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Sans effacements de dettes, un tsunami financier est inévitable

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Pour l’ancien économiste en chef de la BRI William White, des effacements de dette deviennent incontournables.
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A force de se taper la tête contre le mur, certains prévisionnistes finissent par découvrir que la migraine existe. Ces derniers jours et semaines, plusieurs économistes proches de la Banque des règlements internationaux (BRI) ont changé de registre dans leurs analyses de la crise systémique qui entraine tout le système financier mondial vers sa chute.

Rappelons d’abord que la BRI a joué un jeu trouble lors de la deuxième guerre mondiale. Plus récemment, via son bras, le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board, FSB), la BRI a été l’auteur de la nouvelle directive européenne (BRRD) permettant la confiscation de l’épargne et des dépôts des clients bancaires (bail-in) pour secourir des banques en difficulté…

Aujourd’hui, après le fiasco italien démontrant que cette politique n’est pas applicable, la panique gagne les esprits et pour « sauver » le système, certaines nouvelles solutions « non-orthodoxes » deviennent d’actualité.

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Prenons d’abord le discours de l’économiste espagnol Jaime Caruana, à l’heure actuel directeur général de la BRI, prononcé le 5 février à la London School of Economics. Après un tour d’horizon effrayé des risques posés à l’économie mondiale, Caruana, sans proposer de réelles alternatives, a mis en garde les responsables financiers et politiques :

La tentation peut consister à essayer de maintenir en vie des booms financiers, ou de prolonger leur existence. Or, cela restera des soins palliatifs jusqu’au moment où la dette sera ajustée et les vulnérabilités réduites.

Analyse en réalité assez proche de celle de l’économiste canadien William White, ancien économiste en chef de la BRI, aujourd’hui président du Comité d’examen des situations économiques et des problèmes de développement (Comité EDR) de l’OCDE à Paris.

« La situation est pire qu’en 2007. Nos munitions macro-économiques pour combattre tout revers sont presque épuisées » a déclaré William White au Daily Telegraph à la veille du Forum économique mondial de Davos.

La dette a continué de s’accumuler durant les huit dernières années. Elle a atteint des niveaux si élevés dans chaque région du monde qu’elle risque de déboucher sur des conséquences déplaisantes. (…) Il deviendra évident durant la prochaine récession qu’une grande partie de cette dette ne sera jamais remboursée. Ce sera très inconfortable pour des tas de gens qui pensent détenir des actifs valant quelque chose. (…) La seule question est de savoir si nous sommes en mesure de voir la réalité en face et de nous préparer à ce qui nous attend ou si nous gérerons la crise de façon désordonnée. Les effacements de dette [jubilé] remontent à 5000 ans, jusqu’au temps des Sumériens.

Selon Ambrose Evans-Pritchard, le chroniqueur conservateur du même journal britannique :

La prochaine tâche dont devront se saisir les autorités sera de gérer les effacements de dette donc de bouleverser ceux qui font partie des gagnants et des perdants dans la société sans provoquer de tempête politique. M. White a déclaré que les créditeurs de l’Europe sont les plus susceptibles de perdre une grande partie de leur argent. Les banques européennes ont déjà admis l’existence d’un trillion de dollars de crédits non-performants. Elles sont fortement exposées au marché émergent et ont très certainement refinancé des créances douteuses qui n’ont jamais été dévoilées.

Consolider les bonnes créances en les séparant des mauvaises qu’il faut faire mourir et séparer de façon stricte, avec un nouveau Glass-Steagall Act à l’échelle mondiale, les banques utiles à l’économie de celles qui ruinent notre société avec leurs spéculations ? C’est ce que réclament depuis longtemps l’homme politique Lyndon LaRouche aux États-Unis et Jacques Cheminade en France. C’est le moment de vous engager de leur coté.

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