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L’intrigue britannique derrière les « affaires » Duggan et Kronberg

Nous présentons ici la traduction de l’article Britain Declared War on the United States paru dans l’Executive Intelligence Review du 7 janvier 2011, qui revient sur les opérations menées depuis 2003 pour salir la réputation de Lyndon LaRouche et entraver l’action politique de son mouvement.


Dans ses pièces de théâtre, Shakespeare met souvent en scène des vauriens, des bouffons, des menteurs, des couards et des idiots, qui, sous l’emprise de l’ambition, de la crainte, de la culpabilité et de la folie, tissent des complots si tordus qu’ils ne peuvent que conduire à la chute de leurs instigateurs et de ceux qui les protègent. Lorsque l’on voit ces personnages sur scène, leur comportement peut nous évoquer des personnes qui nous sont familières, mais la fiction qui les entoure crée cependant une limite à la ressemblance. Jusqu’au jour où nous quittons l’enceinte du théâtre et découvrons des personnes comme Erica Duggan, Marielle (« Molly ») Kronberg et leurs associés, jouant des personnages dramatiques dans deux impostures juridiques jumelles mises en scène par Londres.

Dans un autre texte, The Mighty Wurlitzer Implodes, [1] nous avons résumé comment le renseignement britannique tire les ficelles d’une campagne de propagande noire contre Lyndon LaRouche et son mouvement de jeunes, le LYM (LaRouche Youth Mouvement), et alimente la procédure d’un coroner (officier judiciaire « indépendant ») londonien dans l’affaire du suicide du jeune Jeremiah Duggan en 2003, ainsi que le procès entamé aux Etats-Unis devant la Cour de Virginie par Molly Kronberg, aujourd’hui déboutée.

En novembre 2010, le procès fut suspendu lorsqu’un magistrat fédéral fit état d’un abus de procédure et de la mauvaise foi de Kronberg et de son avocat, qui avaient refusé de répondre aux demandes de la Cour ainsi que de transmettre aux accusés les courriels et documents versés au dossier. En décembre, un juge fédéral approuva l’avis du magistrat, sans pour autant condamner Molly Kronberg à régler les frais de justice des accusés qu’elle avait traînés abusivement devant la justice, ce qui lui donna la possibilité de rouvrir une procédure. La défense a donc fait appel de cette décision et exige qu’une audition exploratoire soit menée pour faire la part des choses entre la responsabilité de Kronberg et celle de ses avocats, et ainsi définir avec précision la répartition des sanctions pécuniaires appropriées.

D’après les informations publiques, Molly Kronberg a effectivement renouvelé sa démarche infondée en justice, mais avec un nouvel avocat. Entretemps, elle et le scribouillard Dennis King [2] se sont démenés frénétiquement pour supprimer toute trace des faits mis en lumière par le magistrat. Ils sont même allés jusqu’à demander à Google News d’effacer des moteurs de recherche le communiqué de presse du Comité d’action politique de LaRouche (LPAC) relatif à toute l’affaire !

Ici, nous allons lever le voile et fournir des détails supplémentaires sur les gens qui conduisent ces attaques et leurs méthodes. Afin de ne pas perdre le fil de toutes ces manigances, le lecteur doit prendre en compte que la chronologie n’est pas entièrement définie par le développement des cas judiciaires ou les affaires qu’ils traitent. L’affaire Duggan et l’affaire Kronberg, deux traquenards juridiques toujours en cours, sont une attaque politique contre Lyndon LaRouche, qui est perçu à juste titre par les cercles dirigeants de l’Empire britannique et leur fantoche Barack Obama, comme leur principal opposant.

Dans sa vendetta, l’establishment britannique se sert d’un groupe apeuré d’anciens associés du mouvement de LaRouche, qu’il a recruté à son réseau d’influence connu sous le nom de Congrès pour la liberté de la culture (CLC). [3]

Sous la houlette d’anciens communistes comme Sidney Hook, de milliardaires libéraux de Wall Street et de la City comme John Train, et de philosophes fascisants comme Hannah Arendt et Leo Strauss, le CLC, financé par la CIA mais dirigé par les Britanniques, a subverti dans les Etats-Unis et l’Europe d’après-guerre la culture issue de la tradition de Franklin Roosevelt, en répandant son libéralisme fabien destructeur qui caractérise si bien l’esprit nazi que l’on voit à l’œuvre aujourd’hui dans la politique de santé d’Obama. [4]

Convertis au CLC, ces anciens sympathisants, dont on parlera quelque peu ici, furent terrorisés par les attaques massives lancées contre LaRouche dans les années 1980, attaques qualifiées par l’ancien ministre américain de la Justice Ramsey Clark de « cas le plus patent de subterfuge conscient et d’abus de pouvoir systématique, se déroulant sur une longue période et s’appuyant sur des prérogatives du gouvernement fédéral, survenu dans l’exercice de mes responsabilités ou dont j’aie pu avoir connaissance. »

Comme tous les couards intellectuels, ces convertis, dont la plupart sont aujourd’hui associés avec la droite néo-conservatrice et des milieux dits « catholiques », sont tellement minés par la trouille et le dégoût de ce qu’ils ont pu être, qu’ils cherchent un réconfort au sein de bandes d’anciens où ils ressassent leur rancune et où ils sont induits à prouver à leurs protecteurs qu’ils sont encore plus « normaux » que les normaux ou plus fascistes que les fascistes, un trait de caractère que nous allons mettre en lumière dans ce qui suit.

L’imposture de l’affaire Duggan

En mars 2003, Jeremiah Duggan, un jeune étudiant britannique habitant Paris, se suicide sur une autoroute près de Wiesbaden en Allemagne, en se jetant sous une voiture, après avoir assisté à une conférence de l’Institut Schiller contre la guerre en Irak et en faveur de grands projets d’infrastructures. Les enquêteurs allemands concluent au suicide, conclusion imposée par les faits et initialement acceptée par Erica Duggan, la mère de Jeremiah. Sans tarder, Mme Duggan sera prise en main par des milieux du renseignement d’une City de Londres en proie au désespoir. Au printemps 2003, la fureur de l’entourage de Tony Blair et de la Monarchie britannique contre LaRouche était à son apogée après qu’il eut été interviewé par la BBC, exposant sans concessions les mensonges sur la présence supposée d’armes de destruction massive justifiant le départ en guerre contre l’Irak.

