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Rétablir un système de crédit public

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Notre action

En 1997, Solidarité & Progrès élabore Un plan de relance par le crédit productif public remis à des députés de centre-gauche à la recherche d’une solution pour maintenir la capacité d’intervention de l’Etat ; ils n’en firent rien.

En 2005, Jacques Cheminade avance l’idée d’un franc polytechnique, conjoint au rétablissement du mark allemand, dans la perspective d’une Europe de développement mutuel. Il s’agit alors de créer un levier de 1000 milliards d’euros de crédit annuel pour les infrastructures européennes ainsi que 200 milliards pour les programmes de recherche communs.

Documents de référence :

Imaginez qu’à la Libération, après quatre années d’une guerre dévastatrice, nous ayons dit : « On peut pas dépenser plus que ce qu’on a »... eh bien il en va de même aujourd’hui dans cette Europe de l’austérité budgétaire où l’émission de la monnaie appartient à une banque centrale indépendante des représentants du peuple, et qui ne sert que les intérêts des banques casino. Si nous restons soumis à cette logique monétariste, nous vivrons des destructions comparables à celle de la guerre.

En nationalisant la Banque de France et en lui permettant de faire des avances à l’État pour financer les investissements de long terme, le gouvernement issu du CNR s’était donné les moyens de vaincre « la dictature de l’instant » et de se « projeter sur l’avenir ». A l’opposer d’une politique monétaire, qui vise à gérer les équilibres présents et donc à empêcher le développement des générations à naître, le Crédit public c’est anticiper les richesses futures tout en créant les moyens de les engendrer. On a jamais financé de grands projets et de grands progrès avec de l’épargne et encore moins de l’impôt ; le levier c’est le crédit !

Un système par nature anti-inflationniste

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Avant 1973, la Banque de France créait de l’argent à partir de rien et sans intérêt, pour permettre à l’État d’investir dans des infrastructures d’intérêt général (écoles, hôpitaux, transports publics…). L’argent était remboursé par l’État au fur et à mesure de la réalisation du projet, et détruit alors par la Banque de France : il ne circulait que pour la durée de l’avance ou de l’emprunt. L’État pouvait ainsi anticiper les besoins d’équipement futurs du pays sans augmenter les taxes ou les emprunts. A condition que l’argent ne dérive pas vers des dépenses de fonctionnement, ce système est par nature anti-inflationniste, car il est anticipateur de production de richesse physique accrue par tête, par unité de surface et par ménage.

L’établissement d’un « système de crédit productif public » était au cœur du projet présidentiel 2012 de Jacques Cheminade, « pour éliminer le chômage en suscitant la création d’emplois qualifiés dans la recherche, le développement et la production ».

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