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Jacques Cheminade - Les moments forts d’une campagne présidentielle pas comme les autres

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Bien que vous n’ayez pas toujours voté pour lui, vous êtes nombreux à reconnaître qu’aucun autre candidat n’a abordé les enjeux pressants qui se poseront immédiatement à tout futur Président.

Voici quelques moments forts de sa campagne.

Avec 66,1 % des voix, Emmanuel Macron remporte une victoire décisive sur Marine Pen, mais cette « victoire » cache mal l’absence de légitimité qui ne tardera pas à rattraper sa présidence.

En effet, et sans même compter les 3 millions de non-inscrits, Macron n’a été élu que par 43,6 % des électeurs. La somme des abstentionnistes (25,44 % des électeurs inscrits) et des votes blancs et nuls (8,6 % des inscrits soit 11,5 % des votants) atteint en fin de compte 34 %. A cela s’ajoute que parmi les électeurs de Macron au second tour, 43 % disent ne l’avoir choisi que pour faire barrage à Marine Le Pen et 33 % pour obtenir le renouvellement qu’il est supposé incarner. A force de voter « contre », seuls 16 % ont voté « pour » son programme et 8 % pour sa personnalité...

En vérité, à la plus grande satisfaction de l’oligarchie financière, « le débat nous a été volé » et « très peu de Français se sont exprimés dans les urnes pour le programme qu’ils approuvent », constate un observateur.

Car dès le début, les primaires et les médias aidant, le scrutin s’est réduit à un jeu de massacre. Le premier voulait faire barrage au deuxième, ce dernier à un troisième, etc. Hormis le vote sanction (dégager ceux qu’on déteste), c’est le « vote utile » qui a lourdement joué contre toute candidature nouvelle dont l’utilité se situe ailleurs.

 Cheminade : loin des écrans, loin des urnes

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Graphique tiré de l’article "Présidentielle 2017 : visualisez 80 jours de temps de parole" du 26 mai 2017 dans Le Monde.
Crédit : Le Monde

En ce qui concerne son accès aux média audio-visuels, les relevés du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), indiquent que lors de la présidentielle de 2017, Jacques Cheminade a été celui qui a bénéficié du moins de temps d’expression :

  • Lors de la période dite « d’équité » Jacques Cheminade et ses porte-paroles ont eu droit à 527 minutes (1,33% du total) de temps de parole, contre 8471 minutes accordées à François Fillon (21,43%) pendant la même période ;
  • Lors de la période dite « de stricte égalité » (du 10 au 21 avril 2017, c’est-à-dire lors des deux semaines précédant le scrutin), Cheminade n’a bénéficié que de 1717 minutes de temps de parole (6,83% du total), à comparer aux 3012 minutes offertes à Mélenchon (11,99% du total)...

Le CSA et ceux qui en tiennent les manettes n’ont sanctionné personne et aucune mise en demeure a été prononcé. Son site précise qu’il défend le pluralisme dont l’objectif est :

de garantir que les téléspectateurs et les auditeurs, qui sont au nombre des bénéficiaires de la liberté de communication, disposent d’une information politique diversifiée qui ne les prive pas de la capacité d’exercer leur liberté d’opinion et de choix dans la mesure où ils sont aussi des électeurs.

C’est dans ce contexte particulier, avec très peu de moyens (400 000 euros, soit la moitié de ce que coûte une réunion d’un « grand candidat »), avec une campagne effective réduite à la période de la campagne officielle (cinq semaines), avec un temps de parole nettement inférieur à tous les autres candidats que les 65 586 voix (0,18 % des votants) exprimées au premier tour pour la candidature et le programme de Jacques Cheminade, ajoutées aux centaines de milliers de personnes qui le découvrent et continuent à le lire et à regarder ses vidéos, représentent un espoir pour le pays au fur et à mesure qu’elles deviendront une force structurée et active dans la période de troubles qui s’ouvre.

 « Devenir le catalyseur d’un renouveau »

Déclaration après le premier tour, le 23 avril à Paris :

Je remercie d’abord ce soir tous les maires qui m’ont parrainé malgré les pressions dont ils ont été l’objet. Je remercie davantage ceux qui vont continuer l’aventure avec nous et qui me l’ont dit en Alsace avant-hier. Je remercie tous les militants qui, pour certains, se sont battus 24 heures sur 24 pour une cause de justice et d’avenir. Enfin, je remercie les électeurs qui ont eu le courage de ne pas se laisser enfumer.

Nous avons fait, avec très peu, plus que d’autres avec beaucoup, car nous avons relevé les défis qui sont ceux de notre temps. Nous avons ouvert une porte dans une France où les Français rejettent « l’entre-soi politique », mais ne voient pas ou ne croient pas encore à l’avenir, à autre chose qu’à cet entre-soi, parce qu’ils n’ont pas l’estime d’eux-mêmes.

