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Au sujet de l’économie physique

Que cherche à accomplir la science économique ? Cette simple question constitue malheureusement pour plusieurs personnes, économistes ou non, une difficulté embarrassante. En effet, depuis l’invention de l’économie par Gottfied Leibniz comme science à la fin du 17è siècle, la succession des écoles et des différentes idéologies a considérablement brouillé les pistes, allant même jusqu’à faire oublier les préoccupations qui dominaient à l’origine.

Ceux qui ont aujourd’hui réussi à se défaire du corset monétariste imposé lors de l’enseignement de l’économie, ou bien de l’engouement actuel pour la théorie des jeux, répondront que l’objectif de cette discipline est de calculer le coût d’extraction et de transformation des matières premières, ainsi que les coûts de distribution des produits qui en découlent. Cette réponse est probablement plus proche de la réalité. Mais que contient cette notion de coût ? Evidemment, personne n’a jamais fait un chèque à mère nature pour les ressources extraites de la croute terrestre. Tout au plus payons-nous une ristourne au propriétaire du terrain d’où sont extraites ces matières premières, qu’il s’agisse d’un propriétaire privé, ou d’un Etat, en l’occurence. La grande majorité des coûts serait donc plutôt liée à la rémunération de la main d’œuvre employée dans le processus de production et de distribution en général.

Mais comment pouvons calculer la rémunération des heures travaillées ? Cette question, qui semble elle aussi être très simple à prime abord, cache de nombreuses difficultés.

Tout d’abord, dans une économie capitaliste, il y a des heures que ne sont pas comptabilisées, car elles ne sont pas des heures de travail proprement dites, même si elles présentent un intérêt économique. Ces heures sont liées, dans une situation idéale, au développement d’une invention, puis transformées en capital et rémunérées en fonction des bénéfices qui seront dégagés de la production. Il devient difficile de départager dans ce contexte les heures qui représentent un intérêt économique des heures de loisir, particulièrement celles qui relèvent de la spéculation intellectuelle. Par exemple, quelle valeur économique accorder aux heures passées par Kepler au développement d’un nouveau modèle du système solaire, où à celles passées par Einstein au développement de la théorie de la relativité ou, encore plus difficile peut-être, à celles consacrées par De Vinci pour peindre la Joconde ?

L’anedocte suivante va nous permettre de préciser encore plus la nature de la difficulté : combien d’heures de travail les égyptiens de l’époque de Ramsès II auraient-ils dû dépenser pour envoyer un homme sur la lune ? Après quelques instants de réflexion, nous serions tentés de répondre : une infinité. Poutant, dans la période comprise entre disons 2256 avant J.C. et 1969, année au cours de laquelle l’homme a posé son premier pas sur la lune, il y a un nombre fini d’heures de travail, même si ce nombre est, nous le concédons, très élevé.

Non seulement certaines de ces heures de travail ont elle été consacrées à des tâches que certains économistes considèreraient comme étant superflues, comme aller sur la lune par exemple, mais nous avons pu malgré tout, au cours de la même période, augmenter le nombre d’hommes et de femmes vivant sur cette planète, ainsi que la qualité et l’espérance de vie de la majorité d’entre eux.

Redéfinissons notre paradoxe dans les termes suivants, à l’aide des trois courbres de la figure 1 :

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Figure 1.
Evolution de la population européenne depuis 400 avant J.C.

Nous constatons que ces trois courbes augmentent ... simultanément depuis la Renaissance ! Nous nous attendrions normalement à ce que la densité démographique s’accroisse au dépend de l’espérance ou de la qualité de vie, mais nous sommes fort heureusement obligés d’admettre que ce n’est généralement pas le cas, malgré les conséquences parfois facheuses des bêtises commises par certains hommes politiques ou des errements de l’opinion publique.

