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Etats-Unis : cherche candidat...

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Hillary et Bill Clinton au mariage de Donald Trump en 2005.

Terrible décadence des Etats-Unis, c’est l’image que donnent tous les candidats à l’élection présidentielle.

Côté républicain, les Bush ont tenté, au départ, de revenir dans le jeu en promouvant la candidature de Jeb Bush, frère de W. Bush, et d’autres comme Ted Cruz et Marco Rubio, destinés à créer un semblant de choix démocratique. Une petite collection de va-t-en guerre. Ted Cruz, sénateur du Texas, a été conseiller de la campagne de George W. Bush, puis procureur général adjoint dans l’administration « Bush-Cheney ». Parmi ses conseillers, John Bolton, ancien ambassadeur de Bush à l’ONU et redoutable néoconservateur. Quant à Marco Rubio, sénateur de Floride, de grands noms du néo-conservatisme s’affichent à ses côtés : William Kristol, Eric Edelson (assistant de Dick Cheney), Robert Kagan, fondateur du Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC), ou encore l’ancien sénateur Joe Lieberman.

Trump pire que les « bushistes »

A leur grand dam, cependant, les « bushistes » ont été dépassés par pire qu’eux : Donald Trump, un bouffon provocateur au discours xénophobe qui, comme les fascistes à leur époque, connaît une ascension fulgurante, surfant sur le mécontentement d’une classe moyenne blanche déclassée, à laquelle il promet le retour d’une Amérique puissante. Ses meetings, où il demande à ses supporteurs de lui faire l’équivalent du salut nazi, sont devenus un terrain d’affrontement entre ses partisans et des milliers d’opposants. Trump est si caricatural que certains n’excluent pas qu’il soit un faux nez d’Hillary Clinton, pour faire perdre les Républicains...

C’est dans l’immobilier et les casinos que Trump a fait fortune. Exemple : Atlantic City, le « Las Vegas » de la côte ouest, avec son casino Taj Mahal acheté à Resorts International, un conglomérat soupçonné de liens avec la mafia. Outre la lutte contre l’immigration – il propose de construire un mur le long de la frontière mexicaine – son autre bouc-émissaire est la Chine, accusée d’être la cause de la déchéance américaine et contre qui il veut dresser un véritable mur commercial.

Les perspectives ne sont guère meilleures dans le camp des démocrates, même s’il faut noter avec intérêt le combat de Bernie Sanders contre Wall Street et pour rétablir la loi Glass-Steagall de Roosevelt (séparation stricte entre banques spéculatives et banques utiles), contre une Hillary Clinton totalement acquise à Wall Street.

Hillary aussi « faucon » que les Républicains

En politique étrangère, Mme Clinton est aussi « faucon » que les Républicains. On se rappelle sa joie en apprenant l’assassinat du colonel Kadhafi : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! Ha, ha ! » Nous savons désormais qu’au début de la campagne de bombardements, le contre-amiral (CR.) Charles Kubic, qui menait des négociations officieuses avec l’OTAN, avait été contacté par un représentant de Kadhafi afin de négocier son départ du pouvoir. Hillary Clinton a aussi favorisé la montée des Frères musulmans dans les Printemps arabes afin de redessiner la carte du Moyen-Orient.

Quant à Bernie Sanders, il se dit favorable à la diplomatie plutôt qu’à la guerre, mais lorsque ces thèmes s’invitent dans l’actualité, ses jugements sont autrement plus tranchés. Dans l’affaire ukrainienne, il a fermement condamné « les actions agressives de la Russie en Crimée et en Ukraine » et apporta son soutien au renforcement de l’OTAN. « Pour tempérer l’agression russe », le sénateur a même proposé de « geler les avoirs russes partout dans le monde »... Pour ce qui est de la Chine, s’il se bat utilement contre les traités de libre-échange, signés au détriment des peuples des deux côtés du Pacifique, il n’hésite pas à agiter l’épouvantail du Tibet et à menacer de sanctions ceux qui briseraient l’embargo militaire avec la Chine.

C’est pourquoi notre ami américain [Lyndon LaRouche-9073] et ses amis redoublent d’efforts pour obtenir que les Etats-Unis abandonnent la rhétorique guerrière de la géopolitique et se tournent au contraire vers la politique gagnant-gagnant des BRICS.

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