Nous devons d’abord capitaliser sur ce que nous avons fait dans cette campagne, car nous avons entrouvert une porte qui nous permettra d’aller plus loin en inspirant. Dans cette campagne, j’ai eu souvent l’impression qu’on était hors-sol, qu’on ne parlait pas des défis fondamentaux. Ils ont manqué ! Ces défis fondamentaux, c’est d’abord se libérer de l’occupation financière, comme nous l’avons dit et répété. Les Français ne les perçoivent pas encore. Certains en parlent mais ils ne perçoivent pas la réalité ; ils la perçoivent comme si c’était quelque chose d’écrit, comme si c’était une théorie, mais ils ne perçoivent pas ce qui leur tombe dessus, cette austérité sociale promue par des forces basées non pas en France, mais dans le monde, et qui ont leurs collaborateurs en France.

Ensuite, le combat contre les pires crises humanitaires qui sont à l’horizon, dont on n’a pas parlé dans la campagne, dont j’ai été le seul à parler. La crise de l’eau en Afrique, qui La rédaction s’annonce terrible. Aujourd’hui déjà elle a éclaté au Yémen, où notre politique est ce qu’elle est. Elle a éclaté au Sud-Soudan, au Kenya, en Somalie. Des millions d’êtres humains risquent de mourir de faim et de soif. On sait ce qu’il faut faire pour les sauver mais on ne le fait pas. Parce qu’on ne s’intéresse, en réalité, pas à eux. On ne s’intéresse qu’aux petits jeux qui concernent les positions en France.

Et enfin, il y a le troisième défi, qui est celui de la guerre. Certains l’ont dit, dans cette campagne, mais personne ne voit ce que nous devons faire pour réaffirmer notre indépendance nationale. Beaucoup ont parlé de souveraineté, mais en l’air. Nous devons réaffirmer notre indépendance nationale vis-à-vis de Trump, de Poutine et des autres, que nous devons regarder les yeux dans les yeux en parlant à tout le monde avec une approche de volonté politique et en même temps « de détente, d’entente et de coopération ».

Je voudrais ajouter que dans ces circonstances, nous pouvons être, compte tenu de la porte que nous avons ouverte, le catalyseur d’un renouveau, mais à condition que sans cesse vous vous battiez sur ce front-là, vous qui comprenez l’issue du combat. Or, dans cette situation, nous avons des atouts en main, comme je l’ai entendu sur ma route hier, avant-hier, dans les dix derniers jours, où un certain nombre d’électeurs m’ont dit :

Vous nous intéressez beaucoup, mais on veut voter utile pour empêcher ceci ou cela...

Ceux-là seront dans une réflexion où ils devront se regarder en face et considérer ce à quoi ils cèdent au lieu de ce qui aurait dû les inspirer.

Je dirai qu’il n’y a pas d’issue qui ramène au passé et que c’est du point de vue de l’avenir que nous devons regarder cette situation qui est la nôtre aujourd’hui. Et mon exemple, c’est le Général de Gaulle partant à Londres, étant la France, malgré ce qu’étaient alors devenus les Français.

 Interventions de portée internationale

 « Entente, détente et coopération » avec la Russie

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Le 28 mars, au cours d’une réunion à l’Assemblée nationale rassemblant plus de 200 personnes, Cheminade est l’un des sept candidats présidentiels à répondre aux questions posées par le Dialogue franco-russe sur ce que serait leur politique envers la Russie s’ils étaient élus et, plus spécifiquement, sur les sanctions.

Cheminade précise d’emblée que sa politique envers la Russie sera celle du général De Gaulle :

C’est-à-dire, par delà la géopolitique stérile, ‘une politique de détente, d’entente et de coopération’. Une politique gagnant-gagnant pour la cause de l’humanité. Nous devons œuvrer ensemble pour la paix dans le monde sur un certain nombre de questions fondamentales. D’abord la lutte contre le « djihadisme », comme l’a exprimé le président Poutine dans son discours à l’Organisation des nations unies le 28 septembre 2015, inscrivant cette lutte dans le droit international des nations. Ensuite, à partir de l’Europe des peuples, des patries et des projets, que je défends, bâtir une Europe plus grande, « de l’Atlantique à l’Oural », inscrite dans une perspective eurasiatique de Lisbonne à Vladivostok et Beijing.

 A Montargis, pour l’amitié franco-chinoise

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Visite du Musée de l’amitié franco-chinoise avec Mme Peiwen Wang, fondatrice du musée.

Le 3 avril, Cheminade se rend au musée historique de l’Amitié franco-chinoise de Montargis pour une visite guidée par Mme Peiwen Wang, fondatrice du musée, escorté par une dizaine de journalistes. Le musée retrace l’histoire de centaines de jeunes Chinois venus dans les années 1920 se former dans le cadre du mouvement « travail-études en France ». Nombre d’entre eux seront de futurs dirigeants de la Chine, notamment Zhou Enlai et Deng Xiaoping.

