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JFK : Pourquoi seuls les bons présidents américains sont-ils assassinés ?

Lors de discussions récentes avec ses associés du LaRouche PAC, Lyndon LaRouche a souligné le fait que l’anniversaire de l’assassinat de John F. Kennedy ne peut pas être vu comme un événement isolé, tout comme l’assassinat lui-même. Il est nécessaire d’élever la discussion un cran plus haut, et de se poser la question suivante : pourquoi seuls les bons présidents américains ont-ils été assassinés, tandis que les autres, et en particulier les idiots, ont pu terminer leur mandat ?

Nous retranscrivons ici l’intervention réalisée le 6 novembre 2013 par Michael Kirsch, membre de l’équipe de recherche scientifique du LPAC, au cours de l’émission Internet hebdomadaire Weekly report, sur larouchepac.com.


En cette occasion de remémoration de notre dernier grand président, il est essentiel que nous considérions l’ensemble des présidents américains, et que nous nous demandions pourquoi seuls les bons Présidents sont assassinés, tandis que les médiocres réussissent à passer entre les gouttes. Mais plus généralement, compte tenu du grand nombre de bons présidents américains ayant été tués, qu’est-ce que cela nous révèle sur ce qui manque dans la population et dans la culture américaine ?

Il est nécessaire que nous identifiions le principe général sous-tendant tous ces assassinats, si on veut faire en sorte qu’à l’avenir les bons présidents restent vivants, et si on veut bâtir le caractère du peuple américain de façon à ce qu’il soit capable de résoudre les grandes crises comme celle que nous vivons actuellement.

Commençons par prendre la liste des présidents qui ont été éliminés, et voyons ce qu’ils ont en commun dans leur politique ; pour cela, il sera également utile de considérer ceux qui sont restés vivants. Ainsi, s’il devait arriver que vous deveniez président, vous serez préparé à ce qui va vous tomber dessus, et vous pourrez agir comme il se doit.

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John Quincy Adams (1767 – 1848), sixième président des États-Unis.

Commençons par le 19e siècle, où ce phénomène apparaît plus clairement. Aucun président désireux de continuer la politique de John Quincy Adams, d’Alexander Hamilton et de George Washington n’a pu terminer vivant son mandat, depuis John Quincy Adams. Cela est principalement dû aux agissements de l’agent britannique Aaron Burr et de ses sbires comme Van Buren et d’Andrew Jackson. Les efforts déployés par le « Kitchen Cabinet » [1] de Jackson pour le faire réélire et pour détruire l’œuvre de John Quincy Adams [2] montrent que les britanniques manipulant Aaron Burr n’étaient pas prêts à sacrifier le travail laborieux réalisé au cours des présidences de Jackson et de Van Buren, pendant 12 ans ; s’il le fallait, le sang coulerait.

Le premier cas est celui de William Henry Harrison. Il était proche des milieux entourant John Quincy Adams, et d’Adams lui-même ; notre ami, le grand Daniel Webster (qui n’était pas toujours à la hauteur), était le Secrétaire d’Etat d’Harrison [3]. Nicholas Biddle, un autre grand patriote, ancien président de la Seconde Banque nationale des Etats-Unis, et Matthew Carey, avaient mis en garde Harrison contre toute précipitation, en particulier pour établir une nouvelle Banque Nationale.

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William Henry Harrison (1773 - 1841), neuvième président des États-Unis, mort un mois après son investiture.

A cette période, d’importants cercles patriotiques au sein de la communauté du renseignement, incluant des personnalités comme Edgar Allan Poe, voulaient faire un grand nettoyage de printemps, afin de se débarrasser de Van Buren. La population avait été soumise à un système de terreur pendant 12 ans, et en particulier 8 ans d’affilée ; il y avait donc une grande attente pour mettre fin à la tendance survenue depuis la destruction de la Banque nationale et l’abandon des tarifs douaniers, au cours des années 1830 ; l’industrie et les manufactures s’étaient effondrées, et le développement intérieur du pays était à l’arrêt. L’accession de William Henry Harrison à la présidence, en 1841, suscita un grand enthousiasme dans la population. Mais, trois semaines après son inauguration, Harrison mourrait, à cause d’un trop long discours sous la pluie. Evidemment, c’est quelque peu suspicieux.

