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Etudiants et professeurs sous surveillance
Des Goebbels à l’œuvre sur les campus américains ?

Fin septembre, début octobre, deux journaux distribués sur les campus de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et de l’université de Boston ont publié des articles calomnieux à l’encontre du mouvement des Jeunes Larouchistes (LYM), le qualifiant de « secte politique ». Leur parution coïncidait avec des signes indiquant une réactivation du « salon anti-LaRouche » mis sur pied il y a plus de vingt ans par des cercles de Wall Street associés à John Train.

En enquêtant sur l’origine des calomnies publiées à Los Angeles et à Boston, notre confrère Executive Intelligence Review a débusqué une opération de grande envergure des néo-conservateurs contre la liberté d’expression et l’activisme politique, remontant tout droit à Lynne Cheney, l’épouse du vice-président américain Dick Cheney, qu’elle tient sous sa coupe. Mme Cheney présidait le National Endowment for the Humanities, un organisme fédéral de guerre culturelle, de 1986 à 1993, soit la période d’incubation de la plupart des organisations qui se posent aujourd’hui en « gendarmes de la pensée ». Par la suite, elle créa l’ACTA (l’American Council of Trustees and Alumni), dont l’objectif consiste à purger les campus des adversaires de la Révolution conservatrice (voir encadré).

Ce n’est pas un hasard si ce regain d’attaques contre le mouvement politique de LaRouche se produit peu avant les élections de mi-mandat (7 novembre), qui s’annoncent comme un véritable tournant de la politique américaine. Les jeunes adultes d’âge universitaire représentent un pourcentage non négligeable de l’électorat et en 2004, ils ont voté en majorité pour le candidat démocrate John Kerry. Depuis, la politique de l’équipe Bush-Cheney - défense de la torture, frappe militaire préventive contre l’Iran, bourbier irakien et « no future » sur le plan économique - les en a de plus en plus dégoûtés. De plus, la présence du LYM dans les universités pour inciter les étudiants à voter démocrate a forcé les stratèges de la Maison Blanche à multiplier les coups fourrés.

Nous publions ici des extraits d’un article rédigé par Aaron Yule, du LYM américain.


Les gendarmes de la pensée

Qu’est devenue ma génération après l’élection [présidentielle de 2004] ? Beaucoup de ceux qui se sont battus pour assurer la victoire de Kerry ne s’étaient jamais imaginé qu’ils « feraient de la politique ». Où sont ces jeunes aujourd’hui ? Comment se fait-il qu’ils n’aient pas milité pour la destitution du gouvernement ces deux dernières années ? Vont-ils laisser l’administration Bush gagner en novembre ?

Pour répondre à ces questions, il faut regarder ce qui s’est passé dans nos universités, en sorte que les gens ont repris à leur compte cette phrase si courante dans l’Allemagne nazie : « Je ne fais pas de politique ».

En effet, depuis fin 2002, on assiste à une opération sur les campus américains, dirigée par des néo-conservateurs comme Lynne Cheney, David Horowitz, Stanley Kurtz, Martin Kramer, David French, etc., qui prétendent vouloir empêcher les « idéalistes politiques » d’utiliser les universités comme tremplin pour critiquer la « guerre à la terreur » et miner, par là, la sécurité nationale. La première grande tentative de faire adopter une législation allant dans ce sens remonte à début 2003, au moment de la reconduction de la loi sur le financement des universités, et notamment de l’article (Title VI) portant sur des certains programmes régionaux spéciaux.

Cette loi est importante pour le fonctionnement des universités, mais on proposait alors à la Chambre une résolution qui en aurait changé la teneur. L’initiative en revenait à Stanley Kurtz, un collaborateur de la Hoover Institution et co-fondateur de Campus Watch [1]. Dans une audition du 19 juin 2003, il évoquait ainsi le problème :

« Je ne soutiens pas que seules des informations favorables à la politique étrangère américaine doivent figurer dans des programmes relevant du Titre VI. Je soutiens néanmoins que les centres du Titre VI, tels qu’ils sont actuellement constitués, communiquent une perspective extrême et partiale qui est presque toujours critique à l’égard de la diplomatie américaine. »

Kurtz proposait donc que le Congrès mette en place une commission de surveillance pour déterminer qui aurait droit aux subventions dans le cadre de ce programme. La résolution fut adoptée à l’unanimité le 21 octobre 2003.