Ouvrant la visite, M. Cheminade déclare :

Je suis venu dans ce musée pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’il marque l’histoire des liens entre la Chine et la France, du point de vue de toute l’histoire de la Chine, de Deng Xiaoping, Chen Yi, et de quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’estime, Zhou Enlai, car il a permis que ce pays ne se lance pas dans la mauvaise voie. La deuxième raison, c’est qu’aujourd’hui la Chine propose pour le monde quelque chose qui va, en terme de dépenses, bien au-delà du plan Marshall : il s’agit du projet « Une ceinture une route », la Nouvelle Route de la soie – ce que le président Xi Jinping appelle « un ordre gagnant-gagnant inclusif ». Cela me paraît essentiel pour orienter le monde vers une politique de production, de développement mutuel, au contraire de la politique de tutelle financière prédatrice et destructrice que nous subissons. Un projet de développement pour lequel je me suis moi-même battu depuis bien avant l’an 2000, avec mon amie Helga Zepp-LaRouche. Nous sommes donc très contents que la Chine en ait adopté le concept. Il s’agit de voir désormais comment nous pourrons y parvenir dans la réalité. C’est une grande occasion. La France y participe déjà. Mais elle doit participer davantage. Non pas pour suivre le train en marche, mais pour partager la cabine de pilotage.

A la question : « Comment, concrètement, la France pourrait-elle travailler avec la Chine ? », le candidat évoque ses problèmes d’environnement :

La Chine s’est développée très vite. Elle a sorti 7 à 800 millions d’être humains de la pauvreté pour les faire accéder à une vie digne, c’est du jamais vu dans l’histoire. Mais cela a fait quelques dégâts et nous pouvons aider à les réparer. Nous avons dans le domaine de l’analyse en microbiologie et dans le domaine des algues des possibilités énormes à donner à la Chine. Enfin, nous pouvons développer une relation gagnant-gagnant en particulier dans le domaine de l’espace, où la Chine a probablement le programme le plus intéressant car elle veut aller explorer la face cachée de la Lune, pour explorer le système solaire et au-delà, et pour recueillir de l’hélium-3, très utile pour la fusion nucléaire du futur.

 Reçu par le Président libanais

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A Beyrouth le 7 avril, Jacques Cheminade rencontre le Président libanais Michel Aoun.

Le 7 avril, le « gaulliste de gauche » Cheminade est reçu à Beyrouth par celui qu’on décrit parfois comme le « De Gaulle libanais », le président Michel Aoun. Après une conférence de presse au palais présidentiel, Cheminade, en duplex sur BFMTV, condamne la nature déstabilisatrice de la frappe furtive américaine en Syrie. Alors que cette crise démontre l’extrême urgence d’une solution politique pour faire cesser le conflit, Cheminade présente sa vision d’un Moyen-Orient apaisé et des conditions dans lesquelles il pourra se reconstruire.

Attentif depuis longtemps à cette région, Cheminade est convaincu que le Liban incarne un modèle de tolérance et de développement mutuel, qui s’est traduit en particulier par son accueil généreux de plus de 1,5 million de réfugiés. Lors d’un entretien avec Radio France internationale (RFI), il précise :

Michel Aoun est une grande référence du courage politique et de l’indépendance nationale. Il possède aussi une grande indépendance d’esprit. Il parvient à s’entendre même avec ceux qui ont été ses ennemis, pour créer le futur de son pays. C’est tout à fait exemplaire et je viens le voir pour ça, pour trouver auprès de lui une inspiration, et en même temps pour affirmer ma solidarité avec le Liban libre et avec les patriotes qui sont au-dessus des factions partisanes.

 A la rencontre de la nation

 Les élus de terrain

Pendant un an, S&P contacte par téléphone pas moins de 20 000 maires des 36 000 communes françaises. Plus de 1500 rendez-vous sur l’ensemble du territoire, avec généralement une heure de discussion approfondie, permettent au candidat et aux militants de porter le message de Cheminade.

C’est du monde rural que nous vient alors un véritable cri de désespoir mais aussi l’espérance incarnée par tant de citoyens courageux et engagés, qui livrent des combats souvent héroïques pour faire beaucoup avec peu. Réforme territoriale destructrice, déshérence sociale, désindustrialisation, mise à mort de l’agriculture, déserts numériques et médicaux, tout cela ne devient réel que lorsqu’on va à la rencontre de ceux qui en subissent les conséquences. Tous ces échanges permettent aussi de traduire dans le réel certaines de nos propositions (sur la sylviculture, les transports, l’éducation ou la sécurité), ce qui, forcément, leur fait gagner en crédibilité.

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22 mars à Paris : discours devant l’Association des Maires de France.

Comme les 10 autres candidats, Cheminade résume son point de vue le 22 mars devant l’Association des Maires de France. Remercions une fois de plus ces nombreux maires qui ont contribué à notre projet et su tenir bon face au qu’en-dira-t-on. C’est leur désir d’humanité qui nous a convaincus qu’il fallait y aller.

