXIe siècle », refuse de payer une partie de la dette de son pays et accueille le lanceur d’alerte Julian Assange, de Wikileaks, dans son ambassade.

C’est avec 54,86 % des voix que Correa a été élu pour la première fois en avril 2006. Comme promis, il organise un référendum pour mettre en place une assemblée constituante. La nouvelle Constitution issue de ses travaux est adoptée en septembre 2008 par 64 % des électeurs. Elle vise à garantir notamment : le droit de tous aux soins médicaux, à la nourriture, à la sécurité sociale et à l’éducation ; le renforcement du contrôle de l’État sur les ressources stratégiques, telles que le pétrole et les minerais ; la possibilité d’exproprier et de redistribuer les terres arables incultes ; la reconnaissance d’une autonomie juridique pour les populations autochtones et la possibilité pour le Président de briguer un second mandat.

En 2009, en accord avec la nouvelle Constitution, Correa est réélu avec près de 52 % des voix dans un pays où le vote est obligatoire. Eclate alors une tentative de coup d’Etat policier. Séquestré par les putschistes, le Président est finalement libéré par l’armée. En février 2013, à la barbe de l’opposition, Correa est réélu avec 57,17 %.

Lors de sa visite officielle en France en novembre 2013, il présente à la Sorbonne un exposé sur les principaux axes du « miracle équatorien ».

Pour lancer ce miracle, Correa a commencé par envoyer bouler le FMI. Après un audit établissant que 40 % de la dette est illégitime et odieuse, il refuse de payer cette part. Et pour desserrer le garrot de la dette, l’État équatorien rachète lui-même le reste de la dette publique avec une forte décote.

L’Equateur étant un pays producteur de pétrole, Correa décide de renégocier ses contrats avec les compagnies pétrolières. Si autrefois, 80 % des profits allaient dans les poches des cartels et 20 % à l’État, c’est désormais l’inverse. Aujourd’hui, 500 000 barils de pétrole exportés quotidiennement représentent 40 % des ressources de l’État.

Il utilise ces revenus pour une politique de relance. Plusieurs milliards sont investis dans les infrastructures de transport (autoroutes, tramway et métro) et la croissance est au rendez-vous, le taux de l’extrême pauvreté recule de 26 à 16 %, le SMIC est doublé et le chômage avoisine 4 %.

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Tout cela ne plaît guère à la City et à Wall Street. Qu’un homme courageux ou un groupe de pays comme les BRICS puissent réussir sans eux leur est insupportable.

La première contre-attaque des « marchés » a été la baisse artificielle du prix du pétrole.

Pour Washington, Londres et Riyad, qui tirent d’énormes profits d’opérations purement spéculatives, un baril inférieur à 50 dollars ne pose aucun problème, alors qu’ailleurs (Brésil, Venezuela, Equateur), une telle baisse réduit considérablement leurs revenus et menace leur survie politique.

Or, depuis 2011, l’extraction de l’or noir stagne en Équateur. Pour combler les manques, Correa se résout à autoriser l’exploitation pétrolière dans le parc naturel de Yasuni, l’une des réserves de biodiversité classée au patrimoine de l’Unesco.

Plus récemment, il augmente les taxes sur les plus-values immobilières et les héritages des classes moyennes supérieures. Le mécontentement gagne alors le pays. Comme au Brésil, au Venezuela et en Argentine, une « sainte alliance » se forge entre écologistes opposés aux grands projets, peuples indigènes et grands propriétaires, aboutissant à de violents affrontements. La grande presse, encore largement aux mains d’intérêts privés et de cartels financiers supranationaux, se fait ensuite un malin plaisir de démolir sa réputation.

Et lorsque Correa somme la presse de « se consacrer au métier d’informer plutôt qu’à la défense d’intérêts privés », cette dernière le caricature en nouveau Chavez et dénonce sa « dérive autoritaire »...

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Voir les 2 commentaires

Vos commentaires

  • Le 6 octobre 2015 à 15:23
    par david g

    Franchement, cet article est d’un tel parti pris qu’il en devient risible. L’objectivité fait cruellement défaut à l’auteur, qui occulte et tronque nombre d’informations. C’est dommageable pour la crédibilité de l’ensemble de l’article. Si Correa a en effet accompli de belles choses pour le pays, ses dérives dictatoriales indéniables sont trop évidentes pour ne pas prendre le pas sur ses réussites.

    Répondre à ce message

  • Le 1er octobre 2015 à 20:35
    par Eric

    Le Président Correa a également commis des erreurs, comme le démontre cet article intitulé "L’Équateur de 2015 : l’épuisement d’un modèle dans un contexte de crise mondiale" : http://www.michelcollon.info/L-Equateur-de-2015-l-epuisement-d.html?lang=fr

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