Les mêmes cercles sont appelés aujourd’hui à la barre dans l’affaire de l’assassinat de l’expert en armement David Kelly qui, en juillet 2003, juste avant sa mort, avait secondé LaRouche en accusant à son tour, au nom de l’establishment militaire anglais, la clique de Blair d’avoir maquillé le dossier censé prouver que le régime irakien disposait de ces armes. Dans l’affaire Kelly, Blair et consorts ont immédiatement conclu au suicide, une hypothèse de plus en plus discréditée au fur et à mesure que des faits nouveaux apparaissent.

Une fois de retour à Londres, Erica fut immédiatement entourée et prise en main par une coterie de serviteurs du système, ayant déjà participé à des opérations politiques antérieures menées par les services contre LaRouche, certaines remontant à la fin des années 1970. Parmi ces serviteurs, citons Dennis King, Chip Berlet, Steve Hassan, Rick Ross et la Jewish Defense Organization (JDO) de Mordechai Levy, déjà condamnée en justice pour actes de violence.

A peine quelques semaines plus tard, Erica Duggan affirmait au tout venant que la police allemande avait dissimulé les véritables circonstances de la mort de son fils. Jeremiah, assurait-elle, avait été mis à mort par des éléments associés à LaRouche. De mèche avec la campagne britannique contre LaRouche, la journaliste April Witt avouait dans un article paru en 2004 dans le Washington Post Magazine que c’était le gouvernement de Tony Blair lui-même qui avait mis un avocat à la disposition de Mme Duggan.

Par la suite, les « preuves factices » avancées par Mme Duggan pour appuyer ses folles affirmations firent leur chemin jusque dans les recours entamés devant les tribunaux allemands. A plusieurs reprises, il fut démontré que ces allégations étaient dépourvues de tout fondement. La procédure arriva à son terme en février 2010 quand la Cour constitutionnelle allemande rejeta les demandes de Mme Duggan, les considérant comme une fabulation quasi-conspirationniste. Pour sa part, à Londres, le coroner britannique ayant conduit l’enquête refusa de remettre en cause les conclusions de la police allemande.

Les fouille-merdes médiatiques entrèrent néanmoins en action, surtout depuis la rencontre de janvier 2004 entre Mme Duggan et la baronne Elizabeth Symons of Vernham Dean, ministre d’Etat au Foreign Office pour le Moyen-Orient et la Sécurité internationale. Symons, une proche de l’ancien vice-président américain Dick Cheney, est la femme de Phil Bassett, le spin doctor en chef chargé par Blair de concocter la propagande pour légitimer la guerre en Irak. [5] Après cette rencontre, Mme Duggan a fait appel à un cabinet d’avocats londonien afin de médiatiser les différents recours en justice et faire perdurer dans l’opinion publique l’image des accusations grotesques contre LaRouche, accusations contredites jour après jour par les cours et les autorités responsables.

En dépit de cela, le cas Duggan refit brièvement surface en décembre 2009 grâce à la corruption notoire du système judiciaire britannique. Cédant aux attaques de l’intérieur du gouvernement, Lady Scotland (devenue entre-temps ministre de la Justice), qui un an auparavant s’était refusée à rouvrir le cas, revint sur sa décision et se déclara favorable à une nouvelle enquête sur la mort de Jeremiah Duggan. Un coroner du nord de Londres fut intronisé en grande fanfare et Scotland Yard mis sur le coup. Depuis lors, l’enquête piétine, provoquant des plaintes amères de la part du camp Duggan. Sur son blog, Erica Duggan, dont la tête a été truffée de théories conspirationnistes, suggère désormais que le premier coroner a, lui aussi, tenté d’étouffer l’affaire et que les fonctionnaires et les juges allemands, par leur verdict, n’ont rien exprimé d’autre que leur antisémitisme refoulé et leurs sentiments anti-britanniques, allant même jusqu’à dire qu’ils sont, d’une manière ou d’une autre, tenus par Lyndon LaRouche.

Quand l’affaire Duggan devient l’affaire Kronberg

Le 11 avril 2007, Ken Kronberg, un dirigeant du mouvement larouchiste et imprimeur de ses publications, se suicidait à Sterling en Virginie, ne laissant aucune indication écrite pour expliquer son acte. Une carte de visite retrouvée dans sa voiture mena les enquêteurs à son entreprise PMR Printing. Sur une feuille de papier figurait le numéro de téléphone de sa femme Molly.

A l’opposé de son mari, Molly Kronberg cultivait une haine virulente contre LaRouche et un amour fervent pour tout ce qui est britannique, en particulier ce qui provient de la droitière Société fabienne. Diplômée du St John’s College à l’époque où Leo Strauss s’y répandait avec Richard Goldwin, le mentor de Donald Rumsfeld, Molly en gardait un souvenir romantique et restait très attachée à son passage dans cette écurie, contrairement à Ken, qui se sentait plutôt attiré par le défi intellectuel que lui posait LaRouche.

Comme nous l’indiquons plus loin, Molly a écrit qu’au moment de la mort de Ken, elle exigeait qu’il rompe publiquement avec LaRouche. Elle l’avait fait en contribuant financièrement et en soutenant la campagne présidentielle de George W. Bush et Dick Cheney en 2004, bien qu’elle ait menti aux associés politiques de Ken en 2005, lorsque la réalité de ces contributions fut connue, en prétendant qu’il s’agissait d’un canular monté contre elle par le cousin de Ken.

Après le suicide de Ken, Molly avoua aux enquêteurs du bureau du Shérif du comté de Loudoun qu’elle cultivait depuis longtemps une haine féroce à l’égard du mouvement de LaRouche, dont elle s’était dissociée depuis 1989. Elle souligna que son mari ne partageait pas ses vues.