Il y a par conséquent une seule explication possible : il y a eu création de richesses entièrement nouvelles. Cette création nouvelle de richesse depuis la Renaissance européenne a été l’objet de plusieurs tentatives d’explication. Le physiocrate François Quesnay y voyait une offrande spontanée de la terre, qui attendait d’être cueillie par l’heureux propriétaire d’un territoire donné, et qu’il pouvait par la suite redistribuer selon son bon vouloir. Adam Smith prétendait que cette richesse découlait de la différence de prix dans les échanges commerciaux, une différence sécrétée par la loi du marché. Marx pensait qu’elle découlait de la maîtrise de la force de travail par le propriétaire d’une machine quelconque et d’un enrichissement au dépend de la sueur du travailleur. Le philosophe Leibniz affirmait pour sa part qu’elle provenait de l’économie de travail apportée par l’utilisation des machines : c’est d’ailleurs de là que nous vient le terme « économie ». L’économiste américain Lyndon LaRouche a plus récemment décrit la richesse comme expression de la créativité humaine, elle-même associée à une compréhension toujours améliorée des lois de l’univers.

Ainsi, la principale tâche de l’économie physique consiste à établir une représentation intelligible de la relation entre un acte de découverte et l’accroissement de ce que LaRouche a défini comme étant le potentiel de densité démographique relative. Nous cherchons donc plus généralement à trouver une fonction qui puisse rendre compte du progrès humain.

Dans l’un de ses écrits, En défense du sens commun, ou comment s’affranchir de la méthode logico-déductive [1], LaRouche décrit la fonction recherchée comme suit :


La forme générale de la fonction est donnée de la manière suivante :

  • Le progrès technologique favorise une augmentation du potentiel de densité démographique.
  • L’augmentation du potentiel de densité démographique qui en résulte favorise les conditions pour faire progresser le niveau de technologie des activités courantes.
  • Cela, s’il est réalisé, favorise à son tour une augmentation du potentiel de densité démographique.

Certains pourraient être déçus de voir une fonction exprimée autrement que par des équations mathématiques, mais nous verrons plus loin que nous n’y perdons rien en terme de complexité. Examinons plus précisément les caractéristiques de cette fonction. Dans Alors vous voulez tout savoir sur l’économie [2], LaRouche définit l’origine et l’objectif de la science économique :


Le trait caractéristique de la machine à combustion est la relation existant entre l’accroissement de puissance fournie à de telles machines et l’accroissement du pouvoir des ouvriers à accomplir un travail. A partir de l’examen de cette relation fonctionnelle, Gottfried Leibniz (1646-1716) a défini les notions de puissance, de travail, et de technologie au sein même de la science physique. L’étude de cette relation fonctionnelle, étendue, à partir du cas spécifique de la machine à combustion, à tous les autres aspects du processus de production, constitue le sujet de l’économie physique. L’économie physique est une partie intégrante de la science physique prise dans son ensemble ; l’étude de l’économie politique, constamment gouvernée par les principes de l’économie physique, est la science économique.

Nous voyons donc que la science économique est étroitement liée au développement des machines, dans la mesure où la découverte de nouvelles lois de l’univers, ou de nouveaux principes physiques prend, une fois validée par l’expérience, la forme d’une famille de technologies et de machines nouvelles. L’avènement des machines n’a cependant pas toujours reçu dans l’histoire le même accueil. En témoigne par exemple l’opposition entre Leibniz et Voltaire à ce sujet : Dans son Plan pour la création d’une société des arts et des sciences en Allemagne Leibniz propose « de produire suffisamment de nourriture pour la nation, afin [...] d’améliorer les industries, de faciliter le sort de la main d’œuvre manuelle [...] par le progrès technologique, de toujours rendre accessible à un prix abordable des machines thermiques, moteur de base de toute activité mécanique, afin que tous puissent constamment expérimenter toutes sortes de pensées et d’idées innovatrices, propres à eux-mêmes et aux autres, sans perdre un temps précieux. »

Voltaire affirme a contrario dans son Dictionnaire philosophique qu’il « croit convenable que quelques enfants apprennent à lire, à écrire, à chiffer ; mais que le grand nombre, surtout les enfants des manœuvres, ne sachent que cultiver, parce qu’on n’a besoin que d’une plume pour deux ou trois cents bras. La culture de la terre ne demande qu’une intelligence très commune. » Plus loin il dit : « La plupart des manufactures corrompent la taille des ouvriers ; leur race s’affaiblit. Ceux qui travaillent aux métaux abrègent leurs jours. »

