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Alain Corvez sur les attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Paris.

La rédaction
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Par le colonel (cr) Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale.

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Les attaques terroristes à Paris hier soir ont été organisées et exécutées sur ordre de DAESH qui en a réclamé la paternité de façon odieuse habituelle à sa pratique. La simultanéité des actions et les lieux choisis indiquent qu’il s’agit d’une opération de guerre, prévue à l’avance et coordonnée, contre la France.

Il y en aura d’autres car l’organisation terroriste dispose de candidats au suicide dont certains ont étés formés dans ses unités combattantes en Irak et en Syrie, qui reviendront en France pour accomplir leurs forfaits dans les vagues de migrants, ou s’y trouvent déjà.

Les musulmans de France intégrés paisiblement dans la vie nationale vont être les victimes innocentes de ces actes par les amalgames faits sans réflexion.

Nos services de sécurité font leur travail avec compétence et efficacité, aidés par les récentes dispositions législatives et judiciaires prises depuis le 11 janvier dernier. Mais ils ne peuvent faire face aux centaines, et sans doute milliers, de terroristes potentiels qui sont sur notre territoire et peuvent agir au mépris de leur propre vie, souvent sous l’emprise de drogues qui dévoient leur jugement, au moindre signal de leurs commanditaires de DAESH ou Al Qaïda, organisations qui partagent la même idéologie et n’ont que des rivalités de personnes, de territoires ou de soutiens financiers.

Les mesures prises en Conseil des Ministres faciliteront l’action de nos services et augmenteront notre défense contre la menace terroriste, mais elles ne résolvent pas le problème de fond qui résulte de la situation au Moyen-Orient et tout particulièrement en Syrie.

La Syrie est le creuset du terrorisme qui a été soutenu depuis près de cinq ans par des états sunnites : Arabie Saoudite et ses alliés de la péninsule, Qatar et Turquie, dans le but obstiné jusqu’à l’absurde de renverser l’état laïc de Damas, but également poursuivi par les puissances occidentales qui ont participé au financement et à l’armement de ces barbares illuminés, parce qu’il n’était pas docile à leurs injonctions et pour des visées géopolitiques plus lointaines.

Il faut cesser de se voiler la face si nous voulons lutter vraiment contre les terroristes dont l’action peut se renouveler chez nous, et s’associer à la Russie qui mène depuis peu une véritable lutte contre eux, en coordonnant notre action avec elle au lieu de la critiquer sans cesse. Il faut aussi soutenir ses propositions de règlement politique de la crise : aider au rétablissement de l’autorité légitime sur l’ensemble de son territoire, puis engager un dialogue national sous l’égide des grandes puissances et de l’ONU qui débouchera sur des élections où les Syriens décideront seuls de leur sort et de leurs dirigeants.

Les terroristes en Syrie et en Irak ne seront « in fine » éradiqués que par des troupes au sol qui ne peuvent être que les forces armées irakiennes et syriennes, soutenues par la communauté internationale. Il est, en effet, impensable que des armées non arabes débarquent dans cette région en masse. Or il faudra beaucoup de soldats pour l’emporter.

Il est également essentiel que nous reprenions des échanges avec les services de renseignement syriens qui sont les mieux informés du monde sur la mouvance terroriste, ce qui implique une reprise du dialogue avec les autorités politiques. Nos services de sécurité en ont un besoin vital.

Cette guerre contre le terrorisme est une guerre mondiale : les faux-fuyants, les double-jeux sont désormais à proscrire. Que les états qui le peuvent exigent maintenant des états sunnites qui le soutiennent qu’ils choisissent leur camp clairement et ne s’abritent pas derrière des voiles hypocrites pour dire qu’ils ne savent pas ce que font leurs services secrets ou leurs compatriotes engagés. Il faut aussi cesser de faire des distinguos subtils mais mensongers entre les terroristes « modérés » et les autres, l’expérience américaine est là pour prouver le fiasco de cette distinction.

C’est seulement à ce prix que la guerre peut être gagnée. Sinon le monde devra vivre avec cette menace pendant longtemps.

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