Toutefois, quand on considère qui était son vice-président, John Tyler, on se dit qu’il est fort possible qu’Harrison ait été empoisonné. Pour John Quincy Adams, Tylor n’était qu’un clone d’Andrew Jackson, et il représentait le parti des esclavagistes du sud des Etats-Unis. Il s’inscrivait dans la continuité de cette nouvelle conception de la loi voulant que le Président décide de tout en dernière instance, quel que soit le jugement de la Cour Suprême. En fait, Tyler fut le premier président à être menacé d’ « impeachment » [4], en raison de son veto contre la Banque nationale, qui était un des principaux engagements de William Harrison, et qui impliquait le rétablissement d’une régulation de la monnaie, ainsi que la fermeture de Wall Street et de la Compagnie britannique des Indes orientales.

Ainsi, John Tyler [qui est devenu président après la mort de Harrison, Ndt] a supprimé la loi sur les tarifs douaniers et la Banque nationale ; il a continué la politique de Jackson. L’effet sur la population fut désastreux. Les américains perdaient tout espoir de sortir de la crise, et baissaient les bras. Il a fallu attendre une décennie avant que l’espoir naisse de nouveau, avec l’arrivée de Zachary Taylor.

Après Tyler, il y a eu le président Polk ; ce laquais de Jackson au Congrès était connu pour le fait qu’il battait ses esclaves – il pensait que c’était « bon » pour eux. Enfin, Taylor est arrivé en 1849.

Zachary Taylor, comme John Quincy Adams et Harrison, affichait clairement son intention : « Je vais restaurer la Banque nationale. » Le jeune Abraham Lincoln, en tant que membre du parti Whig, lisait des extraits de ses écrits pour en faire un exemple de comment être un bon candidat Whig et comment défendre l’idée de la Banque nationale et du progrès économique. Taylor se battait pour une nouvelle loi sur les tarifs douaniers ; son Secrétaire au Trésor était le petit-fils du Gouverneur Morris, lequel avait participé au Cabinet de George Washington [5]. L’objectif de sa nouvelle loi fiscale n’était pas d’ajouter des impôts afin d’amasser de l’argent, mais de promouvoir le développement des manufactures dans le pays ; de même pour l’agriculture comme pour le reste.

Il est mort au bout d’un an, prétendûment parce qu’il avait mangé trop de cerises et bu trop de lait lors d’une cérémonie à Washington. C’est la raison officielle de sa mort. Nous sommes alors en 1850. Que s’est-il passé ensuite ? Il faut savoir aussi que Taylor s’est battu pour tenter de stopper la sécession du sud des Etats-Unis, que John Quincy Adams voyait déjà venir à l’époque de la présidence Jackson, en conséquence de la politique qu’il menait. Les Etats-Unis ont donc continué à dériver vers la Guerre civile. A la suite de Taylor, trois présidents se sont succédés : Millard Fillmore, Franklin Pierce, James Buchanan. Tous étaient de mèche avec les Etats sudistes, le pire étant Buchanan.

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Abraham Lincoln (1809 - 1865), seizième président des États-Unis, assassiné le 15 avril 1865 à Washington.

C’est Lincoln qui a sauvé les Etats-Unis de la destruction dans la Guerre civile. Nous savons aujourd’hui comment cette guerre a été orchestrée, et comment il s’agissait en réalité d’une guerre opposant le libre-échange britannique au protectionnisme américain. Qu’a fait Lincoln ? Une fois de plus, son intention était de rétablir la Banque nationale ; il revenait sans relâche sur cette question. Sa politique a créé la plus grande dynamique de progrès industriel que les Etats-Unis n’avaient jamais connue ; la construction du chemin de fer transcontinental a entraîné un développement territorial sans précédent.

Et bien sûr, Lincoln a été tué. Qui l’a tué ?

Nous savons aujourd’hui que cinq personnes ont été impliquées dans son assassinat. Quatre d’entre elles ont été pendues ; pourquoi ? Parce que cette nuit-là, elles se sont rendues dans la demeure du Secrétaire d’Etat, William Seward, dans l’intention de l’assassiner à son tour ; elles l’ont poignardé plusieurs fois dans le cou et au visage. Elles n’ont pas réussi à le tuer car étant tombé de cheval la semaine précédente, Seward avait une attelle au cou... Elles l’ont grièvement blessé, causant des séquelles à vie, tandis qu’un de ses proches était poignardé à la moelle épinière. L’agresseur de Seward s’appelait Powell ; il fut pendu. Un autre fut pendu, ainsi qu’un autre qui était chargé de tuer le vice-président, Johnson, mais qui s’était défilé. Ce dernier s’appelait David Howard. Cela fait donc cinq personnes en tout.