Dans les jours précédant la mort de Ken, Molly échangea des messages avec d’anciens membres du mouvement qui partageaient sa haine, en particulier vis-à-vis du mouvement de jeunes. Ces anciens sont dans un tel besoin obsessionnel de justifier leur propre lâcheté qu’ils se lancent rituellement dans des diatribes sans fin contre LaRouche. Dans ses courriels, Molly bavarde librement avec eux et se montre enthousiaste pour l’affaire Duggan. Elle y demande que Ken, vu son état mental, soit interné dans une unité psychiatrique. Il va de soi que Molly n’a jamais fait part de cette situation à des responsables du mouvement de LaRouche.

La semaine de sa mort, Ken avait décidé de licencier le personnel et de mettre la clef sous la porte de l’imprimerie qu’il avait dirigée pendant vingt-cinq ans. Il avait pris cette décision tout seul, sans concertation préalable avec les autres responsables de l’entreprise ou la direction du mouvement. Ken avait de graves problèmes légaux avec le fisc américain pour un retard d’impôt, et il venait en outre de recevoir des avis médicaux très défavorables.

Dans ces courriels, la veille du suicide de son mari, Molly appelait de ses vœux la faillite financière du mouvement de LaRouche, tout en reconnaissant que cela aurait des conséquences néfastes sur sa situation personnelle à cause de l’imprimerie. Des messages postés sur internet révèlent également qu’elle demanda à Ken de tenir une conférence de presse et d’accuser ouvertement LaRouche d’être à l’origine des problèmes financiers de son entreprise. Elle proposa même d’organiser elle-même cette conférence de presse pour attaquer LaRouche, proposition à laquelle Ken avait répliqué : « Ah bon, Erica Duggan arrive ? » Molly Kronberg souligne toutefois qu’il n’avait mentionné son intention de porter atteinte à sa vie que de manière « indirecte ».

A peine quelques jours après la mort de Ken, Erica Duggan, probablement séduite à l’idée de pouvoir relancer son opération sur un nouveau front, prit contact avec le Shérif du Comté de Loudoun pour déclarer que Kronberg, comme son fils, était une victime de LaRouche. Molly dit la même chose aux enquêteurs le 23 avril 2007. Vu l’absence de faits probants, le bureau du Shérif rejeta les accusations de Molly Kronberg.

Connaissez-vous les « Junior G-Men » ?

D’avril à décembre 2007, Molly Kronberg, de concert avec les anciens associés de LaRouche Criton Zoakos, Linda Frommer et Paul Kacprzak, ainsi qu’avec Dennis King et d’autres, chercha à exploiter au maximum l’impact du suicide de Ken Kronberg : d’une part, sur ses amis et collègues au sein du mouvement de LaRouche, et d’autre part sur l’opinion publique, dans une tentative d’en finir une bonne fois pour toute avec Lyndon LaRouche. Etant donné que les actions et le ton de cette cabale ressemblent étonnamment aux premiers efforts de relations publiques du FBI de J. Edgar Hoover, nous avons repris le nom utilisé à cette époque pour qualifier cette cohorte : les Junior G-Men, ou « Junior Gs » pour les intimes. [6]

Dès le début, à peine quelques heures après la mort de Ken, les Junior Gs se concertèrent afin de fixer la ligne pour l’explication officielle de l’évènement : Ken Kronberg s’était jeté héroïquement d’un pont pour attirer l’attention sur les difficultés financières de son imprimerie, provoquées par le maléfique LaRouche. En d’autres termes, « LaRouche a tué Ken ». Le groupe n’envisageait pas seulement de fabriquer un mythe autour de l’acte totalement irrationnel de Ken Kronberg, mais comptait effacer le souvenir du vrai Ken Kronberg tel qu’il avait vécu pour ses amis et camarades politiques.

Dans un courriel, Molly insista qu’il ne fallait surtout pas évoquer les troubles mentaux dont souffrait Ken, car une telle explication aurait « laissé LaRouche hors du coup ». Zoakos l’ayant convaincue qu’elle seule était dépositaire de la mémoire de Ken, Molly affirma dans un message délirant publié sur internet, qu’en se donnant la mort, Ken aurait en réalité voulu tuer LaRouche et exprimer indirectement son empathie pour Jeremiah Duggan. Ainsi, la mémoire du vrai Ken Kronberg fut châtrée et remplacée par une caricature grotesque d’un martyr mort pour la cause de l’Empire.

En accord avec cette fiction délirante, les Junior Gs affirmaient qu’un document interne au mouvement, le briefing quotidien du 11 avril 2007, contenait des propos suggestifs émis par LaRouche, visant à induire Ken à se suicider, et qu’il n’avait donc fait qu’obéir. Évidemment, le document en question ne contient pas la moindre allusion de ce genre. LaRouche n’est pas un grand sorcier et Ken Kronberg n’était pas un zombie sous son emprise. L’effort des Junior Gs pour « vendre » cette théorie dingue auprès des services de police ou des avocats a misérablement échoué.

Sans jamais se laisser perturber par les contraintes de la réalité, les Junior Gs poursuivirent leur campagne. Après tout, il s’agit d’une campagne britannique classique de guerre psychologique où « en bas », signifie « en haut », et « en haut », « en bas » ; ou encore « ce qui est », « n’est pas », et « ce qui n’est pas », « est » ; et où finalement seul le pouvoir compte. Nous allons voir maintenant comment cette opération fait appel à des individus qui deviennent assez « labiles », comme le disait Linda Frommer.

Quelques personnages du drame

Le pathétique et hyperactif Paul Kacprzak, aussi connu sous le nom de code xlcr4life (« ancien membre du labor committee de LaRouche à vie »), joue un rôle majeur sur le forum de discussion FactNet consacré à LaRouche, sur d’autres forums privés pour anciens membres du mouvement, obsédés de justifier la trahison de leurs anciens principes, ainsi que sur le site LaRouchePlanet, et comme nous allons le voir plus bas, dans la coordination des opérations contre LaRouche et son mouvement de jeunes, en conjonction avec la campagne Duggan. Kacprzak n’a jamais exercé de responsabilités au sein du mouvement. Son rôle n’était que logistique, consistant à collecter des contributions de soutien financier auprès de contacts d’autres militants et à leur remettre des documents de campagne. Aujourd’hui, en dehors de ses activités sur le forum FactNet et d’expert social pour le mouvement anti-LaRouche, il s’exprime en tant que commentateur de catch américain sur des sites de magazines spécialisés, semblant toujours convaincu que cette compétition est un véritable sport.