Avant d’aller plus loin, nous devons maintenant définir plus précisément ce qu’est une machine. Prenons l’exemple du couteau, l’une des machines les plus simples : la première chose que nous remarquons est que la puissance appliquée au travail (sur le bout de la lame) est beaucoup plus élevée que celle que nous appliquons sur le manche du couteau. En d’autres termes, le couteau a pour fonction d’accroître la densité de l’énergie. Etudions maintenant la relation entre l’énergie fournie à une machine, la densité de l’énergie appliquée au travail et le travail accompli. Un phénomène étrange surgit alors. LaRouche l’exprime en ces termes :


Dans la transmission au travail, à travers la machine, de la puissance fournie à son entrée, une partie de cette puissance est perdue sous forme de "chaleur" ou autre. Le taux de perte est particulièrement intéressant quand nous accroissons significativement la concentration de puissance, la densité du flux énergétique de l’effort appliqué au travail. Nous rencontrons à ce point une considération curieuse, amusante. Avec une fraction de la puissance fournie à la machine portée à un niveau élevé de densité de flux énergétique, nous tendons à accomplir de bien plus grands débits de travail qu’avec toute la puissance fournie à la machine à un niveau de densité de flux énergétique relativement moins élevé. Il apparaît ainsi que moins de puissance accomplit plus de travail qu’une plus grande quantité de puissance : c’est là l’un des aspects curieux de la science économique qui touche plus ou moins directement à ses fondements. [3]

Considérons maintenant les paramètres suivants, que nous divison en deux groupes séparés : nous plaçons dans le premier groupe l’énergie libre, le potentiel de densité démographique relative et le taux de profit ; nous mettons dans le deuxième groupe les valeurs suivantes, qui correspondent l’une à une aux valeurs placées dans le premier groupe : premièrement l’énergie du système, deuxièmement la densité démographique réelle et l’espérance de vie actuelle et, troisièmement, les coûts de fonctionnement. La question qui se pose maintenant est de savoir comment nous pouvons augmenter les paramètres du premier groupe sans sacrifier ceux du deuxième. Il s’agit là d’une question brûlante d’actualité, lorsque nous pensons par exemple à la mauvaise habitude qu’ont les dirigeants actuels de nos entreprises de couper sauvagement dans la force de travail, dans une tentative désespérée d’accroître le taux de profit au dépend des coûts de fonctionnement. Même chose lorsque certains proposent de diminuer la population des pays du triers-monde afin d’accroître le niveau de vie.

Un modèle géométrique

Essayons maintenant d’illustrer notre fonction par un modèle géométrique. Nous remarquons, lorsque nous examinons la fonction telle qu’elle a été exposée précédemment, qu’elle présente un caractère cyclique : le progrès technologique favorise une augmentation du potentiel de densité démographique, qui lui-même favorise les conditions d’un progrès technologique supplémentaire, qui amène à son tour une nouvelle augmentation du potentiel de densité démographique. Mais il ne s’agit pas de tourner en rond, car notre fonction présente aussi une évolution. Il faut donc trouver une constructrion géométrique appropriée : une spirale, qui représente l’aspect cyclique tout en progressant dans le temps, placée sur une cône au lieu d’un cylindre, afin de permettre un élargissement du processus représenté par la fonction. Nous remplaçons ensuite le cône par un hypercône afin d’intégrer l’accélération du processus. Si nous utilisons un système de coordonnées cylindriques, qui est mieux adapté que le système de coordonnées cartésiennes pour un processus cyclique, nous obtenons la figure 2a : Ø, l’angle de rotation, représente l’énergie fournie à la machine, r, le rayon, la densité du flux énergétique appliquée au travail, h, la heuteur, le débit de production par opérateur, et v, le volume engendré sous la courbe, le potentiel de densité démographique relative.

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Figure 2.

Voyons maintenant ce qui se passe lorsque nous intervenons sur les différents paramètres. Souligons d’abord par précaution, avant d’aller plus loin, que ce modèle géométrique ne vient en aucun cas se substituer à notre fonction, car c’est la fonction telle que nous l’avons définie plus haut qui est réelle, et non le modèle géométrique en tant que tel.