Sachant que le Sénat devait débattre de la même résolution, de nombreux professeurs et personnalités concernées lui ont fait part de leur opposition. L’un d’entre eux, David Brodsky, a parlé d’une « loi impériale sur l’éducation », tandis que d’autres dénonçaient la nouvelle « ère McCarthy », en référence à la chasse aux sorcières contre de prétendus communistes, menée par le sénateur Joe McCarthy dans les années 1950. La résolution fut rejetée par le Sénat en 2003 puis, sous une nouvelle mouture, un an plus tard.

Mais d’autres occasions d’imposer une dictature de la pensée se présentèrent. David French, de FIRE (Fondation des Droits individuels et de l’Education), David Horowitz (fondateur des Etudiants pour la liberté académique) et d’autres néo-conservateurs s’efforcèrent de faire adopter une « charte des droits » au niveau des Etats. Dans une déclaration de février 2005, ce groupe écrivait (à Pittsburghlive.com) : « La Charte des droits est une déclaration d’indépendance par rapport à la tyrannie des oppresseurs intellectuels sur les campus. David Horowitz, président du Centre d’étude de la Culture populaire, en est le père fondateur. »

Le texte accuse des professeurs de gauche de « coercition intellectuelle » envers ceux qui n’acceptent pas leur orthodoxie. La charte affirme que « les décisions portant sur les enseignants et les étudiants ne doivent pas reposer sur des convictions politiques ou religieuses ».

La Pennsylvanie devint le théâtre de la bataille en faveur de cette charte, pourtant véritable déclaration de guerre contre la Constitution américaine. Là aussi, David Horowitz joua un rôle de premier plan. Un autre protagoniste, David French, déclara lors d’une audition devant la Chambre de Pennsylvanie, le 19 septembre 2005, que les autorités n’avaient pas le droit d’empêcher le Ku Klux Klan de faire sa propagande sur les campus en raison de son idéologie ! Mais lorsqu’il est question de « terroristes », leur position est tout autre.

Un bon exemple est celui du professeur palestinien Sami Al-Arian qui a été emprisonné tout à fait injustement il y a quelques années pour ses activités de « professeur terroriste ». Mentionnons aussi Juan Cole, un professeur d’études moyen-orientales qui dénonce ouvertement la politique du gouvernement Bush. Campus Watch a récemment assimilé Cole à Lyndon LaRouche, qu’il n’hésite pas à traiter de « dirigeant de secte raciste et antisémite » (sic).

La gestapo sur les campus

Aujourd’hui, les Horowitz, French et Anne Neal sont pleinement mobilisés dans les universités en faveur de mesures d’Etat policier. Leur arme principale est la calomnie répandue dans les grands médias et la presse aux ordres. Lyndon LaRouche - et son mouvement de jeunes - constituent une de leurs cibles de choix.

A titre d’exemple, le journal prétendument « indépendant » diffusé à l’UCLA (université de Californie à Los Angeles), Bruin Standard, a publié des diffamations de plus en plus virulentes contre le LYM, le traitant de « secte » qui veut « laver le cerveau » des étudiants. D’autres magazines, comme The Stranger à Seattle (Etat de Washington) vont jusqu’à préconiser l’utilisation de la force physique contre le LYM. Ils cherchent avant tout à empêcher une véritable politisation des étudiants qui les amènerait aux urnes en novembre, et au-delà.

Si ces gangs idéologiques n’ont pas réussi à faire adopter de lois, cependant, depuis le 15 septembre 2005, le FBI a créé un Conseil consultatif extraordinaire chargé de surveiller les mesures de sécurité sur les campus. Dans un communiqué de presse, le FBI précisait que « le Board cherchera à établir des lignes de communication pour des priorités nationales relatives au terrorisme, au contre-espionnage et à la défense du territoire national. Il contribuera également, dans le domaine de la sécurité nationale, au développement des recherches, des diplômes, des programmes d’études et des ouvertures de consultant pour professeurs. » Autrement dit, on cherche à endoctriner les étudiants à la « guerre au terrorisme » décrétée par les néo-conservateurs américains.