Kacprzak devint un acteur de premier plan dans la campagne britannique anti-LaRouche en tant qu’homme de paille pour un article contre le mouvement de jeunes, basé sur la fausse affaire Duggan, paru en avril 2004 dans le Washington Post Magazine sous la signature de Witt.

Comme Zoakos, Kacprzak a tourné casaque et quitté l’organisation larouchiste suite aux attaques massives du gouvernement contre le mouvement entre 1986 et 1988. [7]

Bien que formellement, il n’ait quitté le mouvement qu’après les principaux procès et qu’il se vante d’avoir été « déprogrammé », Kacprzak n’a pas attiré l’attention des autorités suite à son départ, probablement parce qu’il n’avait aucun mensonge crédible à leur vendre. Mais aujourd’hui, il clame tout savoir et avoir connu tout le monde.

Pour Zoakos, c’est une autre histoire. Face aux pressions des autorités, notamment une menace d’expulsion du territoire américain pour avoir menti sur son dossier au service de l’immigration, Zoakos devint témoin du gouvernement dans le procès de 1987 contre LaRouche. Zoakos, qui par le passé avait écrit une critique dévastatrice d’Aristote en se basant sur le point de vue de Platon, défend aujourd’hui le philosophe de l’empire, rejoignant en cela son mentor, l’ancien membre Costas Kalimtgis, qui promeut la philosophie néfaste d’Aristote à l’Université de Londres et ailleurs. Justement surnommé à une époque « Crétin Bombasticos » par un journal étudiant, Zoakos fut victime d’une lâcheté profonde qui révéla sa propension soit à s’emporter frénétiquement, soit à s’effacer totalement sous l’emprise du stress. Plutôt « chaud lapin » à sa grande époque, Zoakos avait notamment eu des liaisons avec Linda Frommer et Christina Huth, toutes deux actives aujourd’hui parmi le groupe des anti-LaRouche et des Junior Gs. Symptomatiquement, Zoakos tenta d’échapper à la banalité de sa trahison en clamant que sa rupture avec LaRouche était la conséquence d’un désaccord philosophique profond sur la nature du Filioque.

D’après le cabinet de conseil Polyconomics de Jude Wanniski, Zoakos fut consultant pour le Conseil national de sécurité (NSC) des Etats-Unis juste après son départ. Il travailla également avec Wanniski à Polyconomics, fut consultant pour le sinistre Potomac Institute et le Dr Norman Bailey, fit quelques essais avec l’Asia Times, et travaille aujourd’hui pour divers hedge funds de Wall Street. Politiquement, il a rejoint les catholiques néo-conservateurs.

Frommer, dont la personnalité évoque celle, dans la BD Snoopy, de Lucy Van Pelt dans ses pires moments, se transforma sur le tard en partisane fanatique de George Bush et du néo-conservatisme catholique. Elle rejoignit un groupe dissident d’ex-membres contrôlés par des agents de la droite catholique fasciste, liés aux services de renseignement, qui entrèrent en action suite à l’emprisonnement de LaRouche en 1989. D’après ses anciens amis, la fuite intellectuelle de Frommer fut aussi le produit d’un mariage et d’un divorce douloureux, de conseils familiaux prodigués par Fernando Quijano, le leader de ce groupe « catholique » dissident, de pressions familiales et financières, et d’une affaire avec un membre du département d’Etat américain. Quijano est lui aussi un membre très actif des Junior Gs.

La campagne des Junior Gs en 2007

Afin de mener à bien leur plan médias, Zoakos et Kacprzak poussèrent Frommer, dès avril 2007, à devenir l’attachée de presse de Molly Kronberg, ce que cette dernière accepta après une courte période de deuil.

Entre avril et août 2007, Molly feignit d’être toujours restée membre du mouvement larouchiste, afin de convaincre les amis de Ken que LaRouche avait tué Ken, ou du moins l’avait maltraité. Elle reçut fréquemment les conseils de Zoakos et Frommer pour savoir comment retourner contre LaRouche le traumatisme et le chagrin des membres du mouvement. Ils analysèrent une à une les lettres de condoléances et passèrent au crible chaque déclaration des militants pour y trouver des points de manipulations.

Quelques jours après le suicide, Molly commença à répandre la fiction monstrueuse des Junior GS sur la mort de Ken, via le site FactNet sous le pseudo « Eaglebeak » et sur le site Skull/Bones sous le pseudo « Rachel Holmes ». Elle lança aussi un site à la mémoire de Ken pour « un usage futur par les journalistes », commença à modifier les pages concernant LaRouche sur Wikipédia et créa même une page sur Ken Kronberg. Elle fournit également des copies de documents internes du mouvement larouchiste sur le suicide de Ken, au site de Dennis King, LaRoucheWatch, un site que l’on pourrait qualifier de « pornographique » tant en termes graphique que politique.

Dans un pamphlet tortueux, King suggère que LaRouche a exercé un genre de vaudou ou de magie noire sur Kronberg afin de l’induire à se suicider. Molly a pleinement soutenu cette déclaration. A part ça, King fait une large place sur son site à l’imposture Duggan, puisqu’il est depuis 2003 un publiciste clé de ce script du renseignement britannique.

Les affirmations aberrantes de King sur le rôle de LaRouche dans le suicide de Ken ont même dégoûté les anti-LaRouche du forum FactNet, qui s’en sont moqués et en ont fait la satire encore récemment, les comparant aux allégations fantaisistes de King qui consistent à dire qu’à chaque fois que LaRouche s’en prend à l’Empire britannique, c’est un code pour dénoncer les Juifs. A tel point que Molly fut incitée à rompre tout lien avec ce scribouillard discrédité. Mais elle ne fit que s’en rapprocher davantage.

King démarra sa carrière de plumitif anti-LaRouche pour le compte de feu Roy Cohn, l’avocat du crime organisé et homme de main de la tristement célèbre « chasse aux sorcières » des années 1950 menée par le sénateur Joe McCarthy. Il est l’auteur d’un ouvrage diffamatoire sur LaRouche qui fut financé par la fondation néo-conservatrice Smith-Richardson, après avoir été présenté et introduit par John Train et Richard Mellon Scaife. En récompense de ses activités anti-LaRouche, King obtint un poste de rédacteur à New America, le journal du parti Social Democrats USA (SDUSA). Le SDUSA est une filiale à part entière des cercles fabiens au sein des services de renseignement anglo-américains qui formèrent le CLC.