Si nous essayons en premier lieu d’accroître seulement l’énergie fournie Ø, tout en maintenant constante, à partir d’un certain point, la densité du flux énergétique r, nous obtenons le résultat de la figure 2b. Le processus stagne alors et tourne en rond, sans que le débit de travail par opérateur h n’augmente, ni le volume v par ailleurs. Si nous fixons par contre, à partir d’un certain point, la valeur de Ø tout en augmentant la densité du flux r, nous obtenons le résultat de la figure 2c.

Nous partons alors, et c’est le cas de le dire, sur une tangente ! Le processus s’épuise ici aussi, même si h semble augmenter pour un certain temps pour atteindre une valeur asymptotique. Le volume engendré par la spirale cesse lui aussi d’augmenter, dès que nous cessons de tourner autour du cône.

Nous remarquons que nous atteignons également dans la figure 2a une limite, qui est celle où le cône devient évasé et s’étale horizontalement vers l’infini sans s’élever verticalement. Un accroissement simultané des deux paramètres (Ø et r) ne donne ainsi guère plus de résultat, même si la dégénérescence du processus semble moins soudaine.

Ainsi, s’il est vrai, comme l’affirme LaRouche dans l’extrait que nous avons cité plus haut, que le taux de perte diminue lorsque nous accroissons l’énergie fournie à la machine de même que la densité du flux énergétique de l’effort appliqué au travail, nous arrivons à la conclusion, à la lumière de l’analyse des paramètres que nous venons d’affectuer, que ce taux de perte diminue de moins en moins rapidement. Ceci signifie que les gains de productivité découlant des améliorations techniques apportées aux machines deviennent de moins en moins prononcés, dans la mesure où nous restons confinés à l’intérieur d’une même famille de technologies ou de machines.

Ce problème est directement relié à celui qui a été soulevé par Marx dans le troisième volume de son Capital, et qu’il a exprimé sous la forme de la loi sur la diminution du taux de rendement. Soit T, la Production totale. Comment devons-nous réallouer les heures de travail pour perpétuer le cycle de production ?

Si T = C + V + D + S’, alors, selon Marx, le capitaliste intelligent, qui veut faire augmenter le profit net S’, doit d’abord augmenter T. Pour ce faire, il consentira naturellement à accroître C (le nombre de gens employés à produire et entretenir les machines, le capital variable) plus rapidement que V (les opérateurs des machines proprement dits), car il veut économiser en main d’œuvre et c’est exactement ce que les machines lui permettent d’accomplir. Il utilisera pour cela une partie de S’.

Ainsi, C augmentera plus vite que V, et par conséquent C/V, qu’on appelle l’intensité capitalistique, augmentera. De plus T augmentera, ainsi que C, V et S’. Mais C + V augmentera plus vite que S’, puisqu’on prend toujours une partie de ce dernier pour accroître les deux premiers. Ainsi, le taux de rendement S’/(C + V) diminuera. Le processus finira par « s’épuiser ».

Comment s’en sortir ?

Examinons maintenant de plus près la valeur de C, en terme d’heures de travail. Avec l’introduction d’une nouvelle technologie, l’efficacité de C augmente, faisant augmenter T plus rapidement que C + V + D réunis, ce qui revient à faire augmenter S’ plus rapidement que prévu.

Dans Alors, vous voulez tous savoir sur l’économie, LaRouche écrit :

(...) Que se passe-t-il lorsque les biens d’équipement produits manifestent dans leur fonctionnement un niveau de technologie (d’économie de main-d’œuvre) plus élevé que le niveau de technologie utilisé pour les produire ? C’est là, à ce point précis, que réside le secret du paradoxe, et la substance de la néguentropie dans le processus économique. Supposons par exemple que les nouveaux biens d’équipement soit plus efficaces de 5% (c’est-à-dire représentent une économie relative de main-d’oeuvre de 5%), par rapport aux biens d’équipement employés à leur production. Alors, la portion de la production actuelle allouée à l’énergie du système du processus de production est seulement de 95% du montant suggéré par la simple projection des données de la comptabilité nationale. Par conséquent, l’énergie libre réinvestie devient (S’ + 0,05C) plutôt que S’. Plus le rapport C/V est élevé, plus l’accroissement relatif en énergie libre est grand.