L’organisateur du coup était un certain Judah Benjamin ; devinez où Benjamin est allé se réfugier... En Angleterre. Là-bas, il a pu toucher les primes des cinq assassins, et s’approprier tous leurs laquais. En réalité, c’est bien depuis l’Angleterre que le complot a été lancé. Pour la première fois, les britanniques fomentaient un véritable coup d’Etat contre une administration américaine, impliquant cette fois-ci l’utilisation d’armes à feu et de couteaux.

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Le Greenback est une monnaie fiduciaire émise pendant la guerre civile par le gouvernement américain afin de se libérer de l’emprise des banquiers usuriers.

A la suite de son assassinat, le chemin de fer que Lincoln avait fait démarrer continuait sur sa lancée, avec le développement du sud, de l’industrie, etc. ; les greenbacks [6] avaient permis d’établir un système de crédit national fondé sur des banques industrielles à travers tout le pays. Le président Ulysses S. Grant a contribué, avec les associés de son Secrétaire au Trésor, à détruire l’ensemble de cette politique ; en forçant une dévaluation de la monnaie, ils ont provoqué une énorme dépression.

Apparaît alors James A.Garfield, proche collaborateur de William D. Kelley, Stephen Caldwell et William Elder, c’est-à-dire de tous les grands protectionnistes. Au Congrès, avec William Kelley, il s’était levé pour défendre une loi pour les tarifs douaniers, et il affichait son intention de faire revivre le système américain. Garfield était quelqu’un de très intelligent et, comme les autres, il défendait le développement de la nation et le système américain. [7] C’est un certain Charles Guiteau qui a assassiné Garfield, quelques mois après son investiture.

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William McKinley (1843 - 1901) fut le 25e président des États-Unis, assassiné en septembre 1901.

Les présidents suivants furent Chester Arthur, Grover Cleveland et Benjamin Harrison. Harrison a fait certaines bonnes choses, mais étant le petit-fils de William Henry Harrison, il savait parfaitement ce qui allait lui arriver s’il tentait de mettre en œuvre une politique similaire à celle de Garfield et des autres ; il n’est donc pas allé très loin. Vint ensuite William McKinley ; il a pu réaliser un mandat complet, avec le même programme. Un livre récent, écrit par Quentin Skrabec, montre que William McKinley avait un plan pour établir une nouvelle banque nationale. [8] Le type qui a assassiné McKinley traînait chez une certaine Emma Goldman ; dans son livre, Skrabec mentionne le fait que Goldman était financée par les riches banquiers de Wall Street et d’Angleterre.

Ensuite, il y a eu les présidents Teddy Roosevelt, Taft, et Wilson ; Roosevelt était le petit-fils d’un agent confédéré à la solde des britanniques, Taft était un homme de compromis, et Wilson est celui qui a mis en place la Réserve fédérale. Est apparue alors la grande alliance, la « relation spéciale » avec les britanniques, malgré le fait qu’ils représentaient encore dans la culture américaine le principal ennemi des Etats-Unis, depuis plus d’un siècle, la question du libre-échange étant demeurée au cœur du conflit.

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La Réserve Fédérale américaine, créée le 23 décembre 1913 par le président Woodrow Wilson.

La création de la Réserve fédérale par Woodrow Wilson en 1913 avait pour intention de détruire le système industriel de banque nationale de Lincoln, qui persistait jusqu’alors. Puis ils ont tué le président Warren G. Harding : après quelques mois à la présidence, il est mort en mangeant des huîtres dans un train, en plein désert. Et que s’est-il passé après sa mort ? A travers une énorme spéculation, ils ont détruit le tissu de banques industrielles publiques du pays, en les enchaînant à la Réserve fédérale, et entraîné les Etats-Unis dans le plus grand effondrement économique de leur histoire.

Tout cela a conduit à l’accession de Franklin Roosevelt à la présidence ; Roosevelt se situait bien entendu dans cette même tradition du système américain ; il a sauvé le monde du fascisme, et a rétabli un monde de nations souveraines.

Enfin, il y a eu John F. Kennedy.

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John Fitzgerald Kennedy (1917 - 1963), 35e président des Etats-Unis, assassiné le 22 novembre 1963.