 Les entrepreneurs

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Reims, 9 septembre : lors des Assises du Produire en France.

Bien plus qu’en 2012, certains acteurs du monde des affaires ont montré un intérêt pour les propositions de Cheminade, tant sur le produire en France, la formation professionnelle ou la révolution numérique que sur les réformes du crédit et de la monnaie qu’il défend. Le 9 septembre 2016, Cheminade est l’un des invités aux Assises du produire en France à Reims. Le candidat y revient sur nos relations avec l’Asie :

La politique chinoise nous offre l’occasion de prendre le train en marche d’un nouvel ordre gagnant-gagnant. Cette démarche des BRICS est certes imparfaite mais, par sa nature même, antagoniste de l’austérité qui nous détruit et favorable à la reprise de grands travaux d’infrastructure et à la production dans le monde. Ah, je sais ! Vous me direz que la Chine est un danger. Je vous répondrai oui, si nous continuons à nous soumettre à la finance anglo-américaine, car alors elle jouera contre nous en nous considérant comme un ennemi sans vision. Non, au contraire, si nous exigeons d’avoir une place dans le poste de pilotage de ce nouvel ordre financier et monétaire qui se dessine, en nous engageant à coopérer avec les BRICS sur leurs grands projets. Lorsque la Chine nous demande de bénéficier du statut d’économie de marché, qui lui permettrait d’inonder l’Europe de ses produits, nous devons savoir dire non. Non, mais en proposant l’alternative qu’est une méthode sectorielle d’entente et de coopération, fondée sur les principes du protectionnisme intelligent de l’économiste Friedrich List et de Maurice Allais contre la concurrence déloyale.

Le 24 novembre, Cheminade échange avec 80 entrepreneurs lors de la 3e conférence exclusive du Club affaires du château à Hayange, en Lorraine.

Le 2 février 2017, lors de sa visite au Salon des entrepreneurs, au Palais des Congrès à Paris, Cheminade est assailli de questions de jeunes entrepreneurs. Lors d’un entretien télévisé, il répond sur la formation professionnelle :

Je suis pour que l’on fasse des lycées polyvalents comprenant à la fois les filières générales, techniques et professionnelles et qu’on donne aux jeunes le goût de mettre « la main à la pâte », comme le disait Pierre-Gilles de Gennes. C’est, dans notre tradition, ce que Marie et Pierre Curie ainsi que Paul Langevin avaient prévu. Il faut revenir à cette tradition où l’entreprise est liée à la découverte, à la connaissance. C’est ce que font les startups, mais étendu à l’économie physique. On a laissé partir notre industrie depuis 30 ou 40 ans, c’est un désastre.

Enfin, le 28 mars, il précise devant le Medef son projet de séparation bancaire et sa volonté d’investir 100 milliards d’euros par an dans l’économie productive au lieu de renflouer un système financier moribond. Messieurs les entrepreneurs, aidez-moi à vous libérer de l’occupation financière !

 Libérer l’agriculture d’une finance devenue folle

Après une visite très médiatisée au Salon international de l’agriculture de Paris le 27 février, Cheminade, comme sept autres candidats, accepte de présenter en 10 minutes sa vision de l’agriculture de demain devant le Congrès national de la FNSEA, le 30 mars à Brest. Il faut croire que l’agriculture est « de droite » et « anti-écologique », puisque les quatre candidats étiquetés à gauche (Hamon, Arthaud, Mélenchon et Poutou) ont décliné l’invitation.

Lors de son intervention, Cheminade défend une agriculture intégrant toutes les filières, de la permaculture jusqu’aux grandes parcelles, en passant par le bio et le raisonné, et introduisant sans cesse de l’innovation, que ce soit par le numérique, les robots ou la connaissance plus poussée des interactions du vivant. Opposer les différents types d’agriculture est suicidaire, souligne-t-il, car dans un cadre moins harcelant, ils sont parfaitement complémentaires. Il salue les recherches de l’INRA sur la composition organique des sols. La France a également une mission dans le domaine des semences. La révolution des New Breeding Technologies (NBT) ne doit pas tomber dans les mains des grands cartels ni être sabotée par une fausse écologie. C’est en relevant ces défis que l’agriculture française retrouvera toute sa place de « grand métier d’avenir ».

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Fresnay-en-Retz, 31 mars : rencontre avec des agriculteurs de la coordination Rurale.

Le lendemain, Cheminade se rend à Fresnay-en-Retz (44), pour visiter la ferme d’un jeune agriculteur de la Coordination rurale. Après avoir dénoncé la spéculation sur les prix agricoles par les marchés internationaux, Cheminade déclare :

Je propose de faire ce que les autres ne font pas. L’agriculture est un grand métier d’avenir pour alimenter 10 milliards d’êtres humains d’ici 2050. Dans mon projet, je propose d’organiser un moratoire et une restructuration de la dette des agriculteurs, de rétablir en même temps des prix planchers garantis, combattre l’oligopole des grandes centrales d’achat, multiplier les circuits courts et unir producteurs et consommateurs contre les manipulations financières dans une Europe harmonisant enfin ses règlements.