En août 2007, un court mémo fut publié dans un document interne du mouvement larouchiste, répondant à la propagande frénétique lancée depuis quatre mois par les Junior Gs. On y mentionnait les deux contributions financières versées par Molly à la campagne Bush/Cheney de 2004, à une époque où son mari combattait de tout son cœur ce fascisme qu’ils incarnaient. Le mémo posait ouvertement la question : après ça, a-t-on besoin d’en dire davantage au sujet du suicide de Ken ? Puisqu’il était clair depuis quelque temps que Molly faisait passer à King ses copies de documents internes, son accès au système de messagerie interne fut désactivé.

Son petit jeu étant éventé, Molly abandonna toute prétention d’amitié avec ses anciens collègues, ce qui ne pouvait de toute façon durer très longtemps, étant donné les révélations sur ses activités et ses intentions. Elle diffusa elle-même sur internet ce mémo exposant ses contributions financières à la campagne Bush/Cheney. Dennis King ronchonna, accusant LaRouche de « baver » sur la veuve Kronberg, comme il avait « bavé » sur Erica Duggan.

Avi Klein et le Washington Monthly

Le coup de grâce de la campagne américaine menée par les Britanniques contre LaRouche devait être l’article d’Abraham Dov Klein dans le magazine Washington Monthly de novembre 2007. A l’époque de ses premiers contacts avec Molly, peu de temps après le suicide de Ken, Klein sortait d’un apprentissage journalistique à l’American Spectator et au Homeland Security Daily Wire, des publications des réseaux de la droite dure républicaine. Grant Lally, un des éditeurs du HS Daily Wire, est le dirigeant des Irish-American Republicans, une organisation accusée de malversations lors du recompte des voix de l’élection présidentielle de 2000 en Floride, qui vit George Bush l’emporter. Lally fut également directeur du Musée et de la Bibliothèque de la Baie des cochons, présidés par Felix Rodriguez, un ancien officier de la CIA connu pour ces liens avec Bush père et le fiasco de l’Iran-Contra.

Le supérieur de Klein au HS Daily Wire était Ben Frankel, qui, selon des sources à Washington, a des antécédents dans les services de renseignements israéliens. Frankel était le rédacteur en chef du Security Studies, un journal trimestriel traitant de sécurité internationale publié par la maison d’édition britannique Routledge.

Il est apparu que l’article de Klein, à classer dans la catégorie « publié pour prouver qu’on existe », fut balancé via le Washington Monthly afin de pourrir les canaux de discussion entre LaRouche et certains cercles du Parti démocrate. Paul Glastris, rédacteur en chef du magazine, pensait que l’article de Klein certifiait « la fin du mouvement de LaRouche », puisque la mort de Kronberg signifiait que LaRouche perdait la capacité d’imprimer ses publications tandis qu’il avait échoué à maîtriser internet. Kacprzak et ses alliés de FactNet exprimèrent la même idée en 2004, au moment des investigations de Witt pour l’article du Washington Post. Ils appelèrent à une guerre financière contre l’imprimerie de Kronberg, afin de mettre un terme au mouvement de LaRouche.

Molly fut la principale source de Klein. L’article prétendait que Ken Kronberg était un martyr car l’organisation de LaRouche n’avait pas payé ses factures à son imprimerie, PMR Printing. La cohérence n’ayant jamais été un principe de cette opération anti-LaRouche, ce même article prétendait également, à tort encore une fois, que le LPAC avait transgressé à plusieurs reprises les règles de la Commission électorale fédérale (FEC) en surpayant PMR !

Dans un courriel envoyé suite à la publication de l’article, Molly enjoignit Klein de poursuivre sa relation avec John Train, lui faisant remarquer que c’était déjà lui qui lui avait présenté son agent littéraire. Pour elle, la prochaine étape devait être un documentaire, et elle lui donna les noms de deux anciens associés de LaRouche, Ken Mandel et Dan Polin, comme producteurs potentiels. Comme Zoakos, Mandel faisait partie de cette écurie d’anciens membres recrutés par les instigateurs de l’opération anti-LaRouche. Après leur départ, Mandel et Polin reçurent tous deux des fonds de la fondation John Train pour mener leur carrière de producteurs. Klein répondit à la demande de Molly en lui disant qu’il avait déjà repris contact avec Train et que ce dernier lui avait donné son accord pour un financement.

Train, un financier de Wall Street étroitement lié au renseignement britannique, fut partie prenante dans le Congrès pour la liberté de la culture ainsi que d’autres opérations de renseignement et de propagande menées pendant la Guerre froide via Wall Street. Suite à l’adoption par Reagan, en mars 1983, de la doctrine d’Initiative de défense stratégique (IDS) conçue par LaRouche, [8] il organisa plusieurs réunions privées avec des magnats et acteurs des médias pour lancer une campagne de diffamation contre LaRouche. [9] Le but affiché de leur opération était de créer l’environnement propice au procès de LaRouche qui allait démarrer entre 1984 et 1986, avec le Grand jury fédéral de Boston dirigé par le procureur William Weld, chef de la division criminelle du département de la Justice.

Au moment de la publication du Washington Monthly, Molly Kronberg fut interviewée par Chip Berlet pour le site internet de Political Research Associates, répétant à nouveau que LaRouche était responsable de la mort de Ken. Elle y déclare s’être opposée à LaRouche depuis les années 1970, déplorant que « jusqu’à ce jour, je n’ai jamais pu comprendre pourquoi Ken était resté fidèle à LaRouche ».

D’autre part, les Junior Gs travaillèrent avec ardeur pour promouvoir l’article de Klein, lançant notamment des opérations massives de « spamming » à destination des membres actifs du mouvement de LaRouche, préparées par Kacprzak et Molly, grâce au répertoire interne d’adresses email de cette dernière.