L’ACTA et le FBI sur votre campus

Peu après les attentats du 11 septembre 2001, l’American Council of Trustees and Alumni, fondé par Lynne Cheney, a publié un rapport ahurissant sur la « défense de la civilisation » et les universités américaines. Les universitaires y sont accusés d’être « la seule composante de la société américaine dont la réponse aux attaques reste divisée ». L’ACTA, qui considère les universités comme le « maillon faible » de la lutte contre le terrorisme, incite à réprimer les détracteurs du gouvernement.

Par ailleurs, David Horowitz, directeur du « Centre d’étude de la culture populaire » et atout de John Train, a fait parvenir de l’argent à un licencié de l’UCLA, Andrew Jones, pour fonder l’Association des anciens élèves Bruin, un groupe d’extrême-droite proposant de rémunérer les étudiants qui enregistreraient les cours de professeurs de gauche. Plus tard, Jones publia la liste de trente professeurs de l’université de Californie considérés comme « trop à gauche ». Le scandale fut tel que Jones dut être remercié, mais en février 2006, Horowitz fit paraître son propre livre sur « les 101 universitaires les plus dangereux d’Amérique ». La publicité faite à ce livre est explicite : « Arrivent bientôt sur un campus près de chez vous : des terroristes, des racistes, des communistes - on les appelle Professeurs. (...) Ils prêchent un anti-américanisme violent et l’antisémitisme et saluent la mort de soldats et civils américains. »

En septembre 2005, Lynne Cheney et David Horowitz étaient parvenus à créer les conditions d’une intervention directe du FBI sur les campus. Le directeur de cette police politique, Robert Mueller, annonça la création d’un Conseil consultatif de l’éducation supérieure, composé de présidents d’universités qui collaborent avec le FBI dans la lutte contre l’espionnage et la subversion. Ainsi, le FBI est désormais largement présent dans des universités qui bénéficient de généreuses donations de la part de grosses entreprises actives dans la défense nationale, et qui conduisent des programmes de recherche touchant à la sécurité nationale. Loin d’être un organisme consultatif passif, ce conseil va créer une infrastructure de surveillance des activités des étudiants et professeurs, sous prétexte de protéger la sécurité nationale.

Campus américains : démasquons
les nouveaux Goebbels

Les jeunes larouchistes viennent de lancer une offensive contre le vaste réseau maccarthyste organisé dans les campus américains par Lynne Cheney, la femme du vice-président. Espionnant les campus, il dresse des listes de professeurs et opposants à l’administration Bush/Cheney afin de procéder à des purges. Des réseaux de « veille » ont été constitués, assistés par Daniel Pipes et autres extrémistes néo-conservateurs. 90 journaux circulent dans les campus pour promouvoir l’islamophobie, certains exigeant le droit de « tuer jusqu’à des centaines de milliers de leurs partisans », voire de lancer une guerre nucléaire contre l’islam.

Le 16 octobre 2006, à trois semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que le gouvernement Bush-Cheney cherche toujours un prétexte pour lancer une attaque contre l’Iran, un orateur a déclaré, au cours d’une réunion publique organisée par les étudiants de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), qu’il fallait lancer une attaque génocidaire contre les musulmans afin d’assurer une « résurgence de la fierté de la civilisation occidentale ».

Commentant l’événement le lendemain, le Daily Bruin rapportait que l’orateur en question, le Dr Yaron Brook, directeur exécutif de l’Ayn Rand Institute (voir plus loin), avait averti que « les Etats totalitaires islamiques posent une grave menace à la sécurité des Etats-Unis », ajoutant qu’une façon de vaincre ces régimes serait « de tuer jusqu’à des centaines de milliers de leurs partisans ». Selon lui, ceci « réduirait à une petite minorité de la population le soutien populaire accordé à des idées extrémistes », qu’il évalue actuellement à 40 %.