Au Courrier du Pays de Retz, l’agriculteur qui l’a reçu confie :

C’est bien qu’un candidat prenne du temps pour voir ce qui se passe dans les exploitations et de pouvoir converser du quotidien en face à face. Ça n’arrive pas souvent !

 Au secours des indépendants

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Nantes, 31 mars : rencontre avec Patrick Fourreau, propriétaire du théâtre Le Sphinx, en grève de la faim pour contester le RSI.

Le 31 mars il se rend à Nantes pour rencontrer Patrick Fourreau, directeur du théâtre du Sphinx, en grève de la faim depuis quatre mois pour contester le régime des indépendants, le RSI, qui concerne 15 % des Français. Le directeur explique, devant les caméras de la presse et de notre équipe, que sur un chiffre d’affaires très faible pour un théâtre, 80 000 € par an, il doit s’endetter pour régler environ 20 000 € de RSI (3 à 6000 € par trimestre), en échange d’une retraite inférieure au minimum vieillesse ! Entretemps, les cotisations fuient vers les paradis fiscaux tandis que les salaires des cadres du RSI s’envolent (+13 % en 2015), avec en haut de la pyramide... Amundi. Cette même année 2015 a vu se suicider 360 indépendants et libéraux, presque un par jour... comme les agriculteurs.

Et de conclure avec Cheminade : le RSI est un écran, ce sont les méga banques, qui agissent en arrière-plan, qu’il faut combattre.

 Moderniser le transport

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Le Havre, visite du port le 5 avril.

Extrait d’un article de Ouest France :

Après les candidats Benoît Hamon puis Jean-Luc Mélenchon, ce fut au tour de Jacques Cheminade de venir sur le port du Havre, ce mercredi 5 avril 2017, à la rencontre des acteurs du monde économique. Le candidat (...) a écouté le président de l’Union maritime et portuaire (UMEP), Michel Segain, présenter ses inquiétudes dans leurs bureaux, avant une visite du port : « Si rien n’est fait, d’ici cinq ans nous passons de 22 000 à 8000 salariés. (...) On n’a pas compris que la politique de la mer se joue sur terre », a commenté Jacques Cheminade, qui défend « une grande politique de transport maritime, fluvial, ferroviaire et routier ». Tout le monde est donc d’accord. Et si Michel Segain évoque un « plan Marshall » engageant les réformes et les investissements alors nécessaires au développement de l’axe Seine, Cheminade soutient « un nouveau plan Freycinet » visant à redynamiser l’ensemble des infrastructures. « Il ne faut pas regarder combien cela coûte de faire mais combien cela coûte de ne pas faire ». Le candidat défend « le crédit public productif » qui permettrait à la Banque de France nationalisée de prêter à l’Etat pour financer les investissements de long terme. (...)

 La révolution du numérique et les Fab-lab

Parlant devant des élèves de l’IUT de Tours, Cheminade définit dès le 16 avril 2016 le défi à relever : retirer des mains de la finance les nouvelles technologies si utiles pour l’avenir de l’humanité. Et en réponse à Axel Kahn, il précise le 28 mars dans Science & Avenir :

Là où certains voient une menace à l’emploi et un danger de dépendance, j’y vois pour ma part une extraordinaire opportunité de réduire autant que possible le temps consacré aux tâches répétitives et pénibles dans les usines, les entreprises agricoles et même celles de services, à condition de créer les emplois qualifiés d’avenir correspondant aux besoins que susciteront ces nouvelles technologies de la robotique et du numérique.

Fin mars, le candidat visite le Centre interentreprises numériques de Quimper (CINQ). Au Télégramme, il déclare :

Il faut aujourd’hui avoir une vision plus collective et s’interroger pour savoir comment on fait pour travailler dans le futur.

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Quimper, le 5 avril : visite au Centre interentreprises sur le numérique.

Le candidat a évoqué plusieurs pistes : la fondation d’une entité européenne du numérique, la création de crédits d’impôt formation, de crédits d’impôt recherche et de crédits d’impôt industrie région dans « lesquels les gens investiraient au lieu de placer leur argent dans les assurances vie ». Son idée, c’est d’aider les PME à devenir des ETI, des entreprises de taille intermédiaire. La mobilisation de l’épargne, la réduction d’impôt sur les sociétés, l’exonération des investissements des entreprises qui localisent leur production en France seraient préférées au modèle européen « basé sur l’argent et la finance » et sous influence de « 30 000 lobbyistes ».