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Figure 3.
Changement de métrique

Nous avons ici affaire à un point que ni Marx, ni les économistes qui lui ont succédé (à part bien entendu LaRouche et quelques économistes méconnus), n’ont daigné aborder, celui de l’impact qu’a une découverte scientifique fondamentale sur le processus de production lorsqu’elle est introduite, une fois validée par une expérience cruciale, sous la forme d’une nouvelle famille de technologies et de machines. Toute nouvelle famille de technologies relève, dans la mesure où elle est associée à une découverte scientifique fondamentale découlant elle-même d’une hypothèse entièrement nouvelle, de quelque chose touchant à l’infini. Car l’hypothèse relève de l’inconnu, contrairement à tout raisonnement logique déductif (ou inductif) effectué à partir de ce qui existe déjà. C’est ainsi que s’explique notre anecdote de départ, selon laquelle nous serions passés d’un nombre infini à un nombre fini d’heures de travail nécessaires pour envoyer un homme sur la lune. C’est aussi ce qui explique pourquoi l’homme est capable de transcender les limites apparentes aux ressources naturelles, et de modifier constamment la nature de la relation qu’il entretient avec son environnement. Ainsi, la limite que nous avons atteinte avec notre hypercône peut être franchie par l’intermédiaire d’une hypothèse nouvelle et d’une révolution scientifique et technologique, menant à une nouvelle génération de machines dotées de caractéristiques nouvelles. Ceci peut être représenté dans notre modèle par l’introduction d’un nouvel hypercône, ou même de plusieurs autres, comme il est indiqué dans la figure 3.

Ainsi l’espèce humaine est, contrairement aux autres formes de vies,en évolution constante, et ce sans qu’il y ait de changements importants dans ses caractéristiques morphologiques proprement dites. A la succession des idées et à l’accroissement de la densité énergétique qui en résulte correspond une augmentation de la densité démographique,et ce processus est marqué parunesériedesautsévolutifs,auseinmême de l’espèce,accompagnant l’humanité dans sa progression. (Voir figure 4).

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Figure 4.
L’impact des idées sur l’évolution de l’espèce humaine.

Mais du point de vue de notre modèle, comment effectuer le passage d’un hypercône à celui qui lui succède ? La difficulté liée à ce passage « à travers l’infini », ou à la succession de sauts transfinis liés aux découvertes fondamentales constituant notre série, peut être résolue à l’aide de l’astuce présentée dans la figure 5.

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Figure 5.

Cette représentation, développée par Jonathan Tennenbaum, nous permet de montrer la nature relative des discontinuités,qui peuvent être « facilement » transcendées lorsque nous changeons de point de vue. Ainsi, du point de vue de la « sphère riemannienne » sur laquelle sont projetés les hypercônes, les discontinuités apparemment infranchissable dans le plan disparaissent, car les extrémités des hypercônes se joignent en un seul point, situé sur le pôle de la sphère. Pour ce qui concerne l’univers physique dans lequel nous vivons, les découvertes de principes nouveaux ne sont évidemment pas aussi facile à faire. Cela dépend entre autres de la qualité de l’éducation, tant scientifique qu’artistique.

Pour terminer, nous insistons sur le fait que le progrès est une nécessité pour l’espèce humaine. Lorsque l’homme renonce au progrès, l’entropie s’installe et un phénomène d’épuisement se met alors en place : le potentiel de densité démographique tombe dans ce cas sous le niveau de la densité démographique réelle, provoquant une « dévolution de la société » ; l’humanité devient la proie des famines et des épidémies, ou bien des guerres résultant de la lutte entre classes ou groupes d’intérêts. C’est uniquement dans cette situation que Marx et Malthus ont raison.


[1Lyndon LaRouche, « En défense du sens commun, ou comment s’affranchir de la méthode logico-déductive », paru dans FUSION, Nos 83 et 84, novembre-décembre 2000, et janvier-février 2001.

[2Lyndon LaRouche, Alors vous voulez tous savoir sur l’économie ?, Editions Alcuin, Paris, 1998.

[3Idem.

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