On serait tenté d’attribuer ces propos délirants à un pauvre malade mental qui aurait oublié de prendre ses médicaments, mais ceux qui ont lu les derniers écrits du comité d’action politique de Lyndon LaRouche savent qu’il n’en est, hélas, rien. En effet, le Dr Brook et l’institut Ayn Rand (ARI) font partie intégrante d’un réseau dirigé par l’épouse du vice-président américain, Lynne Cheney. Cette faction a lancé une offensive en direction des universités pour y susciter un soutien à de nouvelles guerres impériales, tout en intimidant ses adversaires à l’aide de tactiques qui feraient pâlir d’envie le chef de la propagande nazie Joseph Goebbels.

Alors que les Etats-Unis s’embourbent de plus en plus en Afghanistan et en Irak, le soutien populaire pour cette politique suicidaire de Bush-Cheney a fortement diminué. Même certains fidèles de Bush et Cheney à la Chambre et au Sénat commencent à s’en distancier et un raz-de-marée démocrate en novembre n’est pas à exclure (pourvu que les dirigeants du parti ne le sabotent pas à nouveau).
Or, face à l’opposition grandissante aux Etats-Unis et au plan international, notamment en Grande-Bretagne, le parti de la guerre derrière Bush et Cheney continue de préparer une frappe (peut-être nucléaire) contre l’Iran ou la Corée du Nord.

Prenons, par exemple, le cas de George Shultz, synarchiste invétéré et architecte de l’équipe de Bush. Il a déclaré en public à la Stanford University, le 14 octobre, que les Etats-Unis devaient laisser tomber leurs interminables mises en garde à l’adresse de Téhéran pour passer enfin à l’acte. Les Nations unies et les gouvernements occidentaux, poursuivit-il, disent que certaines actions sont inacceptables, mais lorsqu’elles se produisent, ils les acceptent. Que faire, alors ? lui demanda le modérateur Ted Koppel. L’inspirateur du coup fasciste de Pinochet au Chili en 1973 répondit sans hésiter : « Nous devons les faire suivre [les menaces, ndlr] d’effets - et tirer. (...) Lorsque j’ai rejoint les Marines, un sergent m’a donné un fusil et m’a dit : "Ne visez jamais personne à moins d’être prêt à lâcher la détente". Aujourd’hui, nous constatons un perpétuel manque de volonté de lâcher la détente - Darfour, Iran, Corée du Nord, Hezbollah... Il faut poursuivre et tirer. »

Et c’est justement pour surmonter ce « manque de volonté » que le réseau de John Train et de Lynne Cheney est aujourd’hui à l’oeuvre.

Qu’est-ce que l’Ayn Rand Institute ?

Cet institut a été fondé en 1985 par Leonard Peikoff, qui se considère comme l’« héritier » d’Ayn Rand, la fondatrice de l’« objectivisme ». La théorie de Mme Rand est un amalgame de la philosophie anti-platonicienne d’Aristote, John Locke et Friedrich Nietzsche, et de l’idéologie virulemment anti-étatique de l’économiste fasciste autrichien Ludwig von Mises. Il en résulte une glorification de l’homme hobbésien, uniquement motivé par l’égoïsme et la cupidité personnelle, dans une société où chacun lutte contre tous.

L’un des élèves les plus connus d’Ayn Rand est Alan Greenspan, l’ancien président de la Réserve fédérale qui vient de prendre sa retraite. Il faisait partie, avec Leonard Peikoff, du groupe des disciples de la première heure, baptisé « le collectif ». Mme Rand elle-même avait surnommé Greenspan le « croque-mort », peut-être à cause de sa mine patibulaire, ou par pressentiment de la destruction de l’économie américaine à laquelle il allait présider.

Quant à Yaron Brook, il dirige l’Institut depuis 2000, mais un regard sur son curriculum vitae montre qu’il est plus qu’un idéologue monétariste. Sur le site de l’ARI, on lit : « Ses années de service dans le Renseignement de l’Armée israélienne, ainsi que ses recherches extensives, en ont fait un expert du conflit au Moyen-Orient et du terrorisme, ainsi que de la politique étrangère américaine dans cette région. De nombreux campus à travers tout le pays ont été les hôtes de sa récente présentation "Plaidoyer moral pour soutenir Israël". »

Guerre nucléaire préventive

Pour le parti de la guerre, cependant, on ne peut se contenter d’une politique économique qui détruit la nation, comme l’a fait Greenspan. En regardant de plus près les activités de ces différents réseaux, on constate avec horreur qu’ils promeuvent une politique de guerre nucléaire préventive, reprenant une logique semblable à celle défendue à l’époque par Bertrand Russell.