Et de conclure en citant Georges Boris, l’ancien conseiller de Pierre Mendès France et de De Gaulle :

Si l’Etat ne contrôle pas la monnaie, c’est la monnaie qui contrôle l’Etat.

Enfin, avant d’aller à la rencontre des Toulousains, Cheminade se rend le 14 avril à Mazères-sur-Salat (31) pour visiter le Fab-lab rural associatif et la Gratuiterie, lieu d’échange et de troc entre particuliers. Avec cet atelier de fabrication numérique en pleine campagne, le pari est d’opérer dans le domaine de la fabrication la même révolution qu’internet a permis dans le domaine de l’information... Une façon ludique et passionnante de reconnecter consommation et production, société de service et société de création.

 Dans le feu de l’action

 Meeting participatif en plein air et sur la toile

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Jacques Cheminade s’adresse aux passants dans les rues de Toulouse, le 14 avril.

Loin des gros meetings impersonnels aux slogans prémâchés, Cheminade préfère les dialogues citoyens. Dès 2012 il avait inauguré le concept du meeting participatif, en répondant en direct sur internet aux questions des citoyens puis en allant à leur rencontre sur les places publiques de différentes villes de France, micro à la main.

De 2015 à 2017, il prolonge la démarche avec ses Dialogues avec la nation (DALN) sur internet, format repris entretemps par d’autres candidats. C’est dans cette continuité que s’inscrit son meeting de campagne du 18 avril devant une centaine de sympathisants. Retransmis en direct sur Facebook, Youtube, BFM-TV et RT, il atteint une audience de 41 000 internautes.

C’est ensuite hors de Paris que Cheminade a tenu à continuer ses fameux dialogues. A Toulouse, Lyon, Villefontaine, Montpellier ou Strasbourg (mais pas à Lille, en raison de difficultés faites par la Mairie), il se rend tantôt sur les places publiques, tantôt à l’invitation de sympathisants, répondant aux interpellations des étudiants, enseignants, ouvriers, infirmiers, chercheurs, parents, etc., échanges relayés chaque fois par les réseaux sociaux.

 La parole est à la France périphérique et aux communes

Mais surtout, il décide de donner la parole à la France périphérique, celle des banlieues et des communes rurales, premières victimes de l’austérité sociale et de l’occupation financière.

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Bondy, 24 mars : Jacques Cheminade engage un dialogue citoyen sur les banlieues.

C’est ainsi qu’il a ouvert et refermé sa campagne sur deux tables rondes, réunissant leurs porte-voix, citoyens et élus locaux. La première regroupe autour du candidat, sur le parvis de la gare de Bondy, en banlieue parisienne, un citoyen usager et militant de Bondy, un jeune entrepreneur, un travailleur social de Sarcelles et un adjoint au maire de Livry-Gargan.

La seconde se tient avec six maires de petites communes de l’Est, dans l’une d’elle, à Guntzviller en Moselle. Elle est l’occasion pour Cheminade de remercier ceux qui lui ont permis de s’exprimer dans cette campagne (ceux qui font les candidats mais dont on parle si peu), tout en s’engageant à continuer un travail commun de résistance, entamé avec les élus depuis 2013 à l’occasion de notre bataille pour la séparation bancaire, en France comme en Europe.

De concert avec les maires, Cheminade dénonce l’absence d’engagement des cinq grands candidats sur la ruralité et la réforme du territoire (loi NOTRe), qu’il veut abroger. Il fustige « le démembrement de la France » par ceux qui défendent « les métropoles et siphonnent le reste » et dont sont victimes à la fois « les banlieues (...) à qui on ne donne ni les moyens financiers ni les moyens humains de se prendre en main », « la France périurbaine, qui travaille à Paris et parcourt chaque jour 60 à 200 km en transports en commun, perdant souvent le sens de la vie sociale », et enfin, ceux qui vivent dans « la ruralité ».

Le thème qui revient inlassablement dans chacune de ces rencontres ? L’éducation, si malmenée aujourd’hui et pourtant seul vrai ciment pour recréer le lien social, puiser la force de bâtir ensemble notre futur et résister à la tempête qui vient.

 Les réseaux sociaux, un champ de bataille politique

Un tweet de François Hollande ou Donald Trump et le monde bascule. La toile est désormais un champ de bataille incontournable et gare à celui qui refuse de s’y engager ! Relayer sur Facebook, Twitter et Youtube, autant que possible en temps réel, les interviews, les éléments thématiques, les déclarations et la moindre intervention du candidat, fut un sacré défi à relever. Cinq semaines de mobilisation sur les réseaux, par une équipe d’une dizaine de « cybermilitants » tout juste formés, ont permis d’augmenter le nombre d’abonnés aux pages officielles Facebook et Twitter de Cheminade, respectivement de 60 % et de 105 %.

Des centaines de réactions sur ces réseaux nous ont convaincus de l’intérêt que porte la population aux questions de culture et d’éducation, mais aussi à l’exploration spatiale et au développement de l’Afrique. Les jeunes, qui reconnaissent volontiers que Cheminade est le seul candidat à vouloir aborder ces sujets, manifestent leur désir de garder le contact avec nous en vue d’une action après la présidentielle.

Certes, nous avons aussi vu défiler bien des « alors Jacques, les martiens vont voter pour toi ? » ou des « ça y est, Cheminade revient de la Lune ! », mais sur la toile où tout et n’importe quoi peut se dire et se contredire en une fraction de seconde, nous nous devions d’apporter une réflexion et des idées, en faisant le pari de l’intelligence. Et à dire vrai, nous n’avons pas été déçus !

 Une belle polémique avec les jeunes sur les jeux vidéo

Nos propres productions vidéo ont suscité de vives réactions dans le monde très connecté des jeunes « geeks ». Souvent attaqué pour sa position contre les jeux vidéo violents depuis 2012, Cheminade répond sous forme de vidéo au youtubeur Kirby 54 :

Je n’ai rien contre les jeux vidéos, mais contre l’ultra violence. Car ces jeux vidéos ont un impact très grand, un impact qui a été mesuré, notamment parce qu’ils ont été réalisés, à l’origine, pour désinhiber le désir de tuer des soldats américains, afin qu’ils tuent par réflexe et parce qu’ils entraînent une forte addiction.

Pour autant, Cheminade ne boude pas l’ensemble de ces jeux, s’ils sont éducateurs, « pour développer son esprit, sa curiosité, son intelligence ». Et de citer en exemple une autre série de jeux dont Civilization5, Horizon Zero Dawn ou des jeux sur la terraformation de Mars, déjà utilisés par un enseignant en SVT. Une vidéo qui a fait 53 000 vues avec une pluie de commentaires et de questions fusant d’emblée, avec son tumulte de « clic », « like », « lol », « mdr », « XD », etc., et des commentaires, tantôt rageurs tantôt positifs tel que : « Monsieur Cheminade, sachez qu’à travers vos idées et ce que vous représentez, vous vous êtes créé une base d’électeurs potentiels sur le forum 18-25 de jeuxvideo.com », ou encore :

Bravo pour cette vidéo, le dialogue c’est le plus important et je me félicite de l’attention que vous avez bien voulu porter aux réactions suscitées par vos prises de position et de parole.

Parmi les autres vidéos adressées aux jeunes, l’interview accordée à Minutebuzz sur facebook, vue par plus de 400 000 personnes, où Cheminade évoque les rappeurs IAm et Kerry James chantant :

Tout le monde le sait, c’est une évidence, vous êtes complètement soumis à la finance.

Et sur la planète rouge, symbole du futur, de ce qu’on ne connaît pas encore et qu’on doit prendre le risque d’aller voir (voir aussi ses vidéos pédagogiques et de mise au point sur le rôle de la musique et notamment de la chorale dans l’éducation : « Votre voix est précieuse » et sur l’exploration spatiale : « Retour sur Terre »).

 Des milliers de questionnaires

Infernal ! Chaque jour des tonnes de courrier. A quelques semaines du scrutin, sortis de l’anonymat, des centaines de questionnaires interpellent le candidat sur des sujets aussi variés que l’aide juridictionnelle, le combat des infirmières, les pensions des marins, l’avenir des taxis, l’espéranto ou le bien-être animal. Le candidat et ses conseillers s’efforcent de répondre au plus grand nombre dans les meilleurs délais. La plupart des réponses se retrouvent sur internet. Avec d’autres, c’est un rendez-vous qui s’impose. Agnès Farkas, sa représentante santé, ira manifester avec les membres de l’association des malades de Lyme, Le droit de guérir, devant le ministère de la Santé, tandis que les étudiants internes généralistes de l’ISNAR-IMG et les élèves sages-femmes sont reçus à la permanence du candidat pour une discussion sur l’avenir des professionnels de la santé et la fin des déserts médicaux en France.

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Samedi 15 avril, quatre représentants de « La Marche citoyenne des oubliés » rencontrent Jacques Cheminade.

Le samedi 15 avril, quatre représentants de « La marche citoyenne des oubliés » font halte au local de campagne de Cheminade à Clichy pour dialoguer longuement avec lui. Cette marche, organisée par des membres de l’Association des paralysés de France (APF), s’est déroulée de Nantes à Paris du 25 mars au 11 avril.

Les réponses du candidat seront publiées dans divers magazines ou sites spécialisés comme Doctissimo, France Alzheimer ou le Collectif francilien (soins palliatifs). La revue Le pharmacien de France titre sa réponse : « Le médicament n’est pas une marque de lessive » et souligne :

Plus connu pour sa volonté d’envoyer l’homme sur Mars que pour celle de réformer le système de santé, le candidat de Solidarité et Progrès a néanmoins des idées bien arrêtées sur l’officine.

