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Déserts médicaux : le nombre de généralistes baissera d’un quart sur la période 2007-2025

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Les maires que nous rencontrons aux quatre coins du pays nous le confirment : trouver un médecin généraliste devient de plus en plus compliqué, en particulier dans le monde rural.

D’après le Xe Atlas annuel (2016) du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), présenté début juin, la France comptait 285 840 médecins au 1er janvier 2016. Cependant, le risque que les médecins retraités ne soient pas remplacés existe bel et bien surtout concernant les généralistes, communément appelés « médecins de famille » : toutes les régions sont touchées, sauf la Loire-Atlantique et la Savoie. Déjà aujourd’hui, si l’on compte 798 généralistes pour 100 000 Parisiens, la moyenne nationale n’est que de 334 pour le même nombre d’habitants.

En vérité, depuis 2007, le nombre de généralistes a diminué de 8,4 %. UFC Que Choisir précise qu’entre 2012 et 2016, l’accès géographique aux médecins généralistes (à moins de 30 minutes du domicile) s’est dégradé pour plus du quart de la population.

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Crédit : Le Figaro

Pire, l’accès aux médecins spécialistes a diminué pour 38 % des Français en ce qui concerne les ophtalmologistes, 40 % pour les pédiatres et même 59 % de la population pour l’accès aux gynécologues.

Selon les spécialités, ce sont entre 14,6 millions (pour les généralistes) et 21,1 millions (pour les pédiatres) d’usagers qui vivent dans un territoire où l’offre de soins libérale est notoirement insuffisante, principalement dans les zones rurales et montagneuses.

Mais à ces déserts médicaux des champs, il faut ajouter les déserts médicaux des villes, qui eux sont financiers. Car lorsque l’on cherche à se soigner sans dépassement d’honoraires, c’est plus de 8 Français sur 10 qui n’ont pas suffisamment d’ophtalmologistes ou de gynécologues autour de chez eux !

Entre 2007 et 2016, le nombre de médecins partant à la retraite a connu une hausse de 87,7 %, alors « que le nombre d’actifs n’a augmenté, sur la même période, que de 1,2 % », indique l’Atlas du CNOM. 

Le Conseil de l’ordre précise que, depuis 1979, l’augmentation totale du nombre de médecins a été de 140,5 %, mais, dans le même temps, cette hausse est de 940 % pour les retraités. Rappelons que la formation d’un médecin dure entre 9 ans (généraliste) et 12 ans (spécialiste). Les évolutions doivent donc être anticipées très longtemps à l’avance.

La Mairie de Paris a bien lancé un plan d’aide. Mais il met du temps à se traduire sur le terrain. Au niveau national, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a lancé deux plans de lutte contre les déserts médicaux, qui ne suffisent pas à inverser la tendance.

D’où l’importance d’avoir recours aux médecins diplômés d’autres pays, pour combler la désertification.

Les effectifs de médecins généralistes sont les premiers touchés par le nombre important de départs en retraite, souligne le document du CNOM. Ils connaissent une chute inexorable, et ce, de manière préoccupante puisque cette chute devrait se poursuivre jusqu’en 2025 et pourrait se traduire par la perte d’un médecin généraliste sur quatre sur la période 2007-2025.

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