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Espagne : le temps de la simple protestation est révolu

La rédaction
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Le vent de changement qui souffle depuis la Grèce a atteint l’Espagne le weekend dernier, alors que 300 000 personnes ont participé à la manifestation organisée par le nouveau parti Podemos, place Puerta del Sol à Madrid.

L’appel à manifester avait été lancé avant l’élection grecque, mais la vague d’optimisme provoquée par la victoire de Syriza le 25 janvier ne pouvait passer inaperçu.

Nous ne sommes pas ici pour protester, à déclaré l’un des principaux dirigeants de Podemos, Pablo Iglesia : « Nous sommes ici pour gagner ; et nous allons vaincre le Parti populaire dans les élections de 2015. »

La place Puerta del Sol, a fait remarquer Iglesias, est le lieu où la résistance contre les forces de Napoléon a commencé en 1808 ; et c’est là qu’a été proclamée la Seconde république en 1931. Le mouvement des « indignés » y a également fait ses premiers pas en 2011, en organisant une manifestation pour dénoncer le manque de légitimité du gouvernement en place.

Il a souligné que le nouveau gouvernement grec a fait plus en six jours pour la population que les gouvernements précédents sur plusieurs années. Ainsi, moins d’une semaine après son entrée en fonction, l’électricité a été restaurée (à titre gratuit) à quelques 300 000 foyers qui avaient été coupés. Les privatisations du port du Pirée, de la société nationale d’électricité et de 14 aéroports ont été suspendues, et les soins de santé publique ont été rétablis pour les citoyens dans le besoin. La nationalité grecque a été accordée à tous les enfants indépendamment de leur origine, et de nombreux enseignants ont été rembauchés. Les barricades entourant le Parlement ont été levées.

Le destin des Espagnols ne sera pas décidé en Grèce, a toutefois déclaré Iglesias, mais par ce qu’ils feront chez eux, en combattant la corruption, qu’il a définie par une situation où le 1 % des plus riches possède autant que les 70 % les plus pauvres. La corruption, a-t-il ajouté, c’est lorsque le recours au banques alimentaires par les plus pauvres augmente aussi vite que les ventes de voitures de luxe par les plus riches.

Les défenseurs de l’austérité totalitaire sont ceux qui sont en train de faire éclater l’Espagne en morceaux. (…) Les coupes et les politiques d’austérité ont divisé notre pays en deux : ceux qui en ont bénéficié, et ceux dont la situation est pire qu’avant.

Iglesias a mis de l’avant la réorganisation de la dette espagnole, tout en déclarant que cela doit être fait de manière « rigoureuse, honnête et responsable d’un point de vue financier ».

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