L’appel au meurtre de Brook, à l’UCLA, en est un bon exemple. Dans un long article paru dans la première édition de l’Objective Standard en 2006, ce même individu dénonçait l’idée de « guerre juste » et défendait la théorie d’Ayn Rand d’« intérêt personnel rationnel » afin de justifier une frappe préventive contre l’Iran. Il concluait ainsi : « Nous perdons la guerre au totalitarisme islamique parce que notre leadership, politique et militaire, est estropié par la morale altruiste, ancrée dans les principes de la théorie de la guerre juste. Le code moral inhérent à cette théorie définit des règles qui minent, empêchent et subvertissent tout espoir de succès dans une guerre. »

Le co-auteur de cette diatribe, Alex Epstein, travaille pour le magazine on-line frontpagemagazine.com, de David Horowitz, qui prône lui aussi l’utilisation d’armes nucléaires. Pris à partie par des membres du LYM lors d’un discours à l’université de Santa Barbara, Horowitz a défendu la décision du président Harry Truman de larguer deux bombes atomiques contre le Japon, laissant entendre qu’il faudrait en faire autant aujourd’hui avec l’Iran.

Le délire ne s’arrête pas là. Le professeur John Lewis (autre membre de l’équipe de l’ARI) écrivait dans Capitalism Magazine d’avril 2006, sur « la leçon morale d’Hiroshima et Nagasaki », que les effets de ces bombes furent « si bénéfiques, si étendus et à si long terme, que le largage de ces bombes doit figurer parmi les actes les plus moraux jamais commis ». Il présente ainsi la justification « randienne » d’une frappe contre l’Iran, la Corée du Nord, etc.

Dès septembre 2002, Onkar Ghate affirmait dans le bulletin de l’ARI, Impact, qu’une nation libre ne devait pas renoncer à l’auto-défense par peur de faire des victimes civiles. « Pour gagner la guerre au terrorisme, lit-on, nous ne devons pas nous laisser arrêter par une préoccupation erronée pour des "innocents". (...) Nous avons le droit moral de nous défendre, même si cela exige des morts en masse de civils dans les pays terroristes. »

Nettoyer les campus

Le LYM s’est donné pour mission de dévoiler au grand jour et de neutraliser les opérations de gestapo, menées sous la houlette de Lynne Cheney dans les universités américaines. Des enquêteurs du mouvement de jeunes préparent un dossier sur les organisations à l’oeuvre pour convaincre les étudiants qu’ils ne peuvent rien changer en politique et qu’il vaut donc mieux rechercher son petit confort personnel.

L’UCLA est exemplaire des opérations montées par ce réseau. A titre d’exemple, la conférence avec Yaron Brook était organisée par LOGIC (acronyme de « Liberté, Objectivité, Avidité, Individualisme, Capitalisme », tout un programme !), une organisation formée à l’UCLA, dont le président est rédacteur adjoint du Bruin Standard. Il s’agit de Garin Hovannisian, auteur de nombreuses calomnies contre LaRouche et protégé de David Horowitz, l’un des coordinateurs de la « gestapo de la pensée » de Lynne Cheney. Le réseau de presse auquel appartient le Bruin Standard se déchaîne dans des chasses aux sorcières contre des professeurs opposés à la politique fasciste du gouvernement actuel, ainsi que contre le mouvement politique de Lyndon LaRouche.


[1Créé en septembre 2001 par le Middle-East Forum, Campus Watch encourage les étudiants et le personnel enseignant à dévoiler les noms des professeurs d’études moyen-orientales qui sont critiques à l’égard d’Israël. Il a déjà constitué des dossiers sur des professeurs de vingt-et-une universités. Le trimestriel du MEF présente l’Islam comme l’ennemi et soutient la politique de « choc des civilisations » de Samuel Huntington.

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