Les Junior Gs en 2008

Evidemment, ni le LaRouche PAC, ni le mouvement de jeunes LYM (LaRouche Youth Movement) n’ont disparu en fumée suite à l’article de Klein, contrairement aux espoirs nourris par les Junior Gs. Les requêtes en justice, sous de nombreux et divers prétextes, qui accompagnèrent la publication du Washington Monthly, n’eurent pas plus de succès. Au lieu de cela, en plein effondrement du système financier international qui se déclencha à l’été 2007 avec la « crise des subprime », le LPAC et le LYM rencontraient un soutien grandissant auprès des élus locaux (municipalités comme Etats) pour le projet de loi de LaRouche, le Homeowners and Bank Protection Act (HBPA), seule alternative plausible à une crise économique autrement sans issue. [10]

En janvier 2008, Molly s’emballa néanmoins en déclarant frénétiquement que la campagne 2007 des Junior Gs avait d’ores et déjà « détruit l’œuvre de LaRouche ». D’après elle, la hausse du nombre d’anciens membres postant sur le forum FactNet, la naissance du site LaRouche Planet créé par d’anciens membres, le contrôle des pages Wikipédia par des rédacteurs hostiles à LaRouche, les saillies hebdomadaires de Dennis King et la diffusion de ses billets par d’autres blogs, étaient les signes de cette « victoire ». Imaginez un champignon vénéneux, boursouflé et prêt à exploser à tout instant, et vous avez l’image de l’état d’esprit à l’œuvre ici.

La question de la pénétration et du contrôle de Wikipédia par des services de renseignement est bien trop vaste pour être traitée dans cet article. Néanmoins, il nous suffit de dire que c’est le sujet d’un vaste débat sur internet et que le rédacteur originel de la page Wikipédia sur Jeremiah Duggan, SlimVirgin (plus connue sous le nom de Linda Mack, une ancienne membre), a été accusée d’être liée au MI-5 (le renseignement intérieur britannique) par l’ancien porte-parole du président Kennedy. Mack s’est aussi occupée des pages Wikipédia de LaRouche. En 2007-2008, Chip Berlet, Dennis King et Molly ont passé des heures chaque semaine à faire la police sur Wikipédia, faisant en sorte que toutes les pages liées à LaRouche soient nettoyées de toute information ressemblant à la vérité.

Quelques anciens membres du mouvement ont bien migré du forum privé Yahoo consacré à LaRouche vers le forum FactNet, du fait des activités des Junior Gs. Mais à part cela, les principaux contributeurs sur FactNet furent Molly, Kacprzak, Yves Messer et Kevin Coogan. Coogan a prétendument rejoint le mouvement, pour le quitter presque aussitôt, dans les années 1970. Qu’il ait travaillé pour le compte de la League for Industrial Democracy, l’ADL (Anti-Defamation League), la Freedom House de Leo Cherne ou quelque autre faux-nez des services de renseignement durant cette courte période reste une question en suspens. Aujourd’hui, il partage son temps entre une carrière de journaliste d’investigation, publié via un collectif anarchiste, et un rôle de conseiller spécial auprès d’une société californienne spécialisée dans la sécurité intérieure dominée par d’anciens agents de l’ADL et de la CIA.

De nombreux fans de Molly sur le FactNet n’ont jamais été membres du mouvement de LaRouche. Ils passent pourtant une partie substantielle de leur temps à s’obséder sur LaRouche. C’est le cas de Christine Wellman, une ancienne employée du fisc et groupie frustrée de l’acteur Robert Beltran, qui tenta de diaboliser le comédien, célèbre pour son personnage de Chakotay dans la série Star Trek, à cause de son amitié avec LaRouche, de Jeff Sharman, un ancien programmeur chez Amazone et vendeur de BD à Seattle, désormais installé à San Francisco, de Dennis King et du caractériel Peter Tennenbaum, qui proclame sa totale dévotion à Erica Duggan. Contrairement à son frère Jonathan, Peter Tennenbaum n’a jamais appartenu au mouvement. Confirmant ses obsessions, il publia sur le FactNet un appel à Jonathan Tennenbaum, l’exhortant à se suicider pour avoir suggéré qu’Erica Duggan devrait se faire aider par un psychiatre.

Le site LaRouche Planet est géré, avec l’aide de Kacprzak et Molly, par Yves Messer, ancien collaborateur du magazine scientifique français associé à LaRouche, Fusion. Messer, qui réside actuellement en Grande-Bretagne, a sans doute beaucoup souffert en raison de ses relations conjugales difficiles, ce qui l’a rendu influençable à des pressions extérieures malintentionnées. LaRouche Planet se consacre à l’affaire Kronberg comme au cas Duggan. Il y figure un « tableau d’honneur » célébrant les actions de Molly Kronberg et de Gregory Rose, un ancien membre qui fut, selon ses propres aveux, un informateur du FBI, qui fut condamné pour vol et fut partisan de la Révolution iranienne – glorifiés pour avoir attaqué publiquement LaRouche.

Tout au long de 2008, les Junior Gs complotèrent pour dérober les briefings et discussions internes du mouvement de LaRouche, les publier sur internet et les « déconstruire ». A travers tous les Etats-Unis, ils traquèrent et photographièrent des membres du LPAC dans leurs activités militantes de rue, et suivirent de très près le travail du LPAC pour promouvoir le HBPA, au point même de l’entraver. Par le biais de la petite amie et avocate de Kacprzak, Janine Benton (encore une ancienne membre), ils achetèrent et publièrent des transcriptions du procès de LaRouche censées prouver la validité des accusations contre lui. Dans le même temps, Molly et Kacprzak poursuivaient leur spamming incessant sur les boîtes e-mail des membres de l’organisation.

Non contents de leurs inventions fantasmagoriques sur les morts de Ken Kronberg et Jeremiah Duggan, le site LaRouche Planet et le forum FactNet affirment que LaRouche est , en fin de compte, coupable de la mort de toute personne ayant appartenu au mouvement, décédée au cours de ces trente dernières années. Ces folles allégations macabres incluent tout décès des suites d’un cancer, d’une quelconque maladie ou dans un accident de la route. En 2008, lorsque deux militants du mouvement trouvèrent la mort sur une autoroute du Michigan alors qu’ils essayaient de remorquer leur véhicule en panne, les Junior Gs proclamèrent haut et fort que c’était la faute à LaRouche, et Kacprzak alla même jusqu’à contacter les officiers de police judiciaires en charge de l’accident pour le leur suggérer. Le fait que le conducteur du véhicule qui les avait fauchés ait été condamné pour homicide involontaire n’eut absolument aucun effet sur eux, qui s’obstinèrent à répéter les mêmes mensonges.