 A la pointe du combat pour l’Outre-mer

Alors que les gros candidats et les médias tentent de maintenir la campagne hors-sol par des éléments de langage quotidiens, ils se voient soudain rattrapés par un principe de réalité : les Guyanais se soulèvent, excédés par des conditions de vie insoutenables.

Panique au gouvernement. Malaise au staff de Macron, qui se trouve alors à Mayotte et à La Réunion et, déjà, a du mal à convaincre par son langage de fonctionnaire. Après avoir comparé maladroitement l’agriculture (en réalité quasi inexistante) de La Réunion avec celle d’un département métropolitain, voilà qu’il prend la Guyane pour une île !

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Dans cette tourmente bureaucratique, Cheminade ouvre un horizon grâce à son projet pour les DROM-COM défendu sur Outre-Mer 1ère notamment, et sur Tropique FM et les radios locales par sa représentante Maëlle Mercier. Il y défend un nouveau pacte gagnant-gagnant avec la France, détaillant les moyens d’une véritable politique de développement sur place et une intégration économique régionale en coopération avec les pays émergents, pour vaincre le contrôle exercé par l’oligarchie locale des descendants de colons, la vie chère, le piège de la dépendance par l’importation, l’assistanat et le déni des identités régionales.

Mais ce sont surtout les militants mahorais qui feront connaître Jacques Cheminade sur le terrain. Ainsi Mari N. Assani et Hamada Salime, bientôt rejoints par d’autres, battront le pavé un mois durant à Mayotte, tractant, faisant du porte à porte, collant des affiches, intervenant dans les médias locaux et organisant des meetings de plein air sous une chaleur torride. Armés de notre projet, « Mayotte, transformer une cocotte-minute en île où il fait bon vivre », qui connaît un franc succès sur place, ils seront bientôt jalousés par des militants d’autres partis, car les problématiques de l’immigration massive depuis les îles voisines, dont les Comores, et des 80 % de Mahorais vivant sous le seuil de pauvreté, nécessitent une prise en charge spécifique d’urgence qu’aucun gouvernement n’a voulu assumer jusqu’à présent.

Jacques Cheminade témoignera également de son soutien au peuple guyanais, sur les réseaux sociaux mais aussi au Grand débat de BFM TV, où, dénonçant un gouvernement croyant acheter la paix sociale à coups de milliards, il cite Aimé Césaire :

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

Bien avant les autres, il avait écrit un plan de développement intégré, « Pour une autre vision de la Guyane française et pour sortir de la trop vieille enfance », défendant l’idée d’un « commissaire responsable de l’essor productif de la Guyane, issu du monde de l’entreprise sur place » et d’une « Banque de la Guyane, abondée par des fonds mixtes publics-privés, avec un conseil d’administration composé des forces vives du département », qui serait « le bras armé » de ce développement.

L’impératif de diffuser ces idées est plus que jamais d’actualité car rien n’est résolu, en Guyane comme ailleurs : reste donc à vous, lecteurs, de prendre exemple sur nos amis mahorais, d’ores et déjà repartis en campagne pour les législatives sur place.

 Remarqué pour son engagement pour l’Afrique et contre le franc CFA

Lors du débat sur BFM TV/CNews, Jacques Cheminade saisit une trop rare occasion offerte par les journalistes pour parler de l’international :

Si vous voulez vraiment lutter contre le terrorisme, leur déclare-t-il, il faut lutter à sa source. On est intervenu au Mali contre les djihadistes. J’ai soutenu cette intervention. Mais après, j’ai dit à des militaires, au général Desportes par exemple, qu’il fallait mobiliser notre génie civil, notre génie militaire pour mettre en eau le lac Figuibine et le lac Tchad. Si on ne le fait pas, si l’on ne met pas en place une politique de l’eau, une politique de développement, on ne fera rien. (...) Il faut arrêter la Françafrique, il faut arrêter le franc CFA, qui est un instrument de pillage, et faire une politique de développement mutuel avec les Africains en créant chez nous un ministère de la Coopération, de l’Intégration et du Co-développement.

Une position qu’il réitère tout au long de sa campagne en dénonçant par exemple la « terrible crise de la soif et de l’eau », affirmant, validé par le « Vrai-faux de l’info » d’Europe 1, qu’on « meurt en Somalie, au Kenya et au Yémen » et en citant dans l’émission « C à vous » sur France5, l’ancien président burkinabé Sankara, assassiné pour ses positions contre la dette. Les réactions, émues, sur les réseaux sociaux, ne se font pas attendre, notamment pour féliciter M. Cheminade pour son honnêteté sur le franc CFA.

Depuis, de nombreux citoyens d’origine africaine nous contactent pour rejoindre notre cause, après avoir constaté l’engagement concret, depuis plus de 30 ans, de Jacques Cheminade et de ses compagnons de route en faveur du développement de l’Afrique.

Retrouvez toutes les interventions et les vidéos de la campagnes sur le site Cheminade 2017.

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