Cette histoire serait incomplète si l’on ne mentionnait pas certaines choses au sujet de Kennedy. Comme nous l’avons montré récemment à l’occasion de plusieurs publications et interviews, l’ensemble de sa politique, bien qu’il n’ait pas créé de nouvelle banque nationale, s’inscrivait dans la lignée du système américain d’économie. Il ne s’agit pas de monétarisme, mais de crédit ; du crédit pour l’investissement, orienté vers le futur : développement de l’énergie nucléaire, projet NAWAPA, science et technologie... Il défendait un plan complet de développement intérieur des Etats-Unis.

On découvre donc que dans tous les cas – sept présidents morts en cours de mandat, huit si on compte Roosevelt [9] – on a affaire à un patriote s’inscrivant dans la tradition du système américain ; seuls ceux-là ont été tués. Il s’agit de quelque chose de systématique. Regardez la nature des opérations d’Allen Dulles et de son appareil : ils ont tué et fait renverser de nombreux chefs d’Etat, comme Mohamed Mossadeq en Iran, Jacobo Arbenz au Guatemala, le Premier ministre congolais Patrice Lumumba. Tous défendaient le développement de leurs propres ressources nationales ; tous étaient indépendants. Dans chaque cas, il s’agissait des premiers dirigeants démocratiquement élus dans leurs nations respectives. La semaine dernière, sur C-Span, un homme a souligné le fait qu’un chef de section du MI6 britannique a admis l’an dernier qu’ils avaient eux-mêmes donné l’ordre de tuer Lumumba. Des millions d’africains sont morts au Congo en conséquence de l’assassinat du Premier ministre. Aujourd’hui, beaucoup sont prêts à mettre la question de l’appareil des frères Dulles sur la table. Dans le cas de JFK, il y a toute l’histoire du groupe avec Clay Shaw, Bloomfield, le MI6 britannique et la Division 5 du FBI.

Je n’ai pas pu mener une étude approfondie pour chacun de ces présidents. Mais lorsqu’on considère tous ces présidents, ainsi que la période qui a suivi leur mort, avec la destruction qu’elle a entraîné, on voit apparaître la tendance générale. Et la question est : que fait-on face à cela ? Comment faire pour éviter que nos bons présidents soient tués ? Comment élire un président solide et en même temps affermir la conscience des citoyens du pays ?


[1Le « Kitchen Cabinet » (cabinet de cuisine) était un groupe de conseillers « spéciaux » que le Président Andrew Jackson consultait en parallèle de l’administration officielle.

[2Cf. The myth of Andrew Jackson destroyed, par Michael Kirsch, décembre 2012.

[3Cf. « Le diable et Daniel Webster », la nouvelle de Steven Vincent Benet, et le film du même nom qui en est tiré.

[4Procédure de destitution inscrite dans la Constitution des Etats-Unis.

[5Le Gouverneur Morris fut l’Ambassadeur des Etats-Unis en France.

[6Le Greenback est une monnaie fiduciaire émise pendant la guerre civile par le gouvernement américain afin de se libérer de l’emprise des banquiers usuriers.

[7Cf. Why the British Kill American Presidents, Tony Chaitkin, EIR, décembre 2008.

[8Cf. William McKinley, « The Apostle of Protection. », par Quentin Skrabec.

[9Il y eu plusieurs tentatives d’assassinat et de coup d’Etat contre Franklin Roosevelt, avant et au cours de son mandat.

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Voir les 3 commentaires

Vos commentaires

  • Le 22 novembre 2013 à 21:11
    par Eric

    "Comment faire pour éviter que nos bons présidents soient tués ?"
    Les Etats-Unis sont une République (comme la France) et dans une République le pouvoir du président est trop important. Si les Etats-Unis étaient une Démocratie, le président n’aurait pas à craindre pour sa vie car le peuple américain aurait l’essentiel du pouvoir.

    • Le 29 novembre 2013 à 18:14
      par bcb

      Dites-moi, au lieu de marotter, vous pourriez pas risquer votre vie un peu ? comme Kennedy justement.

    Répondre à ce message

  • Le 25 novembre 2013 à 13:45
    par Samuel

    Belle rétrospective qui change des commémorations actuelles de l’assassinat de Kennedy versant dans le pathos et évitant bien évidement les questions (et surtout les réponses) essentielles.
    merci

    Répondre à ce message

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