En octobre 2008 à Berlin, Molly Kronberg participa avec Yves Messer et d’autres, à un forum organisé par la campagne Duggan. Comme le montre son discours posté sur YouTube, Molly a menti en déclarant que LaRouche avait délibérément poussé Ken au suicide et que l’organisation politique allemande liée à LaRouche avait reçu des fonds illicites venant des Etats-Unis. Le but déclaré de cet évènement berlinois organisé depuis la Grande-Bretagne était de faire interdire les activités politiques du mouvement larouchiste par les autorités allemandes.

La première plainte de Kronberg

Dans les premiers mois de 2009, Molly Kronberg publia un texte absurde prétendant que certaines militantes du parti de LaRouche auraient été « forcées » d’avorter. Elle publia également un autre texte diffamatoire – « Les pions de sa grandeur » – à l’occasion d’un séminaire organisé par les amis d’Erica Duggan à l’Université de Northampton en Grande-Bretagne. Elle s’y décrit comme menant un « jihad » contre LaRouche, y faisant ressurgir ce qu’elle savait être de vieilles accusations éculées émanant du programme COINTELPRO du FBI dans les années 1970, tout en cherchant à devenir la conseillère et confidente de Duggan. Elle y écrit : « Ma préoccupation est de faire tout ce que je peux pour briser le LYM, détruire les Labor Committee et faire passer Lyn [Lyndon LaRouche] pour un monstre, un crétin, qu’il soit la risée du monde. »

Fidèles à leurs déclarations, Kronberg et les Junior Gs, dont les anciens membres Michael et Marla Minnicino, s’allièrent avec le centre de deprogramming de Steve Hassan situé près de Boston, utilisant des parents de militants pour déstabiliser le mouvement de jeunes.

En février et mars 2009, le LaRouche PAC répondit publiquement, pour la première fois, aux attaques des Junior Gs, par le biais d’un communiqué de presse retraçant la perfidie de Molly depuis ses agissements de 1979-80 avec Costas Kalimtgis, lorsqu’ils créèrent les conditions devant mener à la condamnation de LaRouche pour fraude fiscale lors du procès d’Alexandrie, en 1989. Le fait que ce communiqué accusait Molly de faux témoignage lors de ce procès exposait LaRouche, comme l’a dit Dennis King, à des poursuites que les Junior Gs essayaient de pousser depuis 2007 pour harcèlement et diffamation.

Cependant, il n’y eut apparemment qu’un seul avocat dans tous les Etats-Unis qui fût intéressé par l’affaire, selon le témoignage de Kronberg devant cette cour. Il s’agissait de John Markham, l’ancien procureur fédéral qui avait mené les poursuites contre LaRouche dans les années 1980. Par le passé, Markham fut également membre du culte satanique de la Process Church of the Final Judgment, et l’avocat d’Ahmed Chalabi, l’agent qui donna les faux renseignements ayant permis la guerre d’Irak ; il connaissait déjà la plupart des Junior Gs. King avait travaillé avec lui lors des procès de Boston et d’Alexandrie. De nombreux membres des Junior Gs, comme Steve et Gail Bardwell, Ken et Janet Mandel, Criton et Vivian Zoakos, ainsi que Lana Murawiec, furent personnellement recrutés par Markham lors de ce règne de la terreur que fut le procès LaRouche.

Markham rédigea une plainte frauduleuse et non fondée, jouant sur les précédentes confrontations de LaRouche avec la Cour fédérale du district Est de la Virginie et sur des règles fédérales plutôt libérales sur les procédures initiales, afin que le cas soit déclaré recevable.

Dans sa lettre larmoyante, il présentait Molly comme une veuve innocente que LaRouche s’était mis à attaquer sans raison la veille du suicide de son mari, soi-disant parce qu’il aurait soudainement décidé de se venger de son témoignage contre lui devant la Cour fédérale vingt ans plus tôt. A cause de cette conspiration déclenchée le 10 avril 2007, toujours selon Markham, la veuve Kronberg fut rejetée par ses voisins, les autres paroissiens ainsi que ses collègues de travail, et se retrouva isolée dans l’enclave bucolique de Leesburg en Virginie.

Markham affirma aussi que LaRouche avait critiqué et harcelé Ken Kronberg, non pas à cause d’un problème entre eux, mais pour mieux attaquer Molly, toujours dans le but de se venger de son témoignage de 1988.

Selon Markham, toute tentative de se défendre face aux attaques de Molly et des Junior Gs n’était qu’une nouvelle preuve de cette conspiration, que ce soit sous forme d’une réponse de deux lignes dans des mémos internes ou d’une mise au point publique sur le rôle de Molly dans la procédure. Evidemment, la fraude dans toute cette histoire, c’est que Markham n’a jamais mentionné à la Cour les activités de Molly et de ses Junior Gs, ou que « les preuves de cette conspiration » – les paragraphes ou phrases extraites de documents internes de 2007 et 2008 – ne venaient qu’en réponse à leurs attaques.

Markham devait pourtant savoir que Molly, avec d’autres, avait dérobé ces documents internes cités dans la plainte et qu’elle les avait elle-même activement diffusés sur internet. Le fait que ces documents étaient destinés à un usage interne ne faisait, semble-t-il, que renforcer le plaisir pervers que prenaient les Junior Gs à leurs activités. Markham devait aussi savoir pertinemment que Molly et les Junior Gs avaient été impliqués dans une vaste opération de harcèlement et même pire, contre les accusés, bien avant le supposé début de la « conspiration » contre Molly.

De surcroît, il savait aussi que l’argument central de la plainte était également faux, puisque Molly elle-même avait proclamé sur internet que toutes les déclarations de LaRouche dont elle se plaignait n’étaient qu’une riposte à ses allégations publiques mensongères sur la responsabilité de LaRouche dans le suicide de Ken, et n’avaient rien à voir avec son témoignage de 1988.

Pour finir, Markham poussa l’arrogance jusqu’à prétendre que si Molly avait « coupé » tous liens avec le mouvement larouchiste « durant l’été 2007 », c’est qu’elle avait découvert que LaRouche détournait des fonds afin de subvenir à son « train de vie fastueux ». Les racontars sur le train de vie de LaRouche furent le principal mensonge au cœur de toutes les procédures judiciaires, fédérales et autres, contre LaRouche et ses associés, et de la propagande gouvernementale visant à influencer les jurés. Sans la moindre preuve pour appuyer cette accusation, Markham écrit à Molly, dans un mémo de septembre 2009, que le but de cette allégation sera de « salir LaRouche ». C’en fut trop, même pour Linda Frommer : elle répondit à Molly et Markham qu’elle ne voyait pas comment ces accusations sur le train de vie de LaRouche pourraient être vraies.

En avril 2010, la Cour interdit à Markham de représenter Molly Kronberg dans cette affaire. Selon la décision du juge, le fait qu’il ait été procureur dans une affaire au civil contre LaRouche allait contre l’éthique juridique et ce que toute personne raisonnable pouvait considérer comme décent.

Suite à l’exclusion de Markham, confirmée par la Cour d’appel du 4e circuit, Kronberg disparut totalement du cas pour tout ce qui relevait des actes de procédure. Elle ne fournit aux interrogatoires que des non-réponses évasives et refusa énergiquement de répondre aux questions sur les réseaux qui avaient permis le vol des documents internes, ainsi que sur sa relation avec la campagne britannique concernant Duggan. Après avoir répertorié 9000 courriels répondant aux requêtes des accusés – requêtes qui auraient permis de faire toute la lumière sur le « jihad » des Junior Gs contre LaRouche – Kronberg refusa de les transmettre à la Cour, malgré ses injonctions.

Convoquée par le magistrat fédéral John Anderson au sujet de l’acte de procédure des accusés pour la débouter, Kronberg tenta de justifier son non-respect des ordres de la Cour par l’exclusion de Markham et l’incompétence de son nouvel avocat commis d’office. Evidemment, il en fallait plus pour impressionner le magistrat qui recommanda de débouter Kronberg, sans préjudice, lui épargnant des sanctions pécuniaires uniquement parce qu’il n’était pas en mesure de déterminer si la mauvaise foi et les abus de procédures étaient à mettre sur son compte ou sur celui de son avocat. Au moment où il prit sa décision, il ne savait pas que c’était Markham qui avait rédigé la déclaration que Kronberg lui avait lue en séance, alors qu’il avait été exclu de la procédure.

Le jour où le juge Anderson publia ses conclusions, Kronberg obtint un nouvel avocat qui essaya de ramener Markham par la petite porte en tant qu’assistant juridique. Bien que les avocats de LaRouche se soient opposés avec véhémence à cette nouvelle violation des ordres de la Cour, la question ne fut pas réglée avant le rejet final de l’affaire.

Voilà où l’on en est : deux affaires frauduleuses, Duggan et Kronberg, exposées en tant que telles avec force détails, et maintenues en vie grâce à des ratés qui s’avilissent en cherchant désespérément à se rendre utiles aux puissants intérêts qu’ils perçoivent comme étant leurs protecteurs. C’est tout le sujet des grandes tragédies, ou peut-être du théâtre de l’absurde promu par le CCF ?


[1Traduisible par « La chute finale de l’homme orchestre », disponible sur http://www.larouchepac.com/node/16722

[2Voir l’article L’origine des calomnies contre LaRouche aux Etats-Unis : des scribouillards au service d’une coterie de banquiers, Janvier 2006, sur http://www.solidariteetprogres.org/article2062.html

[3Voir notre dossier complet sur le CLC, Le Congrès sexuel du fascisme culturel, juin 2004, à l’adresse suivante : http://www.solidariteetprogres.org/article540.html

[4Directement inspirée du système de rationnement des soins « N.IC.E. » mis en place au Royaume-Uni par Tony Blair, la réforme Obama, avec ses critères « coût-efficacité » visant explicitement à « réduire le déficit budgétaire », ressuscite l’esprit du tristement célèbre programme de santé « T-4 » instauré par Adolf Hitler en 1939 et selon lequel « certaines vies ne valent pas la peine d’être vécues ».

[5Pour en savoir, voir : L’étrange cas de la baronne Symons.

[6Du film éponyme promu par le fondateur et premier directeur du FBI, J. Edgar Hoover, mettant en scène un gang d’enfants travaillant pour le FBI afin de sauver leur père spirituel kidnappé par les méchants. G-Men est un diminutif désignant les « hommes du gouvernement » (Government Men).

[7Pour plus d’informations sur les attaques et procédures judiciaires lancées par les autorités américaines contre LaRouche dans les années 1980, et qui conduisirent à son emprisonnement, lisez notre dossier Le gouvernement américain au sujet de l’emprisonnement de LaRouche : « C’est pas un type bien, mais on ne peut pas vous dire pourquoi... » ici : http://www.solidariteetprogres.org/article1579.html

[8Voir la vidéo Histoire de l’Initiative de défense stratégique, LPAC, octobre 2008. En VOST sur http://www.solidariteetprogres.org/article6563.html

[9Lire John Train et le gouvernement secret des banquiers, EIR, septembre 2006. http://www.solidariteetprogres.org/article2472.html

[10Conçu par Lyndon LaRouche en août 2007, le projet de loi HBPA était destiné à enrayer les expulsions de familles dues à l’explosion de la bulle hypothécaire, tout en recapitalisant les banques de dépôts pour qu’elles servent l’économie réelle. Dans les mois qui suivirent, la campagne du LYM engendra à travers tout le pays un soutien massif en faveur du HBPA : plusieurs centaines de municipalités et une dizaine d’assemblées législatives d’Etats l’adoptèrent et pressèrent leur député à Washington de la transformer en loi rapidement. L’appareil du Parti démocrate, autour de la présidente de la Chambre Nancy Pelosi et du président de la Commission bancaire Barney Frank, bloqua cet effort, promouvant à la place la désastreuse politique de renflouement des banques d’affaires de